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Archéologie : des Celtes enterrés avec leur char


Sur une terrasse dominant l’Aisne, la nécropole se compose de onze sépultures sur environ 1 300m². Douze individus sont présents : six adultes, cinq enfants auxquels s’ajoute une personne incinérée. Les fosses sépulcrales sont orientées est-ouest. Les corps sont déposés allongés sur le dos, les bras le long du corps, le regard tourné vers le levant. Seul un individu en position fœtale, tête au sud, a le regard tourné vers le septentrion.



Archéologie : des Celtes enterrés avec leur char
La pratique de l’inhumation est ici majoritaire. La nécropole d’Attichy a été en usage vers 250 avant notre ère, une période charnière qui se caractérise habituellement par l’abandon de l’inhumation au profit de l’incinération. Ce changement de pratiques funéraires s’est opéré à un rythme différent selon les régions. La nécropole d’Attichy, avec un abandon plus tardif de l’inhumation, se rattache donc probablement au groupe culturel Aisne-Marne.

Le mobilier

Parures et accessoires vestimentaires accompagnent les défunts : bracelets, fibules, anneaux de ceintures, en bronze, fer ou lignite. Les hommes partent dans l’au-delà en guerriers avec leurs armes, épée ou lance. Des ustensiles de toilette, des outils (rasoir, paire de force, couteau) sont aussi présents. Des récipients céramiques, des dépôts de pièces de viande sont destinés à la consommation de mets ou de liquides. Différents statuts sociaux peuvent être perçus au travers du mobilier funéraire. Les rangs hiérarchiques les plus élevés de cette communauté s’expriment au travers de deux tombes à char et d’une tombe à enclos circulaire. Cette dernière est celle d’un jeune enfant.

Les tombes à char

À certaines périodes, les Celtes ont eu pour coutume d’inhumer leur aristocratie sur un char. Jusqu’à présent inviolées, les tombes à char d’Attichy appartiennent à deux hommes en armes. Entourés de céramiques, de morceaux de porc et de mouton, ces personnages reposent, entre les deux roues cerclées de fer, sur le châssis de leur char. Ceux-ci ne sont pas des véhicules d’apparat et leurs essieux portent parfois des traces de réfection. Dans une des tombes les mors des chevaux ont été déposés à plat dans une fosse. Un tertre de terre recouvrait probablement les sépultures, mais il n’en reste pas de trace aujourd’hui.

Une autre tombe à char, aujourd’hui disparue, avait été trouvée au cours du XIXe siècle à Attichy. Datées du IIIe siècle avant notre ère, les deux tombes aujourd’hui mises au jour sont plus récentes que celles de Vasseny et de Bussy-le-Long dans l’Aisne (Ve-IVe siècles avant notre ère), mais se rapprochent de celles découvertes à Roissy-en-France, lors de l’aménagement d’une partie de l’aéroport.

Sources : www.science.gouv.fr

Mardi 21 Juillet 2009
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