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The Financial Year Coffee - 30 avril 2014 (édition n°6 - 18H30)


Économie, marchés, actions, devises, matières premières, deals du jour : Finyear, votre quotidien de l'exercice financier, vous offre chaque matin des commentaires et des chiffres. A la suite vous trouverez également un tableau de bord financier avec cotations, indices et taux mis à jour en temps réel.




Marchés, actions, forex, matières premières : commentaires du jour

18H30

L'épargne financière des ménages en chute libre

Les flux financiers des ménages sont au plus bas. En 2013, ils n'ont été que de 71 milliards d'euros en chute de 25 milliards d'euros en deux ans. Les flux financiers des ménages s'élevaient à 87 milliards d'euros en 2012 et à 95,9 milliards d'euros en 2011. En 2010, ils atteignaient 129 milliards d'euros. Cette forte réduction des flux financiers s'explique par la crise financière qui a dissuadé les ménages à acquérir des titres financiers et par la stagnation du pouvoir d'achat qui pèse sur les capacités des ménages. Au regard de cette baisse franche et massive, le taux d'épargne reste assez élevé. Ce paradoxe s'explique par le poids de la composante immobilière au sein de ce taux. En effet, les deux tiers du taux d'épargne correspond au remboursement en capital des emprunts immobiliers, 9 point sur 15,2 points. Par ailleurs, les intérêts capitalisés et les dividendes réinvestis sont considérés comme de l'épargne et gonfle d'autant le taux.

Néanmoins, le taux d'épargne a baissé au cours de l'année. Le taux est, en effet, passé de 15,6 à 15,2 % du revenu disponible brut du 4ème trimestre 2012 au 4ème trimestre 2013.

En 2013, les ménages français ont cédé des actions cotées à hauteur de 6 milliards d'euros malgré la hausse du CAC 40 de 18 %. Ils ont continué à se désengager des OPC monétaires mais aussi des OPC non monétaires (SICAV, FCP). Ils sont, en revanche mis davantage d'argent sur les fonds euros d'assurance-vie, 38 milliards d'euros en 2013 contre 24 milliards d'euros en 2012. De même, toujours dans le cadre de l'assurance-vie, ils ont repris le chemin des unités de compte avec une collecte nette de 1,2 milliard d'euros contre une décollecte de 4,2 milliards d'euros en 2012.

Les ménages ont joué l'extrême prudence en laissant plus d'argent en dépôt à vue (comptes courants). 16,6 milliards d'euros ont été ainsi laissés en 2012 quand en 2012, il y avait eu 5 milliards de retraits au profit essentiellement du Livret A et du LDD. L'engouement en faveur de l'épargne réglementée s'est, en effet, calmée, au cours de l'année avec la baisse du taux de rendement. En revanche, l'épargne logement a repris quelques couleurs. Les premiers résultats du premier trimestre 2014 confirment cette tendance.

Ces faibles flux financiers sont assez inquiétants pour le financement à terme de l'économie qui est de ce fait de plus en plus dépendant des capitaux extérieurs. La volonté des pouvoirs publics de réorienter l'épargne vers les actions (PEA porté à 150 000 euros, création du PEA-PME) et vers des placements longs (Eurocroissance, Vie-génération) trouve tout son fondement avec les résultats de l'épargne en 2013. La France souffre d'une absence de fonds de pension pour drainer l'épargne vers les entreprises. Par ailleurs, cette baisse des flux financiers intervient au moment même où les banques sont amenées à être beaucoup plus sélectives dans l'octroi du crédit en raison du durcissement des normes prudentielles.

Philippe Crevel, Économiste

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16H00

France | La consommation se dérobe, qu'en sera-t-il de la croissance ?

Malgré la hausse du mois de mars, la consommation des ménages a reculé sur l'ensemble du premier trimestre de 1,2 % contre une hausse de 0,6 % au dernier trimestre 2013. Ce recul est imputable aux deux premiers mois de l'année. Le recul avait été fort au mois de janvier avec -1,8 % et plus léger en février avec -0,1 %.

La consommation des ménages ne constitue pas un moteur pour la croissance. De ce fait, l'accroissement du PIB au premier trimestre devrait être assez réduit compte tenu du fait que la France ne gagne pas de parts de marché à l'exportation. L'investissement demeurant étale, la croissance dépendra de la reconstitution des stocks qui devrait jouer un rôle positif en ce début d'année.

La baisse de la consommation des ménages du premier trimestre s'explique, selon l'INSEE, par la diminution des dépenses en énergie et à celui des achats d'automobiles. Le climat clément a réduit les achats énergétiques qui par ailleurs bénéficient de prix en baisse. Le repli des achats automobiles était attendu après la hausse de fin d'année liée au changement du bonus/malus. Les dépenses liées aux achats d'automobile se contractent de 2,7 % sur le premier trimestre après avoir augmenté de 2,3 % au quatrième trimestre.

La collecte nette du Livret A et de l'assurance-vie depuis le début de l'année explique également le repli de la consommation. Les ménages dont la confiance est en fort recul sur avril, augmentent leur épargne de précaution ou laissent leur argent sur leurs comptes courants (données Banque de France).

Depuis deux ans, la tendance est, en matière de consommation, assez mauvaise. Il y a une alternance entre mois positifs et mois négatifs aboutissant à une croissance quasi nulle sur longue période. Sur le deuxième trimestre, il y a peu de facteurs positifs compte tenu de la progression du chômage. L'annonce du plan de rigueur devrait se traduire dans un premier temps par un accroissement de l'effort d'épargne de précaution. Cet effet devrait s'atténuer à la fin du deuxième trimestre.

