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World Economic Forum 2010 : études sur le rôle du Private Equity dans l’économie mondiale


A l’occasion du World Economic Forum 2010, deux études sur le rôle du Private Equity dans l’économie mondiale sont publiées




LES INDUSTRIES SOUTENUES PAR LE CAPITAL INVESTISSEMENT CONNAISSENT UNE CROISSANCE PLUS RAPIDE ET L’INVESTISSEMENT PUBLIC DANS LE CAPITAL RISQUE EST EFFICACE SELON DEUX ETUDES DU WORLD ECONOMIC FORUM :

La première étude, « Private Equity, industry performance and cyclicality (1)», montre que les industries soutenues par le capital investissement connaissent une croissance plus rapide (que ce soit en termes de production totale, valeur ajoutée ou création d’emplois) et une volatilité similaire face aux cycles industriels que les autres industries. Dans certains cas, les industries soutenues par le capital investissement connaissent une volatilité réduite, notamment en termes de création d’emplois.

Pour arriver à cette conclusion, l’étude s’intéresse à l’impact macroéconomique du capital investissement sur la performance des industries et leurs cycles économiques. Elle analyse l’impact des investissements de capital investissement sur 20 secteurs industriels dans 26 des pays principaux de l’OCDE entre 1991 et 2007. Les chercheurs ont examiné en particulier les corrélations entre la présence d’investissements de capital investissement et les taux de croissance de productivité, de création d’emplois et de formation de capital.

- Les industries dans lesquelles les fonds de capital investissement ont été actifs dans les 5 dernières années connaissent une plus forte croissance que d’autres secteurs, que ce soit en termes de production totale, valeur ajoutée ou création d’emplois. Parmi les industries avec des investissements de capital investissement, il y a peu de différences entre celles qui connaissent un niveau élevé d’activité de capital investissement et celles qui ont un niveau faible.
- L’activité dans les industries soutenues par le capital investissement ne paraît pas plus volatile par rapport aux cycles industriels que dans les autres industries, et l’est parfois moins.
- Ces résultats s’appliquent aussi à l’Europe continentale, où des inquiétudes quant à ces investissements ont été fréquemment exprimées.

La seconde étude, « Governments as venture capitalists: Striking the right balance (2) », met en évidence qu’un financement public modéré direct comme indirect du capital risque (en partenariat avec des fonds privés) peut avoir un impact positif sur la performance de jeunes entreprises. Ce soutien financier public semble le plus efficace quand il se situe à un niveau national ou qu’il provient d’une organisation internationale.

Pour arriver à cette conclusion, l’étude examine les politiques publiques de soutien au capital risque dans de nombreux pays. Elle analyse une base de données de plus de 28 800 entreprises (dans 126 pays différents) qui ont bénéficié d’investissements en capital risque entre 2000 et 2008. La performance des entreprises soutenues par du capital disposant de financements publics ou d’une forme plus indirecte de soutien gouvernemental a été comparée avec celles soutenues par des investisseurs privés en capital risque afin de déterminer l’impact de l’intervention publique sur la performance.

- Les entreprises bénéficiant d’un soutien financier public modéré (moins de 50% des fonds) ont de meilleures performances que les entreprises soutenues exclusivement par des investisseurs privés et que celles bénéficiant de soutien financier public majoritaire (plus de 50%), que ce soit en termes de création de valeur ou de détention de brevets.
- La performance des entreprises soutenues par des gouvernements nationaux ou des organisations internationales est supérieure à celle des entreprises soutenues par des gouvernements locaux (au niveau des états ou provinces).

Ces deux études s’inscrivent dans le projet du World Economic Forum d’analyse systématique de l’impact de l’industrie du capital investissement sur l’économie mondiale : Globalization of Alternative Investments Working Papers, et composent le volume 3 de ce projet : The Global Economic Impact of Private Equity Report 2010.

CE PROJET DE RECHERCHE A MOBILISE UNE EQUIPE INTERNATIONALE DE SCIENTIFIQUES DE RENOM, MENEE PAR :
Josh Lerner, professeur d’Investment Banking à Harvard Business School. Cette équipe scientifique était accompagnée et conseillée par un groupe de professionnels - « advisory board » (conseil d’orientation)- dirigé par Joseph L. Rice, III, Président de Calyton, Dubillier & Rice.

LES MEMBRES DE L’EQUIPE SCIENTIFIQUE :
Outre le professeur Lerner, l’équipe comprenait Shai Bernstein (Harvard Business School), James Brander (University of British Columbia Sauder School of Business), Qianqian Du (Shanghai Jiao Tong University Shanghai Advanced Institute of Finance), Thomas Hellmann (University of British Columbia Sauder School of Business), Morten Sørensen (Columbia Business School) et Per Strömberg (Swedish Institute of Financial Research and Stockholm School of Economics).

LES MEMBRES DE L’ADVISORY BOARD (CONSEIL D’ORIENTATION) :
Outre Joseph L. Rice III, ce groupe de professionnels comprenait Wim Borgdorff (AlpInvest Partners), James W. Breyer (Accel Partners), Hareb Al Darmaki (Abu Dhabi Investment Authority), Nick Ferguson (SVG Capital et SVG Advisers), Emil W. Henry Jr (Tiger Infrastructure Partners et ancien US Assistant Secretary of the Treasury for Financial Institutions), Huh Yong-Hak (Hong Kong Monetary Authority), Michael Klein (ancien président d’Institutional Clients Group et vice-président de Citi), Joel Kurtzman (Kurtzman Group; Milken Institute et University of Pennsylvania), Joncarlo Mark (CalPERS et Institutional Limited Partners Association), Dominique Senequier (AXA Private Equity), Kevin Steinberg (World Economic Forum USA), David Swensen (Yale University), Mark Wiseman (CPP Investment Board) et John Zhao (Hony Capital).

Le World Economic Forum est une organisation internationale indépendante dont le but est d’améliorer l’état du monde en impliquant des dirigeants dans l’élaboration de projets mondiaux, régionaux ou à l’échelle d’une industrie.

Constituée en fondation en 1971 et basée à Genève en Suisse, le World Economic Forum est impartial et à but non lucratif ; elle n’est liée à aucun mouvement politique, parti ou gouvernement.
www.weforum.org

(1) Capital investissement : analyse de la performance industrielle et de la cyclicité
(2) Investissement en capital risque des gouvernements : quel optimum ?


Lundi 1 Février 2010
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