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Xavier Burtin et Cédric Guillouet, Associés Althéa


Portraits croisés de Xavier Burtin et Cédric Guillouet, Associés Althéa en charge de la nouvelle offre Achat & Supply Chain !




Xavier Burtin et Cédric Guillouet
Xavier Burtin et Cédric Guillouet
Althéa mise sur ses convictions et a fait le choix fin 2014, via son projet Alt’Up 2018, de la croissance et de la diversification horizontale et verticale ! C’est dans cette dynamique, qu’Althéa a annoncé fin mai, l’ouverture d’une nouvelle ligne d’activité de conseil « Achat & Supply Chain ». Découvrez l’interview croisée des deux nouveaux associés Achat & Supply Chain, Xavier Burtin & Cédric Guillouet qui portent cette nouvelle offre au sein d’Althéa.

Althéa est un cabinet de conseil qui accompagnait jusqu’à présent les entreprises dans leurs projets de transformation RH, Digital et Finance. Dans quel cadre Althéa a choisi de se diversifier ?

Xavier Burtin : Ce développement se réalise dans le cadre du projet Alt’Up 2018 d’Althéa, qui a l’ambition de développer un certain nombre d’activités transverses. Cette croissance s’est d’abord caractérisée par le lancement d’une activité à destination des Directions Financières en Novembre, puis par le lancement fin janvier d’un nouveau cabinet Massala, appartenant au Groupe Althéa, orienté vers le conseil aux Directions générales et conseils d’administration. C’est dans la continuité de ce plan que nous avons lancé fin mai une nouvelle activité Achat & Supply Chain, portée par la marque Althéa, à travers deux types d’offres parallèles à destination des entreprises de tous secteurs.

Cédric Guillouet : L’offre Achat & Supply Chain a vocation à faciliter le développement des clients industriels. Elle est très complémentaire de l’activité Finance dans la recherche de performance opérationnelle de nos clients.

Quelle est la valeur ajoutée de votre offre Achat & Supply Chain ?

Xavier Burtin : Au-delà des offres spécifiques Achat ou Supply Chain, disons « classiques », que nous proposons à nos clients, nous souhaitons mettre en avant le concept d’« entreprise étendue ». En analysant une organisation sur un périmètre donné, on constate qu’elle est souvent assez proche d’un optimum en termes de performance. Si une entreprise recherche 20 à 30 % de performance supplémentaire, elle doit s’inscrire dans une logique de rupture. La seule manière d’y arriver étant d’intégrer en amont les processus et l’organisation des fournisseurs, et en aval, les processus et l’organisation vis-à-vis de ses clients.
Cela nécessite de se synchroniser sur des processus communs que l’on partage, et des SI spécifiques pouvant supporter la collaboration entre les différents acteurs.
« L’entreprise étendue » se caractérise par l’adoption d’une vraie logique de communication avec les fournisseurs autour de sujets qui peuvent aller de la qualité à la Supply Chain en passant par des outils collaboratifs. L’objectif de cette entreprise est de parler un langage commun entre les différentes entités, sur ces différents sujets

Cédric Guillouet : Cela se retrouve notamment chez les grands maîtres d’œuvre industriels. 50 à 70% du Chiffre d’Affaire des entreprises du secteur aéronautique ou automobile est acheté. La valeur ajouté se trouve donc chez les fournisseurs. Typiquement, quand Airbus communique ses prévisions commerciales et ses prévisions d’activités à ses sous-traitants, SAFRAN et THALES seront assurés d’avoir une visibilité sur l’activité à long terme.
Cette visibilité permet d’investir dans l’optimisation des processus et la recherche de productivité (qui permet notamment des baisses de prix) mais surtout d’investir dans l’innovation avec une logique de création de valeur. Tout ceci en sécurisant les approvisionnements.

Quels bénéfices pour vos clients ?

Xavier Burtin : Le fait de raisonner « Entreprise étendue » permet d’améliorer considérablement le niveau de la performance d’une entreprise qui pouvait auparavant fonctionner en silo. La logique de transformation profonde est préconisée dans notre approche, afin d’en produire des bénéfices notables.

