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Un parcours haussier mouvementé (ING IM)


Par Valentijn van Nieuwenhuijzen Directeur de la Stratégie, ING Investment Management




Un parcours haussier mouvementé (ING IM)
Il ne faut guère être devin pour prévoir une nouvelle année dynamique pour les marchés financiers en 2011. Ceci ne signifie de toute évidence pas que l’année sera confortable pour les investisseurs car de nombreux domaines restent confrontés à des défis. Les investisseurs fuyant les risques seront peut-être effrayés par cette perspective, mais il faut garder à l’esprit que des marchés plus animés offrent également davantage d’opportunités.

Pour obtenir un résultat attrayant, il faudra tirer profit des risques pesant sur le scénario de base. Deux risques majeurs sont susceptibles de modifier sensiblement les perspectives ou de provoquer des accès de volatilité de la part des marchés. Tout d’abord, il y a le risque d’une crise des dettes souveraines en Europe aussi longtemps que les autorités n’ont pas trouvé une solution à long terme crédible pour les problèmes de solvabilité des pays périphériques de la zone euro. Ensuite, le monde émergent risque d’être confronté à une “surchauffe”. La volonté de nombreux pays émergents à contenir l’appréciation de leur devise est de plus en inadéquation avec leurs fondamentaux. Les surcapacités ont quasiment disparu et l’inflation sous-jacente est orientée à la hausse. Les politiques budgétaires, monétaires et de change sont, de façon générale, trop souples dans ces régions.

Alors que ces risques sont importants et devront être suivis de près, ils ne doivent pas occulter la récente amélioration des données macroéconomiques. La tendance cyclique et le soutien de la politique budgétaire ont évolué favorablement aux Etats-Unis, tandis que l’économie allemande poursuit sa robuste reprise et que la demande domestique reste solide dans les pays émergents. L’économie mondiale pourrait par conséquent enregistrer une croissance supérieure à 4% en 2011.

Même si de nombreuses tendances divergentes seront encore visibles en dessous de la surface (il suffit de penser à l’Allemagne en comparaison des pays périphériques de la zone euro), le différentiel de croissance entre les marchés émergents et les marchés développés devrait diminuer étant donné que les pressions émanant de l’offre et de l’inflation empêchent une nouvelle accélération de la croissance des marchés émergents.

Pour la plupart des marchés développés, cet argument ne vaut pas car le taux de croissance ne sera pas suffisant pour éliminer les surcapacités. Ces dernières pourraient uniquement se résorber en Allemagne où les statistiques de l’emploi et le taux d’utilisation des capacités de production indiquent que l’économie pourrait être en équilibre à la fin de 2011.

Pour les marchés obligataires, il important de connaître l’impact que ceci aura sur la politique des banques centrales. En raison de la vigueur de l’économie allemande et de la récente hausse de l’inflation (sous-jacente), nous estimons que la probabilité d’un resserrement de la politique monétaire en 2011 est plus élevée pour la zone euro que pour le reste du G4. Nous ne prévoyons cependant pas de relèvement des taux avant le quatrième trimestre. Nous tablons donc sur des taux de base stables et inhabituellement faibles au sein du G4 pendant la majeure partie de l’année.

Alors que les tendances désinflationnistes sous-jacentes devraient persister dans la plus grande partie du G4 et que le taux au jour le jour demeure faible, nous nous attendons à ce que les taux obligataires à long terme fluctuent au sein d’une marge étroite. Pour l’Allemagne, nous tablons sur un taux à 10 ans compris entre 2,5% et 3,5% tout au long de 2011, tandis qu’aux États-Unis, le taux à 10 ans fluctuera entre 3% et 4%. Il faut par ailleurs souligner que ces marchés offrent des avantages de diversification non négligeables par rapport aux segments plus risqués étant donné qu’ils affichent généralement de solides rendements en période de forte aversion du risque.

Le scénario de base pour l’économie et les marchés financiers mondiaux suggère que la plupart des classes d’actifs généreront des rendements relativement solides en 2011. Pour les actions et les matières premières, nous prévoyons des rendements à deux chiffres. La robuste croissance mondiale continuera à soutenir la croissance bénéficiaire et le principal de poste de coût des entreprises (la main-d’oeuvre) ne subira que de modestes pressions haussières.

La vigueur de la croissance mondiale et, surtout, la croissance encore plus solide des marchés émergents exerceront des pressions haussières sur les prix des matières premières étant donné que l’offre atteint ses limites pour un nombre croissant de matières premières. Une combinaison de sous-investissement, d’offre monopolistique et de perturbations de l’approvisionnement pour des raisons climatiques a entraîné un resserrement de l’offre susceptible d’entraîner des hausses de prix significatives puisque la demande mondiale continuera à croître tout au long de l’année.

Enfin, les marchés immobiliers devraient également afficher des rendements à deux chiffres en 2011. Après les fortes fluctuations des cours de ces dernières années, les perspectives sont devenues plus favorables car les loyers sont désormais très élevés par rapport aux rendements obligataires et au rendement du dividende. Au deuxième semestre de 2010, l’offre de crédit et les coûts de financement ont, par ailleurs, commencé à s’améliorer dans la plupart des régions. Il convient toutefois de souligner que l’incertitude demeure plus élevée dans ce secteur que pour la plupart des autres classes d’actifs en raison des doutes entourant la pérennité de la reprise de la demande immobilière.

En 2011, les investisseurs devraient donc connaître un parcours mouvementé, mais rémunérateur. Les risques latents créeront en permanence des opportunités, mais pour profiter de ces dernières, il ne faudra jamais perdre de vue les premiers. Les investisseurs devront donc avoir une attitude à la fois prudente et active et ceux qui y parviendront seront largement récompensés.
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Valentijn van Nieuwenhuijzen
Directeur de la Stratégie, ING Investment Management
Février 2011

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Lundi 21 Février 2011
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