Cette faible consommation freine la croissance. L'objectif de 0,9 % ne reste pas inatteignable mais suppose une accélération au cours de l'été. Il faudra suivre l'évolution de la demande externe adressée à la France (exportations) pour apprécier dans les prochains mois la force de la reprise économique qui pour le moment se dérobe.

Philippe Crevel, Économiste

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14H00

Un monde à l’envers

Ci-dessous la dernière édition de Marketscope, la revue mensuelle des marchés d'ING Investment Management (30 avril 2014).

- Nous nous attendons à ce que les investisseurs se focalisent à nouveau sur les solides fondamentaux
- Les indicateurs macro-économiques américains se redressent de leur faiblesse hivernale
- Le rebond des marchés émergents devrait être temporaire
- Les taux américains et allemands à 10 ans ont selon nous dépassé leur plancher

Les investisseurs sont actuellement déconcertés. Ces derniers mois, les marchés n’ont guère été guidés par les facteurs fonda-mentaux. La dynamique des marchés est surtout déterminée par le comportement des investisseurs les plus actifs, qui sont en train de normaliser les fortes concentrations apparues au sein de leurs portefeuilles au cours des 12 derniers mois environ. Ceci explique, par exemple, pourquoi les classes d’actifs, les régions et les secteurs très populaires au début de l’année ont affiché des performances médiocres ces derniers temps. Nous pensons ici aux actions en général, au Japon et à des segments spécifiques du secteur technologique. En revanche, les classes d’actifs aupara-vant délaissées, comme les matières premières, les obligations d’État et les marchés émergents, performent désormais très bien.

Nous conservons nos positions risquées au sein de notre répartition tactique des actifs. Maintenant que les investisseurs ont plus ou moins normalisé leurs positions, ils devraient se focaliser davantage sur la reprise cyclique dans les économies développées. Après plusieurs mois de repli, les rendements obligataires semblent avoir atteint leur plancher. Ceci devrait accroître les opportunités pour les actions, que nous surpondérons fortement depuis peu. Pour les valeurs immobilières, la perspective d’une hausse (modérée) des taux implique une diminution du potentiel haussier. La bonne performance récente des marchés émergents nous a incités à adopter une pondération neutre des obligations de la région. Pour les actions, nous avons été neutres pendant quelques semaines, mais sommes à nouveau sous-pondérés.

1. Économie : l’économie américaine se remet de sa faiblesse

- Nette amélioration des indicateurs économiques américains
- L’inflation de la zone euro continue à se replier
- Probabilité accrue de mesures non conventionnelles de la part de la BCE
- La Chine devrait donner un coup de pouce à l’économie

Redressement des indicateurs économiques américains

Au début de l’année, plusieurs indicateurs économiques ont été faussés par des influences externes telles qu’un hiver particulièrement vigoureux. Ceci vaut surtout pour les États-Unis, mais la situation commence à s’améliorer. La croissance de l’emploi se redresse à nouveau : en mars, il y a eu 192.000 créations d’emplois. Les chiffres des deux mois précédents ont été revus à la hausse, de sorte que mars est le second mois consécutif avec près de 200.000 créations d’emplois. Le taux de chômage est resté inchangé à 6,7%.
Ceci est probablement imputable à une augmentation du taux de participation. Au cours des trois derniers mois, la population active américaine a augmenté de 1,3 million car la confiance accrue incite les individus à rechercher activement
un emploi.

Perspectives positives pour les ménages américains

D’autres nouvelles encourageantes proviennent des ventes de détail qui ont progressé en mars de 1,1% par rapport au mois précédent, alors que le chiffre de février a été porté de 0,3% à 0,7%. Après le recul des ventes en décembre et en janvier, ces chiffres confirment que la détérioration était imputable à la vigueur de l’hiver et que la situation sousjacente demeure positive pour les ménages américains. Les dépenses de consommation devraient être plutôt modérées au premier trimestre, mais les perspectives pour le deuxième trimestre sont beaucoup plus favorables compte tenu des bons chiffres du marché du travail et du redressement de la confiance des consommateurs.

Enfin, la production industrielle a également dépassé les attentes. Elle a augmenté de 0,7% par rapport à février. La première estimation de la croissance en février a aussi été revue à la hausse et est passée de 0,6% à 1,2%. Le taux d’utilisation des capacités s’est établi à 79,2%, son niveau le plus élevé depuis juin 2008. Globalement, l’économie américaine semble se remettre de son accès de faiblesse du début de l’année.

L’inflation de la zone euro continue à se replier

Alors que la fragile reprise économique se poursuit dans la zone euro, les craintes relatives à l’inflation augmentent. En mars, l’inflation est en effet redescendue à 0,5% en termes annualisés, soit son niveau le plus faible des quatre dernières années. L’inflation sous-jacente, ne tenant pas compte des prix volatils de l’énergie et de l’alimentation, s’est élevée à 0,7% en mars, contre 1% en février. Le faible niveau inattendu de l’inflation accroît les pressions s’exerçant sur la BCE pour qu’elle adopte des mesures non conventionnelles pour lutter contre la déflation. Cinq des dix huit États membres de la zone euro – dont l’Espagne, le Portugal et la Grèce - sont déjà confrontés à de la déflation.

