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2050 l’Odyssée du Développement Durable


Selon la communauté scientifique internationale, 2050 sera l’année de tous les périls et de toutes les menaces. Une fois n’est pas coutume cette date fatidique n’est pas, contrairement aux précédentes annonces d’une fin du monde improbable, à l’instar du 22 décembre 2012, l’expression d’une croyance religieuse, d’une prédiction astrologique, ni celle d’une peur millénariste, encore moins d’un coup médiatique, d’un happening, ou d’un concept marketing.



Constant Calvo
Constant Calvo
Raison de plus pour qu’elle suscite notre crainte et qu’on la prenne très au sérieux.

2050 est tout sauf un scénario catastrophe, c’est un fil rouge, une date symbolique, tout autant qu’une alerte raisonnable et raisonnée faisant appel à l’intelligence et au cœur. Mais c’est d’abord et surtout la résultante de l’état des lieux de notre planète. Nous vivons suspendus à la menace d’une extinction massive de la vie sur terre, non pas provoquée par des éléments extérieurs ou quelque cataclysme naturel, mais par l’intelligence humaine et les capacités de destruction qu’elle a inventées. Les scientifiques l’ont nommée « anthropocène ».

Outre les scientifiques, les ONG environnementales, leurs cohortes de militants et de sympathisants, ainsi que des centaines de milliers de citoyens engagés issus de tous les horizons socio-culturels, des visionnaires, des avant-gardistes, des médias numériques alternatifs et solidaires, des personnes averties, et des altermondialistes disséminés à travers le monde s’activent sur le web et les réseaux sociaux, et n’ont de cesse d’alerter les États, les organisations publiques et privées, et le grand public, afin de faire prendre conscience de la réalité et véracité de la mise en garde des scientifiques, et de préparer l’après 2050.

Trente sept années nous séparent de cette échéance, car c’est bien de cela dont il s’agit. C’est beaucoup, mais est-ce bien assez ? Rien n’est moins sûr. 2050 est déjà là, tout près de nous. Ne pas subir, mais agir. Trente sept années afin d’inverser le cours des choses et des évènements. Pour paraphraser l’astrophysicien Hubert Reeves rencontré lors d’une table ronde organisée par la sympathique équipe de SustainAtwork lors de la « Fête des Communautés du Développement Durable » qui s’est déroulée à Paris le 6 Avril 2012, qui met aujourd’hui sa notoriété et son autorité scientifique au service de la préservation de la biodiversité qui se trouve selon ses dires au bord de l’effondrement, l’attitude qui s’offre à nous n’est pas de pencher vers l’optimisme ou le pessimisme, car nous ignorons si nous réussirons le pari fou de sauver la planète et l’humanité, mais celle de tout mettre en œuvre et de se battre afin que 2050 ne soit pas la fin du monde mais seulement la fin d’un monde.

Car, des stratégies de survie ont d’ores et déjà commencé à se mettre en place. La question de savoir comment nous serons capables de nourrir 9 milliards d’êtres humains à l’horizon 2050, alors même que 1 individu sur 7, soit au total 1 milliard d’âmes, souffre aujourd’hui de faim chronique, est au cœur des interrogations, elle hante les chercheurs et les spécialistes que sont entre autres les biologistes, les agronomes ou les économistes, d’autant que les conséquences du réchauffement climatique devraient être encore plus virulentes.

La « Global Campaign for Climate Action » (GCCA), par exemple, est une alliance mondiale regroupant près de 250 ONG. Elle a été formée pour influer sur le traité climatique international à « l’United Nations Climate Change Conference » qui s’est tenue à Copenhague au Danemark en Décembre 2009. Son nom public est «tck tck tck», soit la sourde menace d’une bombe à retardement – une onomatopée – symbole censé communiquer la peur, la panique, et le sentiment d’urgence.

Le Rapport Tendances Mondiales en 2030 (Global Trends 2030 : Alternative Worlds a publication of the National Intelligence Council) esquisse les tendances fortes qui vont façonner la sécurité des relations internationales au cours des deux prochaines décennies. Il indique notamment que la demande de nourriture, d’eau et d’énergie va respectivement croître d’environ 35, 40 et 50%, en raison de l’augmentation de la population mondiale et les habitudes de consommation d’une classe moyenne en pleine expansion dans de nombreuses régions du monde, en particulier l’Inde, la Chine, le Brésil, et la Russie, et précise que « le changement climatique va aggraver les perspectives de la disponibilité de ces ressources vitales ».

Pour Greenpeace qui a publié en décembre de l’année dernière un web documentaire intitulé « voyage vers la Transition Énergétique », 2012 aura été une année qui a multiplié les signaux d’alarme et les indices patents qui nous montrent qu’il « faut sortir de notre dépendance au pétrole, aux combustibles fossiles et au nucléaire ». Selon l’ONG environnementale, la dégradation de la nature et des écosystèmes n’est pas une fatalité, des solutions existent, elle nous en apporte la preuve de manière explicite et pédagogique : énergies renouvelables, sobriété et efficacité énergique, lutte contre les gaspillages, nouveau modèle économique.

Pour Tony Cortese président honoraire de « Second Nature » ONG américaine qu’il a créée en 1993, il ne fait pas de doute (« Visions de la durabilité en 2050 » – « Visions of Sustainability in 2050 »), que d’ici là l’humanité aura pris conscience que les progrès sociaux, économiques et de santé sont dépendants d’une biosphère en bonne santé ; que la population mondiale se sera stabilisée ; et que les marchés financiers se seront alignés sur les systèmes naturels, économiques et sociaux pour le bien commun et la durabilité.

Mais les choses ne sont pas aussi simples qu’elles n’y paraissent, car l’avènement d’un monde nouveau, durable et soutenable, est subordonné à l’émergence d’une génération de décideurs et de leaders responsables. Dans un entretien accordé à l’Institut INSPIRE (Initiative pour la Promotion d’une Industrie Réconciliée avec l’Écologie et la Société) Tony Cortese déclare : « L’enseignement supérieur est le seul secteur séculaire de notre société, conçu avec une vision à long terme et une capacité à fournir la connaissance et les compétences nécessaires à toutes les professions dont les entreprises et gouvernements d’aujourd’hui et de demain auront besoin à grande échelle. Les défis de notre temps offrent à l’éducation supérieure une opportunité sans précédent de démontrer son rôle crucial et de plus en plus important. »

Et l’Institut INSPIRE de faire cette pertinente, et amère, sinon ironique réflexion : « Cependant, pour que l’humanité se retrouve à ce stade d’ici à 2050, il faut que la génération qui arrive aux commandes de la société décide de passer à l’action, et que les générations qui suivent fassent de même, sachant que les jeunes diplômés de 2050… ne sont pas encore nés aujourd’hui ! »

Au secours ! Génération durable et responsable, on a besoin de vous !

Constant Calvo, Directeur associé ADHERE RH
http://blog.adhere-rh.com

Vendredi 18 Janvier 2013
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