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Traders de tous les pays, à chacun son style


On dit que l’on peut reconnaître un italien à sa manière de conduire sa voiture, que les footballeurs brésiliens ont un style à part, et que le flegme britannique résiste à la pire des crises. En matière de trading aussi, chaque nation a son style, parfois caricatural.




Pour les Américains, le dollar est toujours la monnaie pivot. Ils en achètent ou ils en vendent mais ne se lancent que très rarement dans des opérations qui n’incluraient pas leur propre monnaie. Euros contre Yen : très peu pour eux ! Ce trait de caractère est si intense que sur les sites américains de trading, il est rare de voir suivis plus d’une vingtaine de couples de devises quand leurs concurrents européens en gèrent 80.

Les Japonais jouent toujours dans le même sens, les mêmes opérations. Ils vendent leurs Yens pour acheter d’autres devises. Une manière comme une autre de palier la faiblesse des taux d’intérêts au pays du soleil levant.

De nombreux Suisses disposent de devises de pays émergents dans lesquels ils travaillent ou ont travaillé. Il n’est donc pas rare de les voir se lancer dans des opérations mêlant la Livre Turque ou le Leu Roumain. Les Suisses ont un savoir faire unique pour trader sur des devises rares et y faire de bonnes affaires.

Le trader Israélien se comporte souvent en joueur. Misant parfois gros à court terme il réalise souvent de belles opérations.

Bulgares, Hongrois ou Roumains parient toujours sur l’intégration prochaine de leur pays à la zone Euro. L’idée reste la même à l’Est de l’Europe : la monnaie nationale va forcément converger vers la valeur de l’Euro. Il va sans dire que les déconvenues sont souvent au rendez-vous même si de belles opérations ont pu être réalisées.

Dans leur majorité, les Français vouent un culte total aux dieux mathématiques. Les analyses graphiques sont leurs icônes et pour eux, la valeur d’une action, d’une monnaie ou d’une matière première résulte moins de la demande et de l’offre que d’un savant algorithme dont ils cherchent à percer le secret. Là où un Américain fonce, le Français, plus circonspect, réfléchit et prend en compte autant de paramètres que possible. La grande difficulté pour les Français est d’avouer qu’un raisonnement est faux : certains convaincus de la justesse de leur raisonnement mathématique, s’enferrent parfois dans des opérations aberrantes.

Car en matière de trading comme pour le reste, il faut aussi savoir s’arrêter et garder du recul, deux qualités caractéristiques des traders scandinaves qui savent au milieu des pires tempêtes garder leur calme et leur sang froid. Et vous quel est votre style ? Vous reconnaissez-vous dans une nation ?

Pierre-Antoine DUSOULIER
Président de Saxo Banque
www.saxobanque.fr

Mardi 7 Avril 2009
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