Probabilité accrue d’un assouplissement quantitatif de la BCE

La faiblesse de l’inflation est notamment imputable à la vigueur persistante de l’euro. Le président de la BCE, Mario Draghi, a déjà déclaré que la banque centrale n’hésitera pas à introduire un assouplissement quantitatif si l’euro reste fort vis-à-vis du dollar et si les chiffres de l’inflation le justifient.
Contrairement à la Fed et à la Banque d’Angleterre, la BCE n’a pas encore adopté d’assouplissement quantitatif, c’est-à-dire le rachat d’actifs sur le marché. La probabilité qu’elle le fasse a désormais augmenté. La BCE devrait initialement acheter des titres adossés à des actifs (ABS) afin de soutenir les petites et moyennes entreprises. Compte tenu de la petite taille de ce marché, la stratégie de la BCE pourrait cependant perturber le marché. Si la BCE devait introduire un assouplissement quantitatif, il semble dès lors qu’elle ne pourrait éviter le rachat d’obligations d’État.

Comme d’habitude, Draghi tente d’abord d’influencer les marchés par des interventions verbales. Jusqu’à présent, ceci n’a toutefois pas aidé à faire baisser l’euro considérablement. Celui-ci demeure fort en raison notamment du grand intérêt des investisseurs pour les obligations d’État des pays périphériques de la zone euro.

La Chine annonce un plan de stimulation

Les nouvelles économiques en provenance de la Chine étaient devenues si mauvaises au cours de ces derniers mois que ceci était interprété de façon positive par le marché : tout chiffre inférieur aux attentes était un pas de plus vers une intervention du gouvernement. Et en effet, fin avril, les autorités ont annoncé une série de mesures de stimulation ressemblant beaucoup au plan mis en œuvre l’année dernière. Les investissements en liaisons ferroviaires et routières et en logements publics seront augmentés, tandis que les petites entreprises pourront bénéficier de déductions fiscales. Bien que l’ampleur et l’efficacité des mesures ne doivent pas être surestimées, ceci devrait améliorer le sentiment à l’égard de la Chine et des marchés émergents.

Au premier trimestre, l’économie chinoise a crû de 7,4% sur une base annuelle, contre 7,7% au quatrième trimestre de 2013. Nous nous attendons à ce que ce repli graduel se poursuive et prévoyons une croissance de 6,8% pour l’ensemble de l’année 2014.

2. Actions : normalisation des positions

- Les marchés sont volatils, mais sans direction claire
- Les investisseurs réduisent la concentration des risques
- Net rebond des marchés émergents
- Intérêt accru pour les actions générant des revenus

Les marchés sont volatils, mais sans direction claire

Ces derniers mois, les marchés d’actions mondiaux ont été caractérisés par une volatilité relativement élevée, mais sans que l’on puisse dégager une direction claire. Des périodes de hausse des cours ont alterné avec de brèves phases de correction. D’une part, les craintes relatives à la situation en Ukraine et à la croissance et au système financier de la Chine ont parfois provoqué une diminution de l’appétit des investisseurs pour le risque. D’autre part, la confirmation de la reprise économique dans les marchés développés a soutenu les placements plus risqués tels que les actions.

Les banques centrales continuent à contribuer au climat positif pour les actions. La BCE a déclaré qu’elle était prête à intervenir si l’euro continue à s’apprécier ou si le risque déflationniste augmente. La Fed fait quant à elle de son mieux pour dissiper les craintes d’un éventuel relèvement des taux plus rapide que prévu. Seule la Banque du Japon a récemment déçu les marchés en n’annonçant pas les nouvelles mesures attendues par certains spécialistes. Il n’est par conséquent pas étonnant que le marché japonais des actions soit à la traîne par rapport aux autres marchés d’actions, d’autant plus que le yen s’est apprécié.

Les investisseurs normalisent leurs positions

Les facteurs fondamentaux ne fournissent dès lors pas d’explication satisfaisante pour les mouvements des marchés d’actions. La dynamique des marchés permet cependant d’y voir plus clair. Nous pensons que la normalisation des positions par les investisseurs a joué un rôle majeur dans l’évolution des marchés au cours de ces derniers mois. Au début de l’année, les investisseurs étaient largement sous-pondérés dans les marchés émergents, les matières premières et l’immobilier. Parallèlement, ils étaient surpondérés en actions des soins de santé, de la technologie et du secteur financier.

Remarquable comeback des marchés émergents

Il convient de remarquer que les actions délaissées par les investisseurs au début de l’année ont mieux performé ces derniers temps, tandis que les actions dans lesquelles les investisseurs étaient relativement surpondérés sont restées à la traîne.

Les marchés émergents constituent probablement l’exemple le plus frappant. Cette région était de loin la moins populaire au niveau des actions et jusqu’il y a peu, elle avait été confrontée à des sorties de capitaux persistantes (pas moins de 22 semaines consécutives). Depuis la mi-mars, nous assistons cependant à un net rebond des actions des marchés émergents grâce notamment à l’attente de nouvelles mesures de stimulation de la part des autorités chinoises. Après une longue période de sorties de capitaux, les marchés avaient toutefois déjà anticipé une bonne part de mauvaises nouvelles. Les signes accrus de problèmes au sein du système financier chinois et l’intervention agressive de la Russie en Ukraine ont récemment fait les gros titres des journaux, mais les devises des pays émergents ont fait preuve d’une belle résistance et ne se sont plus dépréciées. Ceci suggère que pour les marchés émergents, le risque baissier est plus faible qu’il ne l’a été pendant longtemps.

Net rebond des marchés émergents depuis mars

Les fonds d’actions des marchés émergents ont dès lors à nouveau enregistré des entrées durant la première semaine d’avril. En raison du faible point de départ, à la suite du sentiment négatif et du positionnement négatif des investisseurs dans les marchés émergents, l’amélioration des flux de capitaux et les solides indicateurs techniques pourraient entraîner une poursuite de ce rebond.

