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bfinance publie les conclusions d'une enquête sur le capital investissement


Réaliser ses objectifs de performance en Private Equity nécessite de bien sélectionner sa stratégie d’investissement, selon bfinance.




Dans une nouvelle enquête consacrée au capital investissement, le cabinet de conseil en services financiers bfinance pointe les divergences entre les objectifs de performance assignés par les investisseurs institutionnels à la classe d’actifs et la performance réelle des investissements en portefeuille. Pour les 41 répondants à l’enquête, le private equity constitue une source de rendement indispensable à la performance du portefeuille. Toutefois, l’expérience des institutionnels varie fortement selon les stratégies d’investissements considérées. Dernièrement, les fonds de pension ont ajusté à la baisse leurs objectifs de performance relatives à l’ensemble des stratégies de capital investissement, qui sont confrontées à un montant élevé d’engagements non investis, des périodes de détention plus longues du fait de tensions sur les financements et une forte concurrence entre les investisseurs pour participer aux projets. L’enquête révèle des différences notables entre les objectifs et la réalité des performances générées par les différentes stratégies de private equity. Seuls les fonds spécialisés sur la dette, dont les performances passées sont alignées avec les attentes futures, font exception. Ces fonds présentent aujourd’hui des perspectives de performance ajustées du risque supérieures à celles des autres stratégies de private equity.

Principales conclusions de la troisième édition de l’enquête Private Equity de bfinance :
- 93 % des investisseurs institutionnels ont pour leurs investissements en private equity un objectif de performance (net IRR) supérieur à 10 %. La moitié seulement des fonds lancés depuis 1980 ont généré un tel rendement

Les attentes et la réalité divergent selon la stratégie d’investissement considérée :
- Les investisseurs institutionnels fixent à leurs fonds de private equity spécialisés sur la dette des objectifs sensiblement en ligne avec les performances observées dans le cadre d’anciens partenariats : 74 % des investisseurs anticipent un rendement supérieur à 10 % et 70 % des investisseurs ont déjà enregistré cette performance
- La différence entre les attentes et la réalité est la plus marquée sur les fonds de capital venture : 87 % des investisseurs espèrent un rendement de 10 %, que seuls 44 % ont enregistré sur leurs investissements précédents dans la stratégie
- Les stratégies de buyout continuent d’être attractives, même si les investisseurs ont réduit leurs attentes. 89 % des investisseurs souhaitent que leurs investissements en buyout rapportent un IRR net supérieur à 10 % et 73 % des investisseurs ont déjà eu cette performance dans le passé
- Les fonds de situations spéciales attirent l’attention en cette période de volatilité de marché élevée. 97 % des investisseurs s’attendent à ce que cette stratégie génère un rendement supérieur à 10 %. Toutefois, cette stratégie présente un risque en matière de sélection de gérant significatif, comme l’atteste le fait que 24 % des répondants seulement ont enregistré une performance supérieure à 10 % avec leurs fonds de situations spéciales.