Cédric Guillouet : En observant les fournisseurs, nous constatons qu’ils ont de nombreuses idées indépendamment les uns des autres qui peuvent concerner la Supply Chain, le marketing, la qualité, l’innovation, etc. mais qui n’ont pas vocation à émerger dans l'échange « one to one » avec leurs acheteurs.
Dans une logique d’entreprise étendue la prise en compte de l’ensemble de l’écosystème est clé pour l’améliorer. Ce n’est donc plus seulement une démarche Achat ou Supply Chain mais davantage une démarche d’entreprise.
L’implication de l’ensemble des fonctions impactées à l’intérieur de l’entreprise du client et de celles des fournisseurs ont pour impact de décloisonner les organisations.
Parce que l’animation de cet écosystème transverse ne peut pas être piloté par une fonction en particulier (qui pourrait se faire au détriment d’une autre), nous apportons le liant et sommes des catalyseurs pour que les projets qui émergent avancent.
Cette logique se retrouve également dans le choix de nos recrutements. Notre équipe est constituée d’experts qui disposent d’une triple compétence Achat/Supply Chain, Conseil et SI.

Quels sont les secteurs les plus concernés par la mise en place de démarches Achat et Supply Chain ?

Xavier Burtin : Majoritairement, l’Industrie et la Distribution sont les secteurs les plus concernés sur la partie Supply Chain. Ces secteurs sont extrêmement dépendants de leurs flux et de leurs fournisseurs. C’est dans ces secteurs que l’association achats et Supply Chain est d’ailleurs la plus aboutie.

Cédric Guillouet : La partie achats adresse l’ensemble des secteurs d’activité. Tout le monde aujourd’hui achète. L’intérêt dépend évidemment de l’impact achats sur l’activité. L’importance n’est pas la même si vous achetez 10% de votre CA ou 80%.
En termes de taille, si nous visons le CAC 40 et le Middle market nous pourrons aussi accompagner ponctuellement des PME.

Quels sont les objectifs de développement de l’offre Achats et Supply Chain ?

Xavier Burtin : Notre objectif principal est d’être identifié sur le marché comme la référence dans l’animation de l’« entreprise étendue ». En termes d’effectif, notre objectif est d’atteindre une vingtaine de collaborateurs à fin 2017.

Quelle prospective pouvez-vous nous faire succinctement sur les métiers des Achats et de la Supply Chain ?

Xavier Burtin : Il y a de grandes tendances géopolitiques et macroéconomiques qui font que les grandes zones de sourcing actuelles se concentrent en Asie. Je pense, que dans trois à quatre ans, la zone de sourcing sera l’Afrique. Autant en Achat qu’en Supply Chain, des basculements progressifs des grands flux internationaux vont s’opérer et cela aura un impact certain sur les organisations.

Cédric Guillouet : En termes d’outillage des fonctions, il reste encore de gros bastions à conquérir. Si l’ERP est présent partout, les outils à destination de nos métiers doivent encore se développer. L’arrivée de solutions digitales permet une évolution des pratiques voire une révolution dans les interactions avec les fournisseurs.

Nous vous remercions d’avoir répondu à nos questions. Pouvez-vous nous présenter vos parcours ?

Xavier Burtin : Ingénieur de formation, j’ai longtemps travaillé dans l’Achat opérationnel, dans différentes industries pendant 16 ans. Avant d’entrer dans le conseil, j’ai exercé mon dernier emploi en tant que Directeur des Achats. Attiré par la dimension commerciale des achats, j’ai décidé de capitaliser sur mes expériences métiers Achats/Supply Chain et me suis donc orienté vers le conseil en 2007.

Cédric Guillouet : Diplômé d’une école de commerce. Mon expérience se compose tout d’abord de huit années d’Achats opérationnels dans le secteur de l’Energie (EDF) et dans le secteur Automobile, dans une logique d’Achat Projet notamment. J’ai également une expérience entrepreneuriale de 3 ans, qui m’a fait venir dans le conseil depuis maintenant 6 ans.

© Copyright Finyear. Propos recueillis par la rédaction de Finyear.

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Mercredi 2 Septembre 2015
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