En dehors des mesures de stimulation du gouvernement chinois, il n’y a cependant aucune autre tendance justifiant un redressement durable des actions des marchés émergents. Les facteurs fondamentaux restent faibles, comme en témoignent les médiocres chiffres des exportations en mars. La détérioration de la rentabilité est également un inconvénient majeur. En Chine, les autorités devront accepter une croissance économique plus faible si elles ne veulent pas accroître le risque d’un « hard landing ». Nous restons négatifs à moyen et long terme.

Focalisation accrue sur la valeur fondamentale des actions

Nous avons également observé un intérêt accru pour les actions procurant des revenus. Les valeurs immobilières, les services aux collectivités et d’autres actions distribuant des dividendes élevés ont bien performé. Le nouveau repli des taux obligataires à 10 ans et le rendement très faible des obligations d’entreprises investment grade ont incité les investisseurs à reprendre leur quête de rendement.

Les actions qui avaient largement progressé au cours des mois précédents en raison des attentes élevées des investisseurs, comme la technologie de l’information et la biotechnologie, ont subi une sévère correction. Nous pensons que les développements susmentionnés sont sains et montrent que les investisseurs s’intéressent davantage à la valeur fondamentale tangible des actions.

3. Obligations : rebond des marchés émergents

- Baisse des taux obligataires à 10 ans en raison de l’incertitude persistante
- Nous prévoyons toujours une hausse modérée des taux
- Les investisseurs s’intéressent à nouveau aux marchés émergents
- Nous avons désormais une position neutre en obligations des marchés émergents

Baisse des taux à 10 ans en raison de l’incertitude et de la faiblesse de l’inflation

En dépit de l’amélioration globale des indicateurs économiques de la zone euro, le taux des obligations d’État allemandes à 10 ans s’est replié au cours de ces derniers mois. À la mi-avril, il est redescendu sous 1,5% pour la première fois depuis mai dernier. Ceci est notamment imputable à un intérêt accru des investisseurs pour les obligations d’État sûres en raison des turbulences en Ukraine, en Chine et dans d’autres marchés émergents. Néanmoins, le recul persistant de l’inflation de la zone euro a également contribué aux pressions baissières sur les taux. Le taux américain à 10 ans a fluctué depuis février entre 2,6% et 2,8%. Le redressement des indicateurs économiques et l’augmentation de l’inflation légèrement supérieure aux attentes en mars poussent les taux légèrement à la hausse, tandis que l’aversion des investisseurs pour le risque fait en sorte que la hausse des taux reste modeste.

Nous prévoyons toujours une hausse modérée des taux

D’une part, la reprise cyclique dans les marchés développés est négative pour les obligations d’État et, d’autre part, les incertitudes persistantes (Chine, marchés émergents, tensions géopolitiques) ainsi que l’intérêt des investisseurs les soutiennent. À court terme, ces facteurs s’équilibrent, mais à moyen terme, nous prévoyons toujours une hausse modérée des taux obligataires à 10 ans, tant en Europe qu’aux États-Unis.

Les investisseurs s’intéressent à nouveau aux marchés émergents

Le sentiment s’est amélioré à l’égard tant des obligations que des actions des marchés émergents. Les investisseurs osent retourner sur ces marchés après une période prolongée de sorties des capitaux. Les taux ont augmenté substantiellement depuis mai 2013 et sont dès lors attrayants par rapport aux rendements des marchés développés. Maintenant que le risque d’une poursuite de la dépréciation des devises des marchés émergents semble plutôt limité, les flux de capitaux se sont améliorés et les devises s’apprécient. Bien que nous restions négatifs à l’égard de devises émergentes à moyen terme, nous pensons que le rebond pourrait se poursuivre à court terme. Nous avons dès lors adopté une pondération neutre des devises (locales) des marchés émergents.

Nous avons désormais une position neutre en obligations des marchés émergents

Ceci vaut aussi pour notre position en obligations locales des marchés émergents. En dehors des mesures du gouvernement chinois, la tendance à court terme s’est également améliorée pour les taux obligataires des marchés émergents. Ni l’abaissement du rating de crédit du Brésil par Standard & Poor’s, ni les signes de problèmes croissants au sein du système financier chinois, ni les tensions en Ukraine n’ont provoqué une vague de ventes d’obligations des marchés émergents. Si les devises émergentes continuent à se redresser, certaines banques centrales pourraient en profiter pour abaisser leurs taux (Turquie, Indonésie) ou pour ne plus devoir les augmenter (Brésil, Afrique du Sud).

Enfin, nous avons également ramené notre pondération des obligations des marchés émergents en monnaies fortes en position neutre. Les spreads attrayants font de cette classe d’actifs une option intéressante pour les investisseurs en quête de rendement.

4. Valeurs immobilières : surpondération

Cette année, les valeurs immobilières ont mieux performé que les actions mondiales grâce au repli des taux à long terme et à l’amélioration du contexte économique, reflétée par une hausse des prix immobiliers et des transactions. Les facteurs fondamentaux s’améliorent dans quasiment toutes les économies développées. Aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, au Japon et, plus récemment, dans d’autres pays du noyau dur et de la périphérie de la zone euro, on observe une amélioration des prix immobiliers, des ventes de maisons et de la dynamique du marché du travail.

Le positionnement des investisseurs demeure prudent : les valeurs immobilières sont sous-pondérées au sein des portefeuilles. Nous pensons qu’il n’est guère probable que les taux d’intérêt affichent une forte hausse identique à celle de mai/juin de l’an dernier. Les stratégies des principales banques centrales ont pour objectif de réduire les pressions haussières sur les taux. Le rendement du dividende attrayant des valeurs immobilières offre en outre une protection contre les hausses des taux, ainsi qu’un beau supplément de rendement en comparaison des taux des obligations d’État et même des obligations d’entreprises.

