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93% des Allemands sont opposés aux « Euro-obligations »


Sondage sur le site « Börsennews.de » : 93% des Allemands sont opposés aux « Euro-obligations ». Avec un « oui » de Berlin à des obligations d'État communes à la zone euro, les partis politiques représentés au Bundestag subiraient une perte électorale agrégée de 27%.



Euro-Obligations: Un récent sondage mené par un important site internet allemand d'informations financières - boersennews.de (360 000 visiteurs uniques - mai 2011) - montre que 93% des 1479 professionnels de la finance ayant répondus à ce dernier sont opposés à l'introduction d'obligations européennes communes (Euro-obligations). 30% d'entre eux estiment que l'Allemagne n'est pas tenue de payer pour les mauvaises politiques fiscales des autres pays, ce qui serait le cas avec l'introduction des euro-obligations. Les contribuables allemands devraient débourser entre 25 et 47 milliards d'euros supplémentaires par an en intérêts pour le refinancement de leur crédit. De plus, ils auraient une part de responsabilités dans les dettes des autres pays! Par exemple, dans le cas d'un défaut de paiement de la Grèce, les contribuables allemands devront prendre une partie de sa dette en charge, - et ce, dans un pays où, des mois durant, s'est négocié cinq euros supplémentaires pour les bénéficiaires d'allocations de chômage.

Résultats du sondage: 93% des répondants sont contre les euro-obligations

Depuis un sondage similaire mené par boersennews.de en 2010 où 90% des participants s'était déjà prononcés contre les euro-obligations, l'attitude des allemands ne s'est que confirmée. Il ne serait donc pas étonnant de voir les allemands descendre dans la rue si leur gouvernement venait à accepter l'introduction d´euro-obligations. Les Verts ainsi que le SPD se sont déjà prononcés en leur faveur. Seul le FDP s'est jusqu'à présent clairement exprimé contre l'introduction d'euro-obligations et a été jusqu'à menacer de quitter le gouvernement fédéral si la Chancelière CDU Angela Merkel répondaient aux exigences de Bruxelles. L'enquête menée par boersennews.de a apporté d'autres résultats intéressants. 22% des personnes ayant répondus au sondage ont déclaré que l'Allemagne n'avait pas pour rôle de payer pour les mauvaises politiques fiscales des autres pays. Si le CDU venait à accepter l'introduction des euro-obligations, la coalition gouvernementale pourrait subir une perte électorale de 17%. Dans l'opposition, le SPD perdrait 6% de ses partisans, alors que les Verts perdraient seulement 2% de leur électorat, tout comme « Die Linke ». Une chose est sure : si le SPD et les Verts étaient au gouvernement fédéral, les Allemands seraient fiscalement saigné à blanc comme ils ne l'ont plus été depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Contexte des euro-obligations

Les bonds d'état sont des obligations vendues par un gouvernement à des investisseurs avec notamment pour objectif de percevoir de nouvelles recettes fiscales. Avec ces fonds supplémentaires, ce dernier peut par exemple répondre à la demande sociale ou moderniser son réseau routier. L'Allemagne reçoit de cette manière quelques € 250 milliards. Un point vital de la politique fiscale d'un pays est d'assurer sa saine gestion afin de payer le moins d'intérêts possible à ces créanciers. A titre d' exemple, les taux des bonds allemands sur dix ans sont actuellement de 2,6%. Ces Intérêts sont payés aux investisseurs privés ou institutionnels. Le cas grec, ou même celui de l'Espagne, sont très différents de celui de l'Allemagne : afin d'attirer les investisseurs, les taux d´intérêts pour ces derniers sont plus élevés (jusqu'à 16%), ce qui a pour effet de considérablement augmenter le prix des emprunts de ces pays menant une politique fiscale peu sérieuse. Maintenant, certains politiques laisseraient l'Allemagne payer des intérêts plus élevés en acceptant l'introduction des euros-obligations. Ce qui aurait pour conséquence que les pays payeraient, indifféremment de leur politique fiscale menées, des taux d'intérêts similaires. Le problème est que, dans le cas l'Allemagne, elle devra payer ses intérêts avec des taux à hauteur de 4,9%, soit deux fois plus qu'aujourd'hui!

börsennews.de

Vendredi 16 Septembre 2011
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