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BP, la primauté des actionnaires et la RSE


J'ai été surpris il y a quelques jours en lisant la chronique de Boyd Erman dans le Report on Business intitulée Shareholder value takes back seat in BP's Gulf mess.



Stéphane Rousseau
Stéphane Rousseau
Après avoir rappelé les déboires de BP, Erman fait valoir que la direction a décidé de mettre de côté les intérêts des actionnaires dans sa gestion de la crise du déversement dans le Golfe du Mexique :

By the strictest interpretation of the law of the corporate jungle, BP should be doing everything it can to dodge responsibility for the mess it has made of the Gulf of Mexico and to minimize the costs of the cleanup, all in the name of maximizing shareholder value. Though the list of things the oil giant has done wrong in the Gulf region is very long, BP hasn’t done that.

BP has waived the cap on cleanup liability, exposing itself voluntarily to massive costs to clean up the oil sloshing around the Gulf. The company says it has not fought a single claim for damages. And BP now appears open to cutting its cash dividend to preserve funds for dealing with the disaster.

In doing so, BP has acknowledged that a company’s single-minded focus on near-term shareholder value only goes so far. Mr. Hayward has instead focused on the idea of BP’s “stakeholders,” a much broader view of who matters to the company that he says encompasses the people of the Gulf Coast who are affected by the spill.

Such a stance is heresy according to the gospel of shareholder value that has dominated corporate governance for all of recent memory, wherein all things are secondary to ensuring that stockholders are protected and rewarded.

Qu'est-ce qui me surprend ? D'abord, la référence à la maximisation de la valeur à court terme en parlant de la norme de la primauté des actionnaires. Ensuite, le fait que Erman omette de mentionner que la piètre gestion des risques a fortement porté atteinte aux intérêts des actionnaires. Autrement dit, si BP avait cherché à maximiser la valeur des actionnaires à long terme, elle aurait géré ce risque de déversement en prenant les précautions qui s'imposaient.

Dans le cas présent, toutes les parties prenantes (stakeholders) perdent. Si BP avait suivi la norme de la primauté des actionnaires dans sa véritable signification, cela aurait également été bénéfique pour les stakeholders. Et inversement, agir de façon à protéger les stakeholders aurait servi les intérêts des actionnaires.

Stéphane Rousseau
Professeur à la Faculté de droit de l'Université de Montréal et titulaire de la Chaire en droit des affaires et du commerce international
droit-des-affaires.blogspot.com

Jeudi 24 Juin 2010
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