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A moins de 10 mois de l'échéance, 86% des entreprises n'ont pas encore initié le projet de migration SEPA


Au 1er février 2014, les entreprises devront migrer leurs moyens de paiement à la norme SEPA (Single Euro Payment Area), sous peine de voir leurs virements et prélèvements aux formats nationaux rejetés.



Laurent Leloup
Laurent Leloup
Afin de comprendre les enjeux de cette norme pour les entreprises et l’état d’avancement de sa mise en place, BDO, 5ème réseau mondial d'audit et de conseil, a réalisé une enquête auprès de 200 Directions Comptables et Financières en France sur leur capacité à réussir la migration SEPA.

A moins de 10 mois de l’échéance, l'étude révèle que 86% des sociétés n’ont pas encore débuté le projet de migration et se considèrent d'ores et déjà en retard.

La norme SEPA est un protocole qui vise l'harmonisation des moyens de paiement sur le marché européen pour l'ensemble des acteurs économiques (consommateurs, entreprises, commerçants, associations et administrations). Toutes les entreprises sont concernées par le SEPA. Quelle que soit l'activité ou la taille, même si les opérations de l'entreprise sont effectuées uniquement dans son pays d'origine et qu'elle n'a pas d’activité à l'international.

L’impact de cette norme est d’autant plus élevé pour les sociétés émettant des prélèvements compte-tenu de la complexité de la migration. D'où la distinction dans cette étude en termes de degré d'exposition des entreprises à la norme SEPA. Un degré d’exposition qui se fonde sur les moyens de paiement utilisés et le niveau de complexité de la migration. Ainsi, 14% des sociétés (celles qui émettent des prélèvements) estiment être très fortement exposées à la norme SEPA et 67% des sociétés (celles qui payent par virement) sont exposées, mais de façon moins critique à la norme SEPA.

89% des sociétés "fortement exposées" n’ont pas lancé le projet SEPA

Les sociétés fortement exposées sont majoritairement constituées de petites entreprises et entreprises de taille intermédiaire ayant un chiffre d’affaires se situant entre 2 et 10 millions d’euros et dans le domaine du service.
89% des entreprises sondées n'ont pas encore lancé le projet SEPA. Parmi elles, plus de deux tiers (69%) s'estiment être en retard alors que le tiers restant (31%), plus optimiste, considère être dans les temps.
Enfin, 100% des sociétés dont le projet de migration est en cours se considèrent en avance.

85% des sociétés "exposées" n’ont pas lancé le projet SEPA

Les sociétés exposées sont majoritairement constituées de petites entreprises et entreprises de taille intermédiaire ayant un chiffre d’affaires inférieur à 2 millions d’euros et dans le domaine du service.
Parmi les entreprises sondées, 85% n'ont pas lancé le projet SEPA. 70% d'entre elles s'estiment être en retard alors que les 30% restants considèrent être dans les délais, voire en avance.
Parmi les sociétés ayant démarré le projet de migration (15%), une majorité se considère en retard (58%), les autres dans les temps (42%).

"La compréhension des impacts du SEPA est un élément fondamental qui permet aux entreprises de planifier le bon déroulement de leur migration et saisir les opportunités. Compte tenu des échéances et de la complexité de la migration, il nous semble urgent de démarrer ce projet dans les plus brefs délais, particulièrement pour les sociétés les plus fortement exposées. Une migration réussie passe avant tout par une bonne connaissance de l'ensemble des actions à mener, une véritable gouvernance autour de ce projet en impliquant davantage la plupart des services de l'entreprise, et un accompagnement des banques et des prestataires afin de pouvoir tenir les délais", souligne Eric Picarle, Associé BDO.

A partir du 1er février 2014, tous les transferts et toutes les instructions de prélèvement au sein de l'Union Européenne et de la zone économique européenne devront être en conformité avec la nouvelle norme en vigueur. Cette étape marquera la fin du mode actuel de gestion des paiements, en place depuis janvier 2008 pour préparer la migration SEPA. Bien que le changement fût important pour l'industrie bancaire, l'impact était quasi nul pour les entreprises et les consommateurs. Il sera nettement plus important au 1er février 2014 puisque toutes les transactions entre membres de l'Union Européenne, soit environ 90% des transactions en Europe, seront désormais effectuées au format SEPA...

LE SEPA IMPLIQUE......

Des changements techniques et informatiques
• Modification de formats de fichiers
• Passage des normes CFONB (format fixe) à des fichiers ISO 20022 XML (format variable)
• Utilisation de l’IBAN et du BIC à la place du RIB
• Mise à disposition dans les logiciels une zone de libellé de 140 caractères (contre 31 en France) afin d’aider à l’imputation automatique des sommes créditées ou débitées
• Modifications complémentaires à prévoir pour les sociétés émettant des prélèvements (ajouts et suivi de l’évolution des données)
• Evolutions de tous les traitements informatiques pour les encaissements et décaissements avec modifications de la base Tiers
• Des tests en interne et avec le banquier sont à prévoir avant toute mise en production.

Et des changements structurels

Au-delà d’une mise à niveau de l’outil informatique, le passage à la norme SEPA implique de manière plus ou moins significative les services suivants des entreprises : la comptabilité, la trésorerie, le contentieux, le juridique, le commercial, le RH, l'informatique.

....MAIS OFFRE AUSSI DES AVANTAGES ET OPPORTUNITES

Le SEPA facilite :
• Les opérations d’achat ou de vente à l’étranger,
• La baisse des coûts liés aux moyens de paiement grâce à la mise en concurrence des banques dans la zone SEPA,
• L’harmonisation des conditions de règlements,
• L’automatisation des rapprochements bancaires
• La suppression des frais transfrontalières

Et offre la possibilité :
• D’améliorer les processus internes qui vont être revus pour gagner en productivité,
• De centraliser les flux à l’échelle européenne
• D’optimiser la chaîne facture / paiement (notamment avec la dématérialisation)
• D’optimiser la fonction Trésorerie

Méthodologie
L’étude a été réalisée par BDO auprès de 200 Directions Financières de Mars à Avril 2013 sur la base des questionnaires d’auto-évaluation.
Le panel des entreprises est concentré sur les petites entreprises (23%) et entreprises de taille intermédiaire (47%) ayant un chiffre d'affaires inférieur à 2 millions d'euros (89%) et dans le domaine du service (56%).

Note
BDO France SAS est membre de BDO International Limited, société de droit anglais (company limited by guarantee), et fait partie du réseau international de sociétés membres indépendantes BDO.
BDO est la marque utilisée pour désigner le réseau BDO et chacune de ses sociétés membres.
Le chiffre d’affaires global des sociétés membres de BDO s’élève à 6 milliards de dollars en 2012. Le réseau international compte plus de 1200 bureaux dans 135 pays et plus de 55 000 collaborateurs qui fournissent des services d’audit et de conseil à travers le monde.


NDLR : si vous souhaitez plus d'infos sur le SEPA, inscrivez-vous au SEPA Day sur :
www.sepa-day.eu

Laurent Leloup

Vendredi 30 Août 2013
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