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Acquisitions et financements bancaires


Objectif Cash organisait un petit déjeuner consacré à la relation entre banquier et entreprise dans le cadre d'une acquisition. Publier un compte-rendu de l'intervention de David Brault serait redondant, puisque nos hôtes ont annoncé sa prochaine mise en ligne, et qu'il sera bien plus complet que ce que j'aurais pu écrire. Je préfère, comme à mon habitude, rebondir sur les points saillants de la présentation ou de la discussion.



Rémy Mahoudeaux
Rémy Mahoudeaux
Anticiper
Selon David Brault, la moitié des opérations d'acquisition se signeraient sans que le financement soit définitivement bouclé. Cette proportion très élevée me surprend beaucoup. Il va de soit que ce n'est pas satisfaisant.

Business plan
Quand bien même le banquier serait incapable de comprendre quoi que ce soit au métier de votre entreprise, il a besoin de raconter une suffisamment belle histoire à son comité de crédit pour vous obtenir ce financement. CEO et CFO ne sont que les souffleurs, mais ils doivent être convaincants.

Wait & sit
J'aime ce détournement d'une formule connue (2) qui s'applique – vous l'aurez deviné – aux banquiers, eux qui savent s'asseoir sur la tirelire et ne pas bouger d'un iota pendant longtemps, longtemps, beaucoup trop longtemps au gré des entreprises.

Le coût du crédit
Avec des spreads de taux qui augmentent, il convient d'être d'autant plus vigilant et exigeant sur la rentabilité attendue de l'opération d'investissement qui doit largement excéder le coût des ressources (dettes et fonds propres) utilisées pour la financer. Financer un investissement dont la rentabilité est insuffisante ne sert à rien, il vaut mieux s'abstenir d'investir, mais je n'ai rien fait d'autre que proférer une litote.

Stock deal vs. cash deal
Face à des banques qui prêtent moins et plus cher, qui exigent des co-financements en fonds propres ou des garanties, qui imposent des covenants léonins, l'échange de titres peut apparaître comme la solution de contournement des banquiers qui ne sont tout bien réfléchi que des empêcheurs de fusacquisitionner en rond. Une opération de vente réciproque du prédateur et de la proie est certes plus complexe, mais les actionnaires de la proie y trouvent une rentabilité patrimoniale a priori supérieure, même si ce patrimoine n'est pas forcément liquide et que le pouvoir de décision et de contrôle est dilué pour tous.

LBO, le retour ?
Que penser de cette annonce comme quoi l'activité des LBO se ranimerait ? Je n'en sais rien, sincèrement. Il y a des critères objectifs qui militent en faveur d'une telle résurrection , mais un prudent « wait and sit » témoignera de mon agnosticisme en la matière.

Merci à Objectif Cash pour son invitation, récurrente et conviviale !

(1) Objectif Cash - www.objective-cash.com
(2) Wait and see – littéralement Attendre et regarder

Rémy Mahoudeaux
Managing Director, RemSyx
Mail : boss(at)remsyx(dot)com
 
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Bonne lecture !

Vendredi 11 Mai 2012
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