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Acheter bon marché ne garantit pas des profits plus élevés aux actionnaires


L’intégration post-fusion : un facteur clé de réussite. Selon une nouvelle étude du Mergers & Acquisitions Research Centre (MARC) de la Cass Business School*, contrairement aux attentes à court terme du marché, les organisations qui font l’acquisition de sociétés en difficulté doivent souvent batailler ferme pour dégager une plus-value à long terme sous la forme d’un rendement accru de l’investissement.



Laurent Leloup
Laurent Leloup
Cette étude, une des plus conséquentes du genre avec 12 000 rachats analysés sur 25 ans, conclut que l’intégration post-fusion est un facteur clé de réussite en cas d’acquisition de société en difficulté.

Tandis que les acquéreurs de sociétés insolvables ou en difficulté aux États-Unis peuvent profiter d’une plus-value dès le jour de l’annonce, il existe au Royaume-Uni un certain scepticisme quant à la valeur de l’acquisition d’actifs à risque. L’étude conclut également que si l’entreprise est insolvable et que le rachat est annoncé juste après une crise majeure, l’acquéreur comme l’entreprise acquise profitent de retours positifs à court terme.

Acheter bon marché ne garantit pas des profits plus élevés aux actionnaires
Selon le professeur Moeller : « Dans le contexte actuel, les acquisitions d’entreprises en difficulté sont fréquentes. Avec la forte insécurité sur les marchés et des valeurs boursières volatiles, il est très difficile de savoir si c’est le bon moment pour racheter une société en difficulté ou s’il est temps de chercher des associés plus solides. Dans le cadre de cette recherche, nous avons étudié l’acquisition de sociétés insolvables ou en difficulté, ainsi que les cycles économiques et l’activité de fusion-acquisition afin de donner une image plus claire de l’environnement actuel de ces opérations. »

Cette recherche révèle aussi qu’en 2008, les secteurs des télécommunications et de la vente au détail ont été des acquéreurs particulièrement actifs, avec plus de candidats au rachat que de sociétés en difficulté disponibles. Cela implique qu’ils achètent en dehors de leur secteur, s’imposant ainsi comme acquéreurs nets de sociétés en difficulté. Sur une période plus longue, les secteurs de la santé, des matières premières et des médias font également partie des acquéreurs nets de sociétés en difficulté. En 2008, les secteurs de l’immobilier et des médias comptaient en fait un plus grand nombre de sociétés en difficulté que d’acquéreurs.

L’équipe du MARC, dirigée par le professeur Scott Moeller, a mené cette étude détaillée en collaboration avec Allen & Overy, le Crédit Suisse, Deloitte et FT/Mergermarket.

MARC est le nouveau Mergers and Acquisitions Research Centre (centre de recherche sur les fusions-acquisitions) de Cass Business School. Jamais aucun centre rattaché à une grande école de commerce n’avait encore mené d’étude de pointe concernant les opérations de fusion-acquisition au niveau international. Alliant l’expertise de banquiers, d’avocats, de consultants, de comptables et d’autres acteurs clé du marché dans le domaine des fusions-acquisitions à l’excellence académique de Cass Business School, MARC offre un aperçu inédit du monde des affaires.

*The Good, the bad and the ugly: A guide to M&A in distressed times. Dr Maria Carapeto, Prof. Scott Moeller et Anna Faelten, Cass Business School, Londres, Mai 2008

Lien : www.cass.city.ac.uk

Laurent Leloup

Vendredi 24 Juillet 2009
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