5. Matières premières : sous-pondération

Nous avons adopté une légère sous-pondération des matières premières. Le rebond de la demande de matières premières de la part des économies développées est annulé par la faiblesse des marchés émergents. Les investisseurs sont préoccupés par des thèmes structurels tels que le déclin de l’utilisation de matières premières par l’économie chinoise. Ceci est particulièrement négatif pour les métaux industriels. En revanche, l’or a profité de la hausse des risques géopolitiques et d’une augmentation de la demande physique (Nouvel An chinois), mais il ne subsiste selon nous guère de potentiel de hausse. Ceci vaut également pour les produits agricoles après leur solide performance du premier trimestre. Enfin, l’énergie a profité de la vigueur de l’hiver aux États-Unis, mais est désormais légèrement à la traîne.

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12H00

L’aciériste américain AK Steel, un cas typique de rattrapage boursier

Très attentive aux cas d’investissement qui se distinguent de l’ensemble de la cote boursière par un potentiel de rattrapage significatif, l’équipe de Diamant Bleu Gestion propose un décryptage concernant le titre américain AK Steel.

AK Steel est un producteur d’acier américain (acier laminé à faible teneur en carbone et à haute résistance, le plus utilisé aux Etats-Unis), une société suivie depuis plusieurs trimestres par Diamant Bleu Gestion. La publication des résultats d’AK Steel il y a quelques jours, illustre parfaitement la dimension « value » recherchée par l’équipe de gestion : avec un prix de vente moyen de $1 096 / tonne, le prix de l’acier produit par AK Steel est en hausse de +3% depuis le début de l’année et de +6% depuis le 4ème trimestre 2013. A 1,3 million de tonnes, la production vendue par AK Steel renoue avec un niveau relativement élevé, tandis que des tensions sur l’offre d’acier commencent à émerger aux Etats-Unis.

Pour Hugues Le Maire, co-fondateur de Diamant Bleu Gestion et Président de Diamant Bleu Canada, « une telle situation paraissait encore inenvisageable par les analystes il y a seulement quelques mois. Pourtant, il était possible de l’anticiper. En effet, les cinq principaux clients d’AK Steel sont des poids lourds de l’industrie automobile américaine et internationale : Ford (8% des ventes d’AK Steel), GM (7% des ventes), Toyota (6% des ventes), Fiat (4% des ventes) et Daimler (4% des ventes). Or, nous constatons que les ventes de ces constructeurs automobiles, notamment américains et allemands, sont en forte progression. Le secteur automobile a initié un cycle de rebond qui profite à AK Steel ou d’autres aciéristes, comme US Steel. Ces profils de valeurs boursières permettent ainsi d’exploiter le potentiel du marché automobile, en investissant dans des actifs encore fortement décotés. Le ratio Price to Book d’AK Steel est proche est inférieur à 30% et le cours du titre a progressé de plus de 100% depuis mi-2013 ».

Jugée jusqu’ici peu compétitive, l’industrie de l’aciérie va tirer parti de l’amélioration de l’environnement économique global. « Les effets du niveau plus élevé de la croissance américaine en particulier, et mondiale en général, commencent à se faire sentir sur l’équation entre l’offre de la demande d’acier » conclut Hugues Le Maire.

Diamant Bleu Gestion :
www.diamant-bleu.com

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10H00

Good Morning Finyear Readers!

European markets are trading little changed this morning holding on to yesterday’s gains ahead of today’s FOMC decision.
Even as the FOMC meeting is seen by many as a non-event it will likely together with plenty of corporate and economic data out of Europe and the US today help to shift temporarily the main focus away from the Ukraine.
Focus this morning will be on German employment numbers followed later on by GDP data out of the US and the closely watched ADP index which is expected to give traders a bit of a preview regarding Friday’s Non-farm payroll figures.
Overall not that much has changed over the past few weeks, while there have been plenty of solid earnings reports on both sides of the Atlantic and several economic reports indicating that the global economy is growing faster than expected events unfolding in the Ukraine have put a lid on any market major advances so far.
With many markets once again nearing the high of the recent trading range it wouldn’t come as too much of a surprise if some traders would feel tempted to take some profits ahead of today’s FOMC decision and tomorrow’s May holiday with many markets in Europe being closed for trading tomorrow.

Thank you.
Kind regards,

Markus Huber | Senior Sales-Trader/Senior Analyst
Peregrine & Black
www.peregrineblack.com

