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Avec le nouveau Président américain, l’année va-t-elle être Rock’n Roll ? Let’s tweet again !


Après une année 2016 riche en rebondissements désagréables, qu’attendre de 2017 ?



Nous recensons les facteurs positifs et négatifs qui pourraient influencer les marchés. Le scénario central se traduit par une remontée graduelle des taux d’intérêts et une hausse raisonnable des indices actions. Dans ce contexte, nous avons relevé les objectifs des indices actions et nous surpondérons les actifs risqués (actions, obligations à haut rendement, obligations convertibles). A court terme, à l’approche de l’investiture de Donald Trump, les marchés actions devraient connaitre une pause ou un petit repli qui offriraient des opportunités d’achat.

Finalement, les marchés ont bien supporté les mauvaises surprises de 2016. Pour 2017, les risques ne manquent pas mais évoquons d’abord les facteurs positifs.

L’activité mondiale se maintient ou s’améliore. Le cycle de croissance américain devrait durer plus longtemps que prévu et le rythme d’expansion pourrait dépasser modestement les attentes grâce à un rebond de la confiance des ménages et des entreprises. L’impact des mesures de relance et de dé-réglementation des secteurs bancaire et énergétique ne jouera qu’en 2018. Mais l’allègement de la fiscalité promis par Donald Trump aura un effet plus rapide sur les ménages ou sur la rentabilité des entreprises. La croissance des résultats sera également majorée après les rachats d’actions dopés par les rapatriements des profits réalisés à l’étranger.

Le monde entier devrait profiter de la relative amélioration de la conjoncture américaine, y compris l’Europe où, là aussi, les résultats des entreprises vont enfin progresser en 2017. Enfin, la recapitalisation des banques italiennes nous semble bien engagée, ce qui allègera les craintes sur le secteur financier. En effet, de quel droit empêcher l’Italie de sauver ses banques alors que cela a été fait en Irlande, en Espagne ou au Royaume Uni ?

L’environnement monétaire évolue progressivement mais reste encore favorable. Les Banques Centrales des grands pays développés garderont une position conciliante pour les marchés. La remontée des taux longs américains ou allemands, si elle reste graduelle et limitée comme nous l’espérons, ne sera pas non plus un obstacle à la hausse des actions mais elle détournera davantage les investisseurs des produits obligataires. Ce contexte devrait favoriser la poursuite de la rotation sectorielle engagée depuis quelques mois sur les marchés actions.

Les inconnues sont tout aussi nombreuses à commencer par le programme économique de Donald Trump. Gare aux déceptions : pourra-t-il mettre en œuvre toutes les bonnes mesures (fiscalité, relance) et renoncera-t-il vraiment aux mauvaises ? (protectionnisme, immigration, isolationnisme) Et même si c’était le cas, il faudra surveiller que les salaires ou que le prix du pétrole ne dérapent pas trop. Sinon, l’inflation dépassera les limites fixées par la FED. Cela provoquerait une hausse, plus forte, des taux d’intérêt et du dollar ce qui finirait par handicaper la croissance et affecter la rentabilité des entreprises. Certes, ces risques ne sont pas négligeables mais ils ne nous semblent pas imminents.

Par ailleurs, en Europe, la résolution du Brexit, que les marchés ignorent pour l’instant, nous semble totalement hors de contrôle. Les élections aux Pays-Bas et en France constituent aussi des facteurs d’inquiétude et les marchés pourraient réagir négativement après des résultats défavorables le 15 mars en Hollande ou le 7 mai en France. Mais ils semblent s’habituer aux incertitudes électorales. Au vu du sang froid dont ils ont fait preuve après le référendum italien, il ne faut peut-être pas surestimer trop tôt les risques. D’ici là, le contexte politique nous semble assez neutre. Enfin, les risques présents dans les pays émergents (en Chine notamment) dépendent aussi du degré d’application du programme de Donald Trump.

Comme l’année 2016 l’a montré, le pire n’est jamais sûr. Nous retenons comme scénario central, un déroulement de toutes ces hypothèses favorables sans dérapage ni surchauffe immédiats, et sans crise politique majeure (au moins jusqu’à preuve du contraire).

Nous pensons que les investisseurs continueront d’abord à regarder les côtés positifs avant de se préoccuper des risques quand ceux-ci seront plus probables. Ceci devrait nous donner une progression des indices par vagues successives, ponctuées de pauses ou de petits replis. Prochaine étape : l’investiture de Donald Trump le 20 janvier et les premières mesures qu’il dévoilera…

Dans ce contexte, nos prévisions pour le 1er semestre et pour l’année ont été relevées d’environ 4%. Les indices actions offrent un potentiel d’appréciation annuel d’environ 8% (France Europe, Etats-Unis) et de 6% (Japon).

Sur les actions, nous augmenterons notre surpondération sur petit repli des indices. Le bon comportement des actions européennes nous amène à remonter la position à moyen terme à Surpondérer, au même titre que les actions américaines.

A court terme, nous surpondérons les actions américaines et européennes. Les actions émergentes devraient également profiter des tendances haussières mais elles nous semblent plus vulnérables aux déceptions. Nous préférons garder une position Neutre sur celles-ci.

Nous avons modifié nos opinions sectorielles en Europe comme suit. A court terme, nous relevons à Surpondérer le secteur Chimie et à Neutre le secteur Media. Nos préférences vont encore vers les secteurs financiers, les cycliques industrielles ou de consommation comme l’Automobile et les secteurs liés aux matières premières.

Nous conservons une position Neutre sur le dollar sans exclure une nouvelle poussée en direction de 1€/$ dans l’année.

Nous adoptons une position globale Sous pondérer sur les produits de taux, à court terme. En effet, les taux souverains devraient se tendre tout au long de l’année 2017 sans dépasser 3% aux Etats-Unis ou 0.75% en Allemagne. Nous sous-pondérons les emprunts d’Etat, dont les performances pourraient être négatives de 2 à 3% sur 1 an. En ce qui concerne les produits de taux européens, nous continuons à préférer ceux qui protègent de l’inflation et de la hausse des taux (emprunts indexés ou à taux variables.

Nous avons conservé notre recommandation sur les obligations émergentes à Neutre. Au sein des obligations privées, nous surpondérons les emprunts à haut rendement (Europe et Etats-Unis) qui offrent plus de protection face à une hausse des taux tant que la croissance économique se renforce. Nous avons relevé également les obligations convertibles de la zone euro à Surpondérer.

Achevé de rédiger le 6 janvier 20017
Vincent GUENZI
Directeur de la Stratégie d’Investissement
CHOLET DUPONT
cholet-dupont.fr

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