L’enquête s’est également concentrée sur la manière dont les institutionnels abordent le capital investissement en tant que classe d’actifs :
- Pour mesurer la performance de leurs fonds de capital investissement, 73 % des institutionnels optent pour une comparaison avec des groupes de gérants et de fonds suivant la même stratégie et / ou lancés la même année, sur la base d’indicateurs comme l’IRR net ou les multiples de cash. 56 % des investisseurs soulignent qu’ils considèrent le Private Equity comme une classe d’actifs à performance absolue
- 88 % des investisseurs classent l’amélioration de la performance globale du portefeuille en première ou deuxième raison d’investir en private equity
- Bien que 54 % des institutionnels disposent d’un programme pour construire graduellement leur exposition à la classe d’actifs, seuls 20 % suivent une stratégie sur-mesure, qui ajuste de manière dynamique les nouveaux partenariats afin de maintenir la cible de diversification du portefeuille au niveau des sous-jacents. Ce dernier chiffre passe toutefois à 35 % lorsque l’on considère uniquement la population de répondants disposant d’un actif sous gestion supérieur à 5 milliards de dollars
- La notoriété du gérant et la qualité de la base d’investisseurs ressortent comme les deux critères privilégiés par les institutionnels pour opérer leur sélection d’un gérant de fonds de capital investissement. Ces critères sont respectivement cités par 56 % et 59 % des investisseurs parmi les trois principaux critères de sélection d’un investissement
- 46 % seulement des institutionnels procèdent à des vérifications additionnelles en supplément des éléments de reporting transmis par leurs gérants. Ce chiffre chute même à 33 % chez les investisseurs dont l’encours est inférieur à 5 milliards de dollars
- Pour gérer les risques et la liquidité de leurs investissements en private equity, une majorité d’institutionnels (56 %) s’attache à diversifier leur portefeuille en juxtaposant les stratégies et les millésimes des fonds. Les approches sont toutefois substantiellement différentes entre les grands et les petits investisseurs. 45% des investisseurs gérant plus de 5 milliards de dollars préfèrent ajuster de manière dynamique leurs nouveaux engagements ou investir de manière opportuniste pour maintenir leur cible en termes de diversification. Cela se compare à 71 % des investisseurs gérant moins de 5 milliards qui suivent une approche buy and hold
- Seulement 7 % des investisseurs investissent sur le marché secondaire ou co-investissent en dehors de leurs engagements dans des fonds
- 90 % des institutionnels estiment que la création d’un portefeuille sur-mesure constitue une étape logique pour améliorer la transparence, le contrôle de l’investissement et les termes des partenariats. Ils estiment avoir une expertise suffisante pour investir directement : seulement 10 % des plus petits institutionnels et 30 % des plus grands reconnaissent l’importance du conseil et de l’assistance d’une tierce partie dans le monitoring de leur portefeuille.

Pour Emmanuel Léchère, Responsable du Market Intelligence Group de bfinance, « le private equity a clairement un rôle majeur à jouer pour améliorer la performance globale des portefeuilles institutionnels, mais pour que les attentes soient au rendez-vous, les investisseurs doivent privilégier une approche plus dynamique qu’opportuniste, qui met l’accent sur une sélection de gérant, un monitoring et une négociation des termes des partenariats très rigoureux »

Lorenzo Rossi, Responsable des investissements non-cotés chez bfinance, ajoute : « Cette enquête souligne le fait que les investisseurs doivent investir de manière active en private equity, plutôt que se limiter à allouer une partie de leur portefeuille. Les performances moyennes de la classe d’actifs ne justifient souvent pas son illiquidité et, trop souvent, les performances nettes de frais se révèlent inférieures aux attentes. En conséquence, les investisseurs doivent s’appliquer à sélectionner les bons gérants capables de générer des performances absolues supérieures. Parmi ceux-ci, les institutionnels doivent privilégier les gérants démontrant le mieux leur engagement à extraire de la valeur pour leurs investisseurs plutôt que pour eux-mêmes »

A propos de l’enquête :
La troisième édition de l’enquête Private equity de bfinance a été menée auprès de 41 investisseurs institutionnels, majoritairement des fonds de pension (61 %), ainsi que des fonds de dotation, des family offices, des compagnies d’assurance et des gérants de fonds de fonds de private equity. La majorité des répondants sont originaires d’Europe continentale et du Royaume-Uni (53 %) et d’Amérique du Nord (27 %).

A propos de bfinance :
bfinance est un cabinet de conseil international spécialisé en opérations financières, qui couvre l’Europe, l’Amérique du Nord et le Moyen-Orient à partir de ses bureaux de Paris, Londres, Munich, Milan, Amsterdam, Montréal, Toronto et Dubai. bfinance intervient auprès des directions financières de grandes entreprises et des investisseurs institutionnels pour les accompagner dans leurs problématiques de gestion de trésorerie, de dette, d’allocation d’actifs et de sélections de gestionnaires.

Plus d’informations sont disponibles sur le site www.bfinance.com

Jeudi 15 Décembre 2011
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