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9H45

Les marchés en léger repli avant une séance chargée en annonces

Marchés Actions : Sur les marchés actions, les résultats d’entreprises ont une nouvelle fois porté les principaux indices mondiaux à la hausse mardi. Tandis que le mouvement de fusions-acquisitions dans le secteur pharmaceutique continue de faire des émules, nous retiendrons l’annonce d’Alstom qui entend adosser sa branche énergie au poids lourd américain General Electric, suite à une offre de 12,35 milliards d’euros. La plupart des sociétés qui publient leurs comptes battent le consensus sur les dernières séances : Merck & Co n’a pas échappé à ce mouvement en révélant un bénéfice nettement supérieur aux attentes ce mardi. En parallèle, la séance a été riche en nouveaux catalyseurs, alors que les réunions de la Réserve fédérale américaine et de la banque du Japon débutaient. Globalement les investisseurs s’attendent, sans grande surprise, à une nouvelle réduction du programme de rachats d’actifs américain et préfèrent pour le moment s’attacher à cet effet d’annonce. En effet, la plupart des indicateurs macroéconomiques ont été quelque peu négligés dans ce contexte d’effervescence : on note toutefois le recul en avril aux Etats-Unis de l’indice de confiance du consommateur ainsi que l’augmentation des prix immobiliers dans les grandes villes du pays de 12,9% sur l’année. Sur le Vieux Continent, c’est l’indice des prix allemand qui aura le plus surpris les opérateurs en augmentant moins que prévu à 1,3% en avril. Dans ce contexte, le CAC 40 a réussi à inscrire un double record annuel en cours de séance, notamment soutenu par les titres Société Générale et Orange : l’indice phare français a ainsi gagné 0,83% sur les 4 497,68 points. Le Dax allemand s’est adjugé 1,46% sur les 9 584,12 points et le FTSE a progressé de 1,04% à 6 769,91 points. Outre-Atlantique, le Dow Jones a terminé sur les 16 535,37 points en hausse de 0,53%. Le S&P500 s’est élevé de 0,48% sur les 1 878,33 points et le Nasdaq de 0,72% à 4 103,54 points.

En Asie, dans l’attente du compte rendu de la Fed ce mercredi, la banque centrale nippone a maintenu sa politique monétaire inchangée, estimant que l’objectif d’un taux d’inflation à 2% était amplement envisageable. Malgré l’annonce d’une contraction du secteur manufacturier en avril au Japon, la tendance est restée soutenue par Wall Street. L’indice phare japonais, le Nikkei, a ainsi pu terminer sur les 14 304,11 points en hausse de 0,11%. Le Topix, plus large, a progressé de 0,15% sur les 1 162,44 points.

Ce mercredi nous attendons les Bourses européennes en repli à l’ouverture. Les investisseurs devraient en effet adopter une position attentiste en amont du compte rendu de la Réserve fédérale américaine et surtout dans l’attente de nouveaux catalyseurs majeurs aux Etats-Unis : nous suivrons notamment l’enquête ADP sur l’emploi privé pour avril, le PIB américain, l’indice PMI de Chicago ainsi que les stocks de pétrole pour cette semaine close. En Europe, les opérateurs attendent la reprise de cotation d’Alstom et pourront s’attacher aux chiffres de l’emploi en Allemagne ainsi que le prix à la consommation en zone euro.

Forex : Sur le marché des devises, la monnaie unique a connu hier une séance tumultueuse, impactée négativement par la publication des chiffres sur l’inflation en Allemagne, jugés comme décevants par les cambistes, et relançant ainsi les craintes sur la faiblesse de l’inflation en zone euro. En outre, la baisse des prix au sein de la première économie européenne a été plus forte que prévu sur un mois, sortie à 0,2%, ce qui pourrait avoir un impact crucial sur le calcul de l’inflation au sein de la zone euro et ainsi encourager la Banque centrale européenne à intervenir plus tôt que prévu en vue de stimuler l’activité économique au sein de la zone euro. Ce processus pourrait donc impacter directement la devise européenne qui en verrait ainsi sa valeur diluée. D’autre part, la plupart des opérateurs restait également prudente à l’approche de la publication ce jour du compte-rendu d’une réunion de deux jours du Comité de politique monétaire de la Fed, qui pourrait aboutir sur une nouvelle réduction du programme de rachat d’actifs de la Banque centrale américaine, à hauteur de 10 milliards de dollars. Ainsi, sur la seule séance d’hier, la parité EURUSD a retracé 75% de sa hausse enregistrée lors des cinq dernières séances, affichant un recul marqué de 0,30%, à 1,3810 dollar.

Outre-Manche, nous noterons la poursuite de la tendance haussière de la livre Sterling face à la majorité de ses devises de contrepartie, la plupart des cambistes spéculant tous dans le sens d’une économie britannique bien plus vigoureuse qu’anticipée, allant ainsi dans le sens des conclusions du FMI qui avait annoncé une croissance du pays à hauteur de 2,9% cette année, surperformant ainsi tous les autres pays développés. Ainsi, la paire GBPUSD progressait hier de 0,13%, à 1,6827 dollar, ayant même fleureté en séance avec un plus haut en quatre ans. Face à l’euro, même tendance mais beaucoup plus marquée, la paire EURGBP ayant lâché hier 0,40%, à 82,06 pences.

Nous noterons pour finir la forte dépréciation du Yuan face à la majorité de ses devises de contrepartie, la plupart des investisseurs restant alarmistes quant à l’économie de la Chine pour cette année, l’économie du pays ayant tout de même progressé de 7,4% au premier trimestre cette année, mais qui reste le niveau le plus bas depuis plus d’un an et demi. Parallèlement à cela, les autorités monétaires chinoises jugent que la devise du pays est à un niveau convenable, ne risquant donc pas d’intervenir à court terme en vue de lutter contre la dépréciation de sa monnaie et pourrait même encourager cette tendance de façon un peu plus marquée pour les prochains mois. Ainsi, sur le marché Offshore, la paire USDCNH progressait de 0,11%, à 6,2578 Renminbi.

