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Un nouveau président pour une ère nouvelle (JP Morgan AM)


Le 44ème président des États-Unis devra relever d’importants défis et faire face aux retombées de la crise du crédit. Néanmoins, grâce aux outils adaptés pour stimuler la croissance, nous pensons que le président nouvellement élu, BarackObama, aura la possibilitéde conduire les États-Unis vers un avenir meilleur. C’est pour cela et pour d’autres raisons que nous sommes optimistes quant aux perspectives du marchéactions américain.




Un nouveau président pour une ère nouvelle (JP Morgan AM)
Les défis et les opportunités pour le nouveau président
A l’issue d’une campagne électorale longue et acharnée, le Sénateur Barack Obama vient d’être élu président des États-Unis. Toutefois, après sa prestation de serment le 20 janvier 2009, il devra sans aucun doute relever d’importants défis. Le Sénateur Obama comme son rival, le Sénateur John Mc Cain, ont fait campagne sur le thème du «changement»mais il est apparu de plus en plus nettement que le vainqueur devrait se plier à des contraintes économiques et budgétaires majeures au moment d’appliquer son programme.

Après les événements exceptionnels de septembre, qui ont modifié le paysage du système financier international, la nouvelle administration se trouvera aux prises avec un déficit budgétaire qui, selon les analystes, pourrait s’envoler et atteindre 1000milliards de dollars en 2009 (source: Bloomberg) avec une économie en récession.

Cela étant, s’il doit faire face à des problèmes incontestablement épineux, le Sénateur Obama dispose au moins de certains des outils pour les résoudre. Le Troubled Asset Relief Program (TARP), approuvé par le Congrès le 3 octobre dernier, a permis l’affectation de 700 milliards de dollars afin de soutenir le système financier, sachant que la nouvelle administration pourra les allouer comme elle le juge nécessaire. Parallèlement, la Réserve fédérale est toujours intervenue rapidement pour doper la croissance, en ramenant les taux d’intérêt de 5,25% à1 % en un peu plus d’un an et en injectant massivement des liquidités sur les marchés.

Les réponses à la crise ont été apportées beaucoup plus rapidement qu’après celle de 1929 ou lors de la crise des Caisses d’épargne dans les années 1980.La recapitalisation des banques a déjà contribué à un début d’assouplissement des conditions sur les marchés monétaires. S’il faudra du temps avant que la confiance ne revienne, nous sommes en train de basculer d’une période d’incertitude extrême vers un environnement de récession. La question sera de savoir comment faire face à cette récession et quelle en sera la gravité(durée et ampleur).

Quels sont les éléments nécessaires à un retour de la croissance économique et que peut faire le nouveau président pour la stimuler ?
Nous continuons à penser qu’une des conditions essentielles est la stabilisation du marché du logement doit cesser, après une chute de plus de 16% en un an (indice des prix des logements S&P / Case-Schiller. Source: Bloomberg). Une fois cette stabilisation en place, la valeur des actifs inscrits aux bilans des banques sera nettement plus transparente et nous pouvons penser que cela se traduira à terme par une reprise du crédit. Par conséquent, l’un des principaux défis pour le Sénateur Obama consistera à trouver des solutions pour stabiliser le marché du logement.

Comme les taux d’intérêt s’élèvent actuellement à1%, la marge de manoeuvre pour opérer la croissance via la politique monétaire est limitée. De nombreux commentateurs appellent donc de leurs voeux un nouveau train de mesures de relance budgétaire pour résoudre les problèmes inhérents au marché du logement et aussi de maintenir les Américains au travail. Les Démocrates élus à la Chambre des représentants ont obtenu le soutien du président de la Réserve fédérale Ben Bernanke au sujet d’une série de mesures englobant des aides pour les personnes risquant de perdre leur logement, des subventions pour les petites entreprises et des primes pour les chômeurs.

