Quotidien finance innovation, innovation financière journal
Financial Year with Finyear
 
 
 
 


              

Western Asset Management anticipe une reprise lente au second semestre 2009


Selon Western Asset Management, l’un des premiers gestionnaires mondiaux sur les marchés obligataires, et filiale de Legg Mason, Inc., l’économie américaine devrait se redresser au second semestre 2009 à mesure que les politiques de relance monétaire et budgétaire dissipent les incertitudes qui planent actuellement sur les marchés. Toutefois, la reprise ne sera pas suffisante pour justifier une hausse des taux d’intérêt américains.




« L’activité économique mondiale s’est détériorée à une vitesse alarmante. Il est difficile d’évaluer l’impact sur la croissance mondiale de ce tarissement brutal et généralisé du crédit. Pour compliquer la donne, les pouvoirs publics déploient actuellement des moyens d’une ampleur inédite, tant au plan monétaire que budgétaire. Par conséquent, l’avenir apparaît extrêmement incertain, » explique Mike Zelouf, directeur des activités internationales chez Western Asset Management.

« A ce stade, notre seule certitude est que l’économie mondiale n’est pas entrée dans une spirale descendante, qui en soi justifierait le niveau actuel des valorisations, » poursuit-il.

Spécialiste des obligations internationales, Mike Zelouf estime que l’économie américaine retrouvera des couleurs et se redressera timidement au cours du second semestre 2009, une fois que les politiques monétaires et budgétaires auront commencé à porter leurs fruits. Toutefois, il n’anticipe pas de hausse des taux américains avant un certain temps.

« La reprise sera probablement modeste, et l’inflation pourrait continuer de refluer à mesure que les ménages assainissent leurs finances, ce qui prendra du temps. Notre position en duration aux Etats-Unis est quasiment neutre et nous avons décidé d’arbitrer certaines de nos positions obligataires aux Etats-Unis en faveur de la partie longue de la courbe de la zone euro, » déclare-t-il.

En Europe, la BCE hésite à baisser ses taux de façon radicale et ne croit pas à la menace déflationniste. Si son président, Jean-Claude Trichet, n’a jamais exclu de recourir à un assouplissement quantitatif de la politique monétaire, il a clairement indiqué qu’il n’envisageait pas cette option.

« Selon nous, la BCE sous-estime peut-être l’ampleur du ralentissement économique. Elle continuera probablement de réduire ses taux, qui resteront bas à moyen terme. L’assouplissement quantitatif est une option envisageable. Les taux longs devraient continuer de baisser et nous avons allongé la duration sur la partie médiane de la courbe, » déclare Mike Zelouf.

Au Japon, Western Asset a récemment renforcé sa position en duration de légèrement courte à légèrement longue, la détérioration des fondamentaux appelant une politique monétaire plus énergique. Le Japon est sorti du marasme économique des années 1990 grâce à la hausse des dépenses publiques et au développement des échanges internationaux. Toutefois, l’archipel nippon affiche le ratio dette/PIB le plus élevé des pays du G7 et pourrait, compte tenu du contexte actuel, voir sa note de crédit abaissée. Par conséquent, le gouvernement ne peut plus se permettre d’actionner le levier budgétaire comme il l’a fait auparavant. Par ailleurs, le taux de change pondéré des échanges commerciaux du yen s’est apprécié de plus de 35% en chiffres réels, ce qui équivaut à un net resserrement monétaire qu’il convient de neutraliser par d’autres moyens. Enfin, compte tenu de la contraction de la consommation dans les autres économies développées et de la concurrence accrue des pays émergents dans le secteur manufacturier, le secteur exportateur ne semble plus en mesure de jouer son rôle de locomotive de l’économie. Anticipant un aplatissement haussier de la courbe, nous avons renforcé notre position en duration sur la partie longue.

Dans le secteur privé, la seule stratégie significative que Western Asset envisage de mettre en place est d’arbitrer les titres hypothécaires (MBS) émis par des organismes parapublics en faveur d’obligations d’entreprises investment-grade.

« Nous procéderons de façon très progressive. Notre position sur les titres hypothécaires est surpondérée depuis longtemps ; à terme, l’objectif est de la ramener à neutre. Malgré leurs valorisations attractives, les titres hypothécaires ont en effet sensiblement surperformé la dette privée au cours des six derniers mois, » explique Mike Zelouf.

Grâce aux liquidités que dégagera la vente des titres hypothécaires, Western Asset envisage de souscrire à des émissions primaires, qui apparaissent particulièrement décotées et qui souffrent de distorsions techniques. Le marché secondaire manque toujours de liquidité et les coûts de transaction sont nettement inférieurs sur le marché primaire tant en Europe qu’aux Etats-Unis. Par conséquent, le rééquilibrage devrait être long.

« Nous sommes convaincus que les pouvoirs publics ont essentiellement réagi a posteriori, faute d’avoir su d’anticiper. Présenté comme salvateur, le plan de sauvetage de Tim Geithner, secrétaire américain au Trésor, n’a pas eu l’effet escompté. Toutefois, même un semblant de stabilisation des fondamentaux économiques pourrait avoir des retombées spectaculaires sur la plupart des produits de spread, qui pourraient ainsi largement surperformer la dette publique, » conclut-il.

www.westernasset.com

Jeudi 2 Avril 2009
Notez




Nouveau commentaire :
Twitter

Your email address will not be published. Required fields are marked *
Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



Recevez la newsletter quotidienne


évènements


Lettres métiers


Livres Blancs