Matières premières : Au chapitre des matières premières, le WTI et le Brent évoluent dans le rouge ce matin. Le WTI cède 0,80% à 100,47$, tout comme le brut de référence européen en recul de 0,29% à 108,66$. Le WTI est proche d’une deuxième baisse mensuelle alors que les stocks de brut n’ont jamais semblé si élevé depuis de nombreuses années. En effet, alors que l’historique des données mensuelles du gouvernement américain remonte à 1920, les stocks de brut devraient avoir atteint leur plus haut niveau depuis mai 1931. De son côté, le Brent est proche d’effectuer un rebond en avril, favorisé par le regain de tension en Ukraine qui a entrainé une vague de nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie. Alors que Moscou a précisé que les nouvelles sanctions prises à l’encontre de la Russie pourraient amener à reconsidérer l’approvisionnement en matières premières des pays occidentaux, l’Union Européenne et les Etats-Unis dénoncent le non-respect de l’accord signé le 17 avril à Genève qui était destiné à désamorcer le conflit russo-ukrainien. Du côté de la Libye, des tireurs non identifiés ont ouvert le feu au parlement pendant un vote. Environ 25 hommes armés ont tenté de prendre d’assaut le bâtiment. Rappelons que la Libye s’apprête à reprendre ses exportations de pétrole depuis le port de Zueitina situé à l’Est du pays. En effet, un accord a été conclu le 6 avril dernier entre les rebelles et le gouvernement pour récupérer le contrôle de Zueitina et Hariga, deux des quatre ports capturés en Juillet 2013 en contrepartie d’indemnités réclamées par les rebelles.

Du côté des métaux précieux, c’est une nouvelle journée qui commence dans le rouge. L’or cède 0,17% à 1 293,71$ et l’argent 0,44% à 19,38$. Le métal jaune reste sous pression à cause de la réunion de la FED qui devrait annoncer une nouvelle réduction de son rachat mensuel d’obligations ce soir. L’or progresse de 0,9% au mois d’avril et de 7,8% depuis le début de l’année. Alors que les Etats-Unis et l’Union Européenne ont renforcé les sanctions prises contre la Russie en début de semaine, Vladimir Poutine tente de mettre la pression sur les pays Occidentaux en indiquant que l’approvisionnement en matières premières pourrait être fortement perturbé. Rappelons que le marché de l’or en Asie sera fermé demain, y compris donc ceux de la Chine et de l’Inde, les deux plus gros consommateurs d’or au monde. Le platine et le palladium cède respectivement 0,26% et 0,38% à 1 424,75$ et 803,00$.

Saxo Banque (France)
www.saxobanque.fr


The Financial Year Coffee - 30 avril 2014 (édition n°6 - 18H30)
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25 avril 2014

L'emploi se refuse toujours à la France

Compte tenu de la conjoncture, le Gouvernement ne pouvait pas s'attendre à des miracles au mois de mars. La progression du nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A est de 1600 au mois de mars est un résultat assez logique. La consommation et la production industrielle sont assez étales depuis le début de l'année. Ainsi, le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A s'élève à 3,349 millions.

Pour l'ensemble des inscrits à Pôle emploi, ayant ou non travaillé dans le mois (catégories A, B et C), l'évolution est de +0,2%, (+11700).

La montée en puissance des contrats d'avenir

Le Gouvernement se félicite de la baisse du chômage des moins de 25 ans, -0,8 % en mars soit 4 300 jeunes en moins. Il y a un phénomène saisonnier de ce chômage qui est à prendre en compte tout comme la montée en puissance du dispositif des contrats d'avenir. Néanmoins, en un an, de mars 2013 à mars 2014, le nombre de demandeurs de moins de 25 ans a diminué de 2,6%.

Les seniors ou la déflation salariale

Si le chômage des moins de 50 ans a diminué en mars, les entreprises poursuivent à licencier les plus de 50 ans. Le nombre de demandeurs de plus de 50 ans s'accroit de +7 300 en mars.

Les entreprises réduisent leurs coûts sociaux en taillant dans les effectifs les plus âgés. Elles pratiquent ainsi une déflation salariale d'autant plus que les salaires des jeunes sont orientés à la baisse.

Cet ajustement par l'emploi des seniors est une conséquence de la rigidité des salaires. Autrefois, c'était les plus de 55 ans qui étaient visés, désormais, les entreprises régulent leurs effectifs à partir de 50 ans.

Augmentation de la durée du chômage

Les demandeurs d'emploi éprouvent des difficultés croissantes pour retrouver un emploi comme l'a confirmé une récente étude de la DARES. Il en résulte un accroissement de la durée du chômage.

En France métropolitaine, l'ancienneté moyenne des demandeurs d'emploi inscrits en catégories A, B, C fin mars 2014 est de 519 jours. La durée moyenne d'inscription sur les listes de Pôle emploi des demandeurs d'emploi sortis des catégories A, B, C au mois de mars est de 274 jours contre 261 jours au mois de mars 2013.

Corse et Ile de France ne sont pas à la fête

Au niveau géographique, ce sont les régions Corse (+10,2 %), Aquitaine (+6,8 %) et Ile de France (+6,2 %) qui sur un an connaissent les plus fortes hausses de demandeurs d'emploi (catégorie A). Les meilleurs résultats sont obtenus en Bourgogne (0 %) ou en Limousin (0,4 %). Il y a un phénomène de rattrapage de la part de régions qui avait réussi à bien surmonter la crise de 2009 et le début de la crise de 2012. Pour la Corse, le mois de mars marque la fin de l'intersaison touristique. Par ailleurs, le ralentissement du secteur du bâtiment conduit à un fort recul de l'activité sur l'île. Pour la région parisienne, les grands groupes réduisent leur politique d'embauche et régulent leurs effectifs les plus âgés.