Des élections tout aussi cruciales au Congrès
Le Congrès américain se compose du Sénat et de la Chambre des représentants. Le Sénat compte 100 membres élus (49 Démocrates, 49 Républicains et 2 Indépendants) qui exercent tous un mandat de six ans. Trente-cinq sièges de sénateurs devaient être renouvelés (17 Démocrates, 17 Républicains et 1 Indépendant) lors de l’élection de mardi. La Chambre des représentants compte 435 membres élus (233 Démocrates et 202 Républicains) qui exercent tous un mandat de deux ans et dont les sièges devaient être renouvelés lors de l’élection de mardi.

Les élections à la Chambre sont particulièrement importantes dans ce contexte économique, puisque tous les projets de lois visant à augmenter les impôts et à autoriser la dépense de fonds fédéraux doivent émaner de la Chambre des représentants. Les élections au Sénat sont tout aussi cruciales, dans la mesure où ce dernier a le pouvoir de modifier les projets de lois, d’ajouter de nouveaux éléments ou de corriger le montant et même l’objet des dépenses. L’approbation du Sénat et de la Chambre des représentants est nécessaire pour que tout projet de loi, y compris un projet de loi instituant un impôt, soit adopté.

Que pourraient impliquer les résultats de l’élection ?
L’élection d’un président Démocrate avec une majorité Démocrate àla Chambre des représentants permettra à celle-ci de mettre en oeuvre rapidement un programme ambitieux. Les points qui pourraient figurer dans ce programme sont un ensemble de mesures de relance de 300 milliards de dollars, un fonds consacré aux énergies de substitution et un calendrier de retrait des troupes d’Irak.

Une option pour l’avenir de l’Amérique
L’environnement actuel est difficile et d’autres mauvaises nouvelles pourraient encore être annoncées. Pour autant, les marchés actions intègrent largement un scénario de récession, l’indice S&P 500 anticipant un plongeon de 30 à40% des résultats pendant ce cycle. Ce scénario pourrait bien se concrétiser mais ne devrait pas trop ébranler les marchés. En effet, les investisseurs pourraient bientôt commencer à tabler sur une reprise économique et être tentés de se tourner à nouveau vers le marché, notamment si la volatilité commence à baisser et si les prix se stabilisent. Le recul de la volatilité pourrait aussi être synonyme d’une reprise de l’activité de fusions et acquisitions, les entreprises pouvant réaliser des opérations de croissance externe à des prix dépréciés, ce qui devrait constituer un nouveau facteur de soutien pour les actions.

Compte tenu des faibles valorisations et des prix se situant à des plus bas depuis de nombreuses années, les investisseurs à long terme qui estiment que l’économie se redressera en 2009 pourraient y voir un point d’entrée intéressant. Ainsi, Warren Buffett, qui pratique l’art du contre-pied par excellence, a récemment annoncé qu’il achetait des actions américaines, en évoquant le dynamisme du marché américain à long terme et en déclarant «une mauvaise nouvelle est le meilleur allié d’un investisseur. Cela vous permet d’acheter au rabais une option sur l’avenir de l’Amérique ».

Une reprise économique devrait à terme se traduire par un rebond des résultats à la faveur d’un accroissement de l’activité économique, des investissements des entreprises et de la demande des ménages, soutenant les performances des marchés actions. La fin du crédit bon marché pourrait être de bon augure pour un système économique plus stable pendant le mandat du nouveau président. De fait, les performances futures des marchés actions devraient reposer sur des bases solides.

Les informations contenues dans ce document sont issues de sources considérées comme fiables. JP Morgan Asset Management ne peut cependant en garantir l’exactitude ni l’exhaustivité. Toutes prévisions ou opinions exprimées sont propres à JP Morgan Asset Management à la date d’édition de ce document et sont susceptibles de changer à tout moment sans préavis. JP Morgan Asset Management est une marque de distribution d’OPCV Magréés ou autorisés à la commercialisation en France par l’AMF. JP Morgan Asset Management (Europe) S.à.r.l.–Succursale de Paris -14 place Vendôme, 75001 Paris -Capital social : 10000 000 euros -Inscrite au RCS de Paris, N°492956693.

www.jpmorgan.com

Mercredi 12 Novembre 2008
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