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Vente à crédit : l’Inde se distingue par rapport à la Chine


Les paiements à crédit, encore quasi-inexistants il y a 10 ans, sont devenus pratiques courantes en Chine et en Inde, selon la première étude comparative de Coface sur les comportements de paiement des entreprises dans ces deux pays. Si la généralisation de la vente à crédit est en Inde un argument commercial dans un contexte concurrentiel, elle devient en Chine une nécessité face aux problèmes de trésorerie des acheteurs.




Les délais de paiement contractuels sont souvent dépassés. Surtout en Chine où les secteurs en surcapacité et les industries à faible valeur ajoutée sont toujours confrontées à des difficultés financières.

La vente à crédit est mieux maîtrisée en Inde qu’en Chine
Les ventes à crédit sont pratiquées par la grande majorité des entreprises en Chine et en Inde (respectivement 65% et 72%). Les 2 pays adoptent donc progressivement les standards internationaux en la matière. Et la tendance est plutôt à la généralisation de cette pratique : en Chine, le recours à la vente à crédit progresse de 11 points par rapport à la précédente édition de l’étude. En Inde, une entreprise interrogée sur 3 déclare avoir augmenté la proportion de ses ventes à crédit au cours des 12 derniers mois.
Ce développement des ventes à crédit s’explique en Chine par les problèmes de trésorerie des acheteurs tandis qu’en Inde, il s’agit d’avantage d’une pratique commerciale dans un contexte concurrentiel. Les délais de paiement standards sont plus longs en Chine (60 jours en moyenne) qu’en Inde (30 jours). Pourtant, on peut s’interroger sur la réelle maîtrise des conditions de paiement face à l’allongement des délais. En Chine comme en Inde, la quasi-totalité des entreprises interrogées enregistre des retards de paiement. En Inde cependant, les factures sont généralement payées dans les 30 jours suivant l’échéance. En Chine, en revanche, 75% des retards excèdent les 30 jours de dépassement de la date limite de paiement.

Une croissance plus équilibrée en Inde qu’en Chine
Les 2 pays semblent avoir réussi à limiter l’impact de la crise. La croissance restera élevée en 2009, en Chine (autour de 7%). Mais d’importants changements structurels sont à l’oeuvre. Pour faire face à la crise, le pays initie une montée en gamme de son industrie. Certains secteurs, notamment ceux à faible valeur ajoutée (textile, chaussure, jouet) et les secteurs en surcapacités (automobile, construction, sidérurgie) vont voir le nombre d’acteurs se réduire et concentreront l’essentiel des risques d’impayés.
La croissance indienne, est plus équilibrée et des signes d’améliorations sont déjà perceptibles (croissance de 5,8% au 1er trimestre 2009 contre 5,1% au 4ème trimestre 2008). Le niveau des impayés devrait donc rester relativement stable. On constate toutefois que les entreprises font d’avantage appel au financement externe et une raréfaction prolongée du crédit sur les marchés financiers internationaux pourraient les affecter. En cas de nouvelle crise de défiance, les retards de paiements pourraient augmenter.
Face à un impayé, les entreprises chinoises privilégient toujours le recouvrement amiable. Les entreprises indiennes, elles, peuvent compter sur un environnement des affaires plus fiable et ont ainsi largement recours au recouvrement judiciaire. « Il s’agit de la 1ère édition de notre étude sur le territoire indien mais la 6ème pour la Chine » rappelle Yves Zlotowski, chef économiste de Coface. « La remarquable résistance de ces économies à la crise en matière de croissance ne signifie pas l’absence de risque d’impayés, en particulier pour le secteur privé chinois, toujours sous tension ! ».

Méthodologie
Cette étude comparative compile les résultats de la sixième étude menée par Coface Greater China sur la gestion du risque de crédit pour les entreprises en Chine et la 1ère édition de l’étude équivalente menée par Coface India en Inde.
Les 2 études ont été réalisées entre septembre et décembre 2008 auprès de 556 entreprises implantées en Chine continentale et de 694 entreprises indiennes.

Pour la Chine les entreprises interrogées se répartissent comme suit :
- 8% appartiennent à l’État, 27% sont privées, 44% appartiennent à des entreprises étrangères, 18% sont des Joint Ventures et 2% des coopératives.
- 72 % travaillent dans l’industrie de transformation, 8 % dans les services et 20 % sont des commerçants ou des grossistes.

Pour l’Inde les entreprises interrogées se répartissent comme suit :
- 48% sont privées, 24% sont publiques, 13% sont des entreprises familiales et 14% sont des sociétés en nom collectif.
- 70% travaillent dans l’industrie de transformation, 3 % dans les services et 27 % sont des commerçants ou des grossistes.

Coface en Asie
Depuis 1994 Coface a établi en Asie un réseau d’entreprises et de partenaires, actif aujourd’hui dans 10 pays et organisé autour de 3 plateformes régionales à Singapour, Hong Kong et Tokyo comptant respectivement 146, 158 et 65 collaborateurs. Avec plus de 4500 clients, Coface est leader en Asie de la gestion du Poste clients et offre des services d’assurance-crédit, d’affacturage, d’information d’entreprises et de recouvrement. Depuis 2003, Coface est en Chine le partenaire technique et le réassureur de Ping An Property & Casualty Insurance pour son offre en assurance-crédit domestique. Coface a établi un bureau de liaison en Inde début 2000, devenu filiale en 2001. Les partenaires techniques de Coface en Inde sont IFFCO-Tokio Marine General Insurance Company et ICICI Lombard General Insurance Company pour son offre en assurance-crédit domestique et export.
www.coface.com

A propos de Coface
Coface a pour mission de faciliter les échanges entre toutes les entreprises partout dans le monde. Pour cela, Coface offre à ses 130 000 clients quatre outils pour externaliser en tout ou partie la gestion, le financement et la protection de leur Poste clients : l’assurance-crédit, l’affacturage, la notation et l’information d’entreprise et la gestion de créances. Coface propose également, en France, la gestion des garanties publiques à l’exportation pour le compte de
l’Etat. Grâce à un service de proximité de qualité et 7 000 collaborateurs répartis dans 65 pays, plus de 45% des 500 plus grands groupes mondiaux sont déjà clients de Coface. Coface est filiale de Natixis dont les fonds propres (tier 1) s’élèvent à fin décembre 2008 à 13,4 milliards d’euros.
www.coface.fr

Lundi 15 Juin 2009
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