Philippe Crevel, Économiste

Corporate Finance : commentaires du jour

(NOUVEAU) L'actu Corporate Finance par FinActu :

- Orpea acquiert le groupe allemand Silver Care auprès de Chequers Capital 29/04/2014
- Moisand Boutin & Associés a accompagné le groupe B&B, dans le cadre de l’acquisition de Lucie Saint-Clair 29/04/2014
- Neo Telecoms rejoint Zayo Group 29/04/2014
- Groupe Audika: cession stratégique du réseau de centres en Italie 29/04/2014
- Prixtel annonce le rachat de Zéro Forfait 29/04/2014
- Sartorius Stedim Biotech prend une participation majoritaire au sein de la start-up américaine AllPure Technologies 29/04/2014
- KURMA Partners investit dans la société suédoise OxThera 29/04/2014
- CALAO Finance entre au capital de Lilikim 29/04/2014
- Le FRI Rhône-Alpes 1, ESFIN Gestion et Rhône-Alpes PME entrent au capital d’HPM Groupe 28/04/2014
- Anevia annonce l’enregistrement de son Document de Base en vue de son introduction en bourse sur le marché Alternext d’Euronext à Paris 28/04/2014

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Quatrième trimestre 2013 : Déficit public désaisonnalisé de la zone euro en baisse à 2,6% du PIB

Le déficit s’est réduit à 3,1% du PIB dans l’UE28.

Au quatrième trimestre 2013, le ratio du déficit public par rapport au PIB, corrigé des variations saisonnières, s’est établi à 2,6% dans la zone euro (ZE18), en baisse par rapport au troisième trimestre 2013 où il était de 3,1%.
Dans l’UE28, le ratio de la dette publique par rapport au PIB a également diminué, passant de 3,5% du PIB au troisième trimestre 2013 à 3,1% du PIB au quatrième trimestre 2013.

EUROSTAT
ec.europa.eu/eurostat


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TAUX D'INTERET LEGAL

Le taux d'intérêt légal 2014 reste inchangé par rapport à 2013. Il demeure fixé à 0,04%.
Par Décret n° 2014-98 du 4 février 2014 (J.O. du 6 février) le taux de l'intérêt légal est fixé à 0,04 % pour l'année 2014.

Rappelons que :
- En 2013, il était de 0,04%
- En 2012, il était de 0,71%
- En 2011, il était de 0,38%
- En 2010, il était de 0,65%
- En 2009, il était de 3,79%
- En 2008, il était de 3,99%
- En 2007, il était de 2,95 %

Lisez notre article "Taux d'intérêt légal et taux interbancaires (définitions et historiques)" en suivant ce lien


TAUX INTERBANCAIRES

Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois





Notes :

- Euro Overnight Index Average (EONIA) : taux calculé par la BCE et diffusé par la FBE (Fédération Bancaire de l'Union Européenne). Il résulte de la moyenne pondérée de toutes les transactions au jour le jour de prêts non garantis réalisées par les banques retenues pour le calcul de l'euribor.

- Euro Interbank Offered Rate (EURIBOR) : taux interbancaire offert entre banques de meilleures signatures pour la rémunération de dépôts dans la zone euro. Il est calculé en effectuant une moyenne quotidienne des taux prêteurs sur 13 échéances communiqués par un échantillon de 57 établissements bancaires les plus actifs de la zone Euro. Il est calculé sur la base de 360 jours et est diffusé à 11h le matin si au moins 50% des établissements constituant l'échantillon ont effectivement fourni une contribution. La moyenne est effectuée après élimination des 15% de cotation extrêmes (le nombre éliminé est toujours arrondi) et exprimée avec trois décimales.

Tableaux et historiques des TAUX D'INTERET DU MARCHE INTERBANCAIRE DE LA ZONE EURO édités par la Banque de France

Taux de référence des bons du Trésor et OAT

Taux quotidiens (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)
+
Moyennes mensuelles (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)
* Moyennes calculées avec le nombre de jours calendaires du mois

Tableaux et historiques des taux de référence des bons du Trésor et OAT édités par la Banque de France




INDICES OBLIGATAIRES

Indices Quotidiens TEC-N (Mise à jour quotidienne, tableau fourni par la Banque de France)

Description : L’indice quotidien CNO-TEC n, Taux de l’Echéance Constante n ans, pour n variant de 1 à 30, est le taux de rendement actuariel d’une valeur du Trésor fictive dont la durée de vie serait à chaque instant égale à n années.

Ce taux est obtenu par interpolation linéaire entre les taux de rendement actuariels annuels des 2 valeurs du Trésor qui encadrent au plus proche la maturité n.

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices Hebdomadaires (Mise à jour hebdomadaire, tableau fourni par la Banque de France)

Notice : (description et calcul)
THO : Taux hebdomadaire du marché primaire des émissions à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
THE : Taux hebdomadaire des emprunts d'Etat ayant une échéance de plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FELT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat à plus de 7 ans (TEC 10 +0,05%)
FECT : Rendement secondaire des emprunts d'Etat entre 3 et 7 ans (TEC 5 +0,05%)
PRLT : Rendement secondaire des emprunts du secteur privé à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)
PUCT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public de 3 à 7 ans (TEC 5 +0,25%)
PULT : Rendement secondaire des emprunts du secteur public à plus de 7 ans (TEC 10 +0,25%)

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.


Indices mensuels (Mise à jour mensuelle, tableau fourni par la Banque de France)

Description :
TMO : Moyenne arithmétique des THO du mois
TMB : Moyenne arithmétique des THB du mois ( THB = Taux Hebdomadaire d'adjudication des Bons du trésor à 13 semaines)
TME : Moyenne arithmétique des THE du mois

Les historiques, réunis en un seul fichier, sont accessibles ici sur le site de la Banque de France.

Tableaux et historiques des INDICES OBLIGATAIRES édités par la Banque de France


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Mercredi 30 Avril 2014
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