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Acquérir pour bondir


Bpifrance Le Lab publie aujourd'hui l'étude "Acquérir pour bondir", Les entreprises françaises doivent davantage recourir à la croissance externe transformante !



Laurent Leloup
Laurent Leloup
Bpifrance Le Lab – laboratoire d’idées au service des PME et des ETI – publie aujourd’hui le second volet de l’étude « Acquérir pour bondir : la croissance externe au service de la transformation de l’entreprise ».
L'étude s’est intéressée aux fusions-acquisitions comme levier de transformation de l’entreprise. Ses résultats soulignent l’insuffisant recours à la croissance externe "transformante" alors que celle-ci peut donner lieu à des trajectoires de croissance exceptionnelle.

Bpifrance Le Lab s’est penché sur deux formes de croissance externe « transformantes » : l’acquisition agrégation (ou build-up) et l’acquisition-innovation :
- L’acquisition-agrégation est un mode de développement reposant à la fois sur la croissance interne et les acquisitions ciblées. Il permet à une PME ou à une start-up d’atteindre rapidement une taille critique et une position de marché significative.
- L’acquisition-innovation se rapporte, quant à elle, à l’acquisition d’entreprises innovantes (principalement start-up) par des grands groupes. Elle permet d’acquérir des ressources-clés (brevets, savoir-faire, portefeuille de clients…) pour rester compétitif sur un marché turbulent, pour renforcer la R&D interne ou encore pour pénétrer de nouveaux marchés porteurs.

Bpifrance Le Lab estime entre 300 et 500 le nombre d’opérations d’acquisition-agrégation (ou build-up) réalisées chaque année en France. Or, il faudrait cinq fois plus d’opérations d’acquisition-agrégation chaque année pour constituer le stock d’ETI manquantes (4 000 environ par rapport notamment à l’Allemagne) dans les 10 ans à venir.

Les entreprises françaises, et notamment les grandes, ne se positionnent pas suffisamment sur l’acquisition-innovation. Les raisons sont multiples : excessive prudence des directions financières, faible maturité en matière d’open innovation, culture encore très ancrée dans la R&D interne … Résultat : de belles pépites françaises passent sous pavillon étranger : Price Minister acquis par Rakuten, Aldebaran par Softbank, Messagraph par Twitter… Alors que les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) ont acquis 160 start-up au cours des trois dernières années, l’ensemble du SBF 120 en a acquis à peine 40 !

« Acquérir pour bondir » a pour objectif de sensibiliser les dirigeants de PME et de grands groupes sur le fait que la croissance externe peut être un précieux levier de croissance et d’accélération sur des marchés où la taille et le timing jouent un rôle déterminant et lever les freins à la croissance externe « transformante » qui tiennent principalement à :
- Réhabiliter les vertus de la croissance externe, trop souvent délaissée au profit de la croissance interne jugée « plus noble ».
- Combattre une certaine aversion au risque et privilégier une croissance dynamique d’acquisition qui nécessite souvent pour les PME d’ouvrir leur capital.
- Lutter contre l’idée reçue que la cession d’entreprise constitue un échec alors qu’elle peut-être au contraire le signe d’une véritable ambition et d’un nouveau départ pour le fondateur cédant et pour l’entreprise cédée.

Philippe Mutricy, Directeur de l’Evaluation, des Etudes et de la Prospective de Bpifrance déclare, « Notre conviction à l’issue de ce travail est qu’il n’y a pas assez d’acquisitions-innovations et pas assez d’acquisitions agrégations en France. Cessons de cultiver des forêts de bonsaïs et de sacraliser la R&D interne !
Encourageons les start-up et les PME à se regrouper pour mutualiser leurs ressources et leurs talents, afin d’avoir la taille critique pour investir, innover et s’internationaliser ! »

Pour aller plus loin téléchargez ci-dessous l’étude de 81 pages.

Acquérir pour bondir

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Mercredi 16 Septembre 2015
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1.Posté par Pierre PEYRET le 05/10/2015 17:45 | Alerter
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Votre article est intéressant et en tant qu’acteur dans le développement des entreprises et en particulier en matière de transmission de TPE ou PME/PMI je souhaite réagir.
En effet, il faut une stratégie comme vous le signalez, mais aussi … de l’argent et une bonne organisation !
C’est là à mon sens, où il y a à travailler avant de penser stratégie de développement.
La croissance externe n’est pas un sujet simple et dans tous les cas, ce n’est pas un sujet pour « amateur ». Car cela peut coûter très cher et faire perdre beaucoup de temps.
Je passerai rapidement sur les chercheurs de « pépites » ! il y en a en France, c’est sûr, comme ailleurs. Mais sachez mettre le prix comme savent le faire les Anglo-saxons ou les Asiatiques.
Je développerai en quelques mots 2 points :
1 – l’organisation
Avant de vouloir se développer, il faut déjà être organisé pour pouvoir le faire.
Je rencontre régulièrement des chefs d’entreprise qui sont occupés à 120 % et qui envisagent de faire de la croissance externe sans avoir prévu comment ils vont s’organiser ou comment les équipes existantes vont s’organiser.
Organisation veut aussi dire outils d’organisation et là aussi il y a du travail à faire en amont. Sans outil de pilotage, comment gérer, savoir ce que l’on peut améliorer. Il y a déjà suffisamment à faire dans un projet de croissance externe sans avoir à découvrir en même temps comment l’équipe actuelle devra s'organiser pour l’existant, mais aussi pour intégrer ou reprendre une cible.
Les premières semaines de reprise sont cruciales, il faut donc se préparer bien en amont.

2 - financement
Les entreprises françaises souffrent en général de fonds propres et les PME/PMI en particulier. Ce n’est pas nouveau ! et heureusement qu’il y a BPI !!
Vous évoquez les grands groupes qui n’osent pas, même en étant en capacité de le faire. Je dirai qu’aujourd’hui les grands groupes regardent et se développement à l’international pour toutes les raisons que nous connaissons tous.
Pour les autres sociétés, celles qui n’ont pas d’attractivité particulière pour diverses raisons, dont l’organisation et une stratégie évoquées ci-dessus, le financement n’est pas simple.
D’autant, qu’en général, les chefs d’entreprises ne savent pas comment présenter un projet attrayant à leur potentiel financeur et que la peur de la perte de contrôle, le partage du capital et du pouvoir sont des sujets très très sensibles. Il y a aussi le problème de la fiscalité, mais je ne développerai pas ce point.
Pour avoir un financement, il faut non seulement le souhaiter, mais aussi savoir comment le demander.
Pour l’avoir expérimenté de nombreuses fois, vous seriez surpris de ce que l’on peut faire et obtenir.
Pour terminer ce 2e point, je poserai cette question : « Etes-vous convaincu de la légitimité de votre demande quand vous demandez un financement de quelque nature que ce soit et avez-vous préparé vos arguments de manière réfléchie ».

En conclusion de mon commentaire, je dirai :
Oui, mille fois oui, la croissance et la création de valeur sont possibles en France comme à l’international : Préparez-vous plutôt 2 fois qu’une !
Pierre PEYRET, Gérant de COMITATUS société dédiée au développement des entreprises en France et en Asie du Sud-Est.

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