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iPad, LE terminal BI ou simple miroir aux alouettes ?


Rush des éditeurs BI sur l’iPad, mais à quoi bon…




iPad, LE terminal BI ou simple miroir aux alouettes ?
Les éditeurs se précipitent sur le dernier joujou de Steve Jobs. Il s’agit de profiter de l’événement de comm. mondial que seul un Apple peut générer et coller à la roue de l’inventeur du Mac pour profiter des miettes de l’événement et en profiter pour pousser des nouveaux produits innovant.

Dernier en date, Qliktech qui vient de lancer une version pour l’iPad de son QlikView. Logique: Après une version iPhone, puis Android, Qliktech suit toutes les modes. Son logiciel iPad exploite les capacités tactiles de la tablette pour « pincer », faire glisser les données. De même, les gadgets visuels de l’iPhone/l’iPad sont largement exploités, avec le mode Coverflow notamment.

Prelytis, Microstrategy, et surtout RoamBI qui semble le plus avancé ont aussi fait des annonces (plus ou moins ambitieuses) pour l’iPad. On peut donc penser que quand ces offres seront toutes effectivement disponibles on disposera d’outils performants pour ne pas dire uniques pour consulter et naviguer dans les données décisionnelles. Reste à voir quelles pourront être les utilisations de cette tablette à pomme dans des entreprises actuellement pour le moins sceptiques…

Les logiciels de reporting, d’analyse et les tableaux de bord déboulent de toutes parts

Dans cette course à l’iPad, Prelytis avait pris de vitesse Qliktech en lançant une déclinaison iPad de son offre, tout comme ça avait été le cas pour Android. Il faut reconnaître que c’est plus simple pour le français de proposer ses tableaux de bords sur de nouveaux terminaux puisqu’il s’appuie sur une architecture Web client léger alors que Qliktech s’échine à développer des clients spécifiques pour chacun de ces terminaux.
Autre éditeur bien placé dans cette course à l’iPad, RoamBI. L’évangéliste star de SAP BusinessObjects Timo Elliott a rédigé un long billet sur l’offre RoamBI sur l’iPad sur son blog.
Peut-être plus ambitieuse la proposition de MicroStrategy : Là encore Microstrategy veut être présent sur iPhone, et l’éditeur a choisi de proposer un framework de développement de rapports, dashboards et graphes interactifs pour terminaux mobiles, dont la fameuse planchette électronique pyrogravée à la pomme mais aussi pour iPhone, BlackBerry, et aussi Amazon Kindle DX.

Admettons la tablette. Mais alors quelles utilisations ?

Outre l’annonce de son framework, Microstrategy s’est livré à un difficile exercice : réfléchir aux utilisations de son logiciel sur la tablette. Et de fournir maint exemple d’utilisation de ces outils : le visiteur médical avec ses inventaires, ses ventes, le chef d’atelier avec ses données d’inventaire et ses indicateurs de production, le chef des ventes avec les performances de ses commerciaux et ses objectifs à atteindre, etc. etc. etc.
Car le problème est bien là : que va-t-on faire de ces applications décisionnelles portables. Enfin semi portables car l’iPad, c’est plus encombrant qu’un iPhone, c’est plus lourd aussi. A la différence du smartphone on ne pourra pas l’avoir toujours sur soi. D’ailleurs les actuels utilisateurs de Tablet PC ne veulent pas entendre parler de cet iPad pourtant beaucoup moins cher que leurs terminaux actuels. Dans sa forme actuelle l’iPad ne remplacera pas les PDA durcis utilisés en ateliers, en logistique car… il n’est pas durçi. Critère rédhibitoire pour les services d’urgences type pompiers et SAMU pour qui l’absence de port USB va les empêcher de connecter la tablette à leurs équipements médicaux. Pour eux comme d’autre professions, je pense notamment aux géomètres, l’absence d’application métier reste bloquante pour l’instant. Car si les applications décisionnelles déboulent, ce n’est pas encore le cas des applications métiers.

L’atout maître d’Apple : ses utilisateurs

Restent donc les cols blancs. Commerciaux, visiteurs médicaux pourront certes faire défiler des présentations multimédia sur leur iPad devant leurs prospects médusés. Est-ce que ce sera suffisant, notamment quand il leur faudra saisir leurs commandes sans clavier ? L’avenir nous le dira. HP et quelques autres se sont bien cassé les dents sur ce marché potentiel il y a quelques années, mais c’était sans la valeur ajoutée par Apple dans ses produits : le Hype.

C’est vrai que deux experts devisant sur des courbes délivrées sur unetablette et s’avançant dans un couloir face caméra, ça semble plutôt cool. Les DSI vont-ils offrir à leur comex et chefs de service ce joli jouet pour leur permettre de frimer dans les couloirs ? Pas sûr. Déjà que leur iPhone perso doit cohabiter dans les poches de leur Hugo Boss avec le Blackberry corp, alors un iPad… Et pourtant elle est bien là la clef du succès de l’iPad dans l’entreprise : que les cadres l’imposent d’eux mêmes à leur DSI en apportant leur propre machine. Tout comme c’est en train de se passer pour l’iPhone. l’iPad, nouveau gadget statutaire du cadre moderne après le Radiocom dans la voiture de fonction, l’ordinateur portable puis le BlackBerry et enfin l’iPhone ?

Reste à voir ce qu’il restera de cet iPad une fois le nuage du buzz dissipé.

Le grand BI
L'actualité satirique de la Business Intelligence et de l'analytique
www.legrandbi.com

Jeudi 29 Avril 2010
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