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Yahya El Mir PDG de SQLI


«Notre marge a été affectée par un problème ponctuel d’organisation»




Au titre du 1er semestre votre chiffre d’affaires progresse de 44% à 80,3 millions d’euros quels ont été les leviers de cette croissance ?

Yahya El Mir
Yahya El Mir
Nous avons profité de deux leviers. Nous avons eu une croissance organique forte, de l’ordre de 15%, soit près de 2,5 fois la croissance du marché des services informatiques. A cela est venu s’ajouter les trois acquisitions réalisées fin 2007 qui nous ont apporté 14 millions d'euros sur les six premiers mois de 2008.

Comment se décompose votre chiffre d’affaires ?

Nous réalisons aujourd’hui 40% de notre CA dans les activités de Conseil, les Solutions Métiers et la Web Agency. Le solde, soit 60%, est fait en Ingénierie, ce qui correspond à notre activité d’intégrateur.

La répartition de notre activité a fortement évolué : il y a trois ans, nous réalisions de l’ordre de 10% de note CA dans le Conseil et 90% en Ingénierie.

Progressivement le pôle Conseil, Solutions Métiers et Web Agency prend de plus en plus de poids. Ceci s’explique par deux raisons majeures : premièrement, les tarifs de ces prestations sont élevés et peu concurrencés et, deuxièmement, ces activités permettent d’attirer de gros projets dans notre activité d’intégration.

Dernièrement, nous avons signé les plus gros projets de notre histoire pour une enveloppe globale de plus 20 millions d’euros grâce à notre nouveau positionnement.

Le résultat net a fortement diminué, de presque 50%, comment l’expliquez-vous ? les acquisitions de 2007 ont-elles impacté ce résultat ?

Notre marge opérationnelle a été affectée par un problème ponctuel d’organisation. Nous avons réalisé trois intégrations en même temps et dégagé une très forte croissance. Ces facteurs ont fait que nous n’avons pas été en configuration pour optimiser notre taux d’activité.

Or, une baisse du taux d’activité a un impact direct et mécanique sur notre marge opérationnelle. Nous avons réglé ces problèmes par le recrutement d’un directeur des opérations et d’une directrice commerciale. Depuis juillet, notre taux d’activité est remonté et se rapproche de notre rythme de croisière.

En outre, nous avons une augmentation forte de notre charge d’impôt puisque nous avons moins de reports déficitaires. Ceci a un impact négatif sur notre bénéfice net.

Où en êtes-vous de l’intégration de ces trois acquisitions ?

Ces trois acquisitions ont été intégrées et sont rentables. Toutefois, elles ont entraîné une modification de notre façon de travailler puisque nous favorisons désormais le cross-selling, la vente de prestations venant de diverses branches du groupe. Ceci a eu un impact, au premier semestre, sur notre efficacité opérationnelle.

Dans le courant du second semestre, nous devrions retrouver un rythme de croisière dans l’optimisation du taux d’activité. Nous devrions de ce fait avoir une amélioration de la marge par rapport au premier semestre, et nous espérons faire encore mieux en 2009.

Vous faites état de charges financières non-récurrentes à quoi sont-elles dues ?

Il s’agit des charges résultant du financement des acquisitions, elles sont donc ponctuelles. En revanche, les charges liées aux impôts seront, elles, récurrentes puisque c’est la situation passée, caractérisée par d’importants crédits d’impôt, qui était exceptionnelle.

Quels résultats attendez-vous de vos acquisitions ?

Concernant les acquisitions, nous sommes parfaitement en ligne avec les objectifs fixés. Pour l’ensemble du groupe, nous tablons sur un CA supérieur à 160 millions d’euros et un résultat opérationnel courant, avant valorisation des stock-options, supérieur à 10 millions d’euros.

Pour 2009, nous n’avons pas encore annoncé de chiffres, mais nous avons indiqué que notre priorité sera l’amélioration de notre marge opérationnelle courante. Nous restons prudents et attendons de voir comment évolue la conjoncture actuelle, étant donnée la crise financière, et quel impact elle va avoir sur l’économie dans les mois à venir.

Vous détenez un carnet de commande qui ne subit pas de ralentissement, quels sont vos tops clients ? Comment expliquez-vous ne pas être impacté par la conjoncture actuelle ?

Les plus gros contrats signés récemment l’ont été dans le secteur public (ministère de la Défense et hôpitaux). Il n’y a pas, dans ces domaines, d’impact de la conjoncture puisque ce sont des secteurs dont les programmes d’investissement sont indépendants de la situation économique.

Sur la partie SAP, nos clients sont essentiellement des industriels, or il y a un manque de ressources très fort sur SAP. Même si le marché ralentit, nous aurions encore une activité tout à fait soutenue dans la mesure où le problème dans ce domaine, ce n’est pas le business mais les ressources. En outre, nous n’intervenons pas sur les installations initiales mais sur l’ajout de nouveaux modules qui permettent d’accroître la productivité de nos clients.

Quant au reste, nous restons vigilants mais nous ne voyons pas de ralentissement dans nos prises de commandes. Ceci étant, nous sommes dans une crise financière qui aura tôt ou tard une incidence sur l’économie, mais nous ne pouvons pas quantifier ces conséquences à moyen terme.

Quel est votre perception de votre titre en bourse ?

Le cours de bourse n’est pas du tout représentatif, en ce moment, du potentiel réel de la société. Nous sommes encore très loin du niveau de valorisation normal pour une société comme SQLI.

Nous sommes dans un marché irrationnel où les investisseurs vendent à tout prix par manque de liquidité. Cela étant, nous ne savons absolument pas quand les cours vont se rétablir et retrouver un niveau normal.

Propos recueillis par Antoine Ragot
Avec l'aimable autorisation de Easy Bourse

Lundi 8 Décembre 2008
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