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Un calcul précis des valorisations d'entreprises comme rempart aux aléas politiques


Au lendemain du sommet européen, les marchés actions ont rebondi fortement, saluant la volonté des dirigeants européens de dépasser enfin leurs clivages sur la gestion de la crise de la dette souveraine. La pression des marchés financiers couplée au risque croissant que fait peser cette crise politique sur l’activité économique semblent avoir replacé les leaders européens face à leurs responsabilités.




Bien qu'imparfait dans la communication de ses détails, ce nouveau plan affiche une ambition qui ne peut être ignorée. Accroissement significatif de la capacité du Fond Européen de Stabilité Financière (FESF), réduction de la dette grecque et recapitalisation du secteur bancaire, les moyens mis en place pour apporter une solution forte et coordonnée à la crise de la dette souveraine sont crédibles.

La hausse des actifs risqués dans la foulée de ces annonces rappelle qu’une fois la crise politique résolue, le marché se focalisera à nouveau sur la valeur réelle des actifs. Le rebond violent du secteur bancaire fin octobre, notamment des banques françaises, l’illustre parfaitement. L’exercice mené par l’Autorité Bancaire Européenne (ABE), dans le cadre du nouveau plan européen, a rappelé au marché que les expositions des banques à la dette souveraine et en particulier grecque sont gérables. L’ABE a demandé aux principales banques européennes d’atteindre un ratio core Tier one de 9% d’ici fin juin 2012, incluant l’impact des pertes liées à la décote de 50% appliquée à la dette grecque et la valorisation des autres dettes souveraines européennes au 30 septembre 2011. Le constat général est que la plupart des banques arriveront à atteindre par elles mêmes cet objectif de solvabilité. En France, l’Autorité de Contrôle Prudentiel (ACP) a dévoilé les résultats du test pour les quatre plus grandes banques françaises.

Pour BNP Paribas, elle a estimé le chiffre à 2,1 Mds €. Pour rappel, le résultat net de BNP Paribas en 2010 s’est élevé à près de 8 Mds €. Il suffirait donc d’un trimestre de résultats mis en réserve pour couvrir les besoins de fonds propres exigés par l’Autorité Bancaire Européenne.

Un calcul précis des valorisations d'entreprises comme rempart aux aléas politiques

Les développements politiques récents en Grèce amènent les investisseurs à considérer des scénarios plus extrêmes. Le Premier Ministre grec, M. Papandreou, vient en effet d’annoncer qu’il allait solliciter un vote de confiance au Parlement et soumettre à un référendum le plan adopté lors du sommet du 26 octobre. Le risque de remise en cause du dispositif annoncé au profit d’un défaut complet existe. Même dans ce scénario extrême (décote de 100% de la dette grecque souveraine et privée), BNP Paribas serait capable d’absorber la totalité des pertes sans recourir à une augmentation de capital. Les niveaux de valorisation atteints par BNP Paribas reflètent largement ces scénarios. Il en est de même d’une large partie de la cote européenne qui intègre déjà un retour en récession. Les résultats trimestriels de BNP Paribas publiés le 3 novembre viennent confirmer les calculs que nous présentons depuis le mois de septembre.

S’il est clair que les récentes décisions politiques grecques ouvrent une nouvelle période d’incertitudes et de turbulences, se focaliser sur la valorisation apparaît comme la seule stratégie crédible : investir dans des sociétés décotées dont la valorisation intègre déjà les pires scénarios en attendant que le climat politique se stabilise. Une fois la crise politique dépassée, le marché portera à nouveau son attention sur la valeur réelle des actifs.

www.metropolegestion.fr

Mardi 22 Novembre 2011
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