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Technologies de l’information : France 20ème à l’Index mondial de la compétitivité


La France se classe 20ème à l’Index mondial de la compétitivité du secteur des technologies de l’information en 2008 ; elle perd ainsi deux places par rapport à son classement 2007. L’Autriche et Israël, classés 19ème et 20ème en 2007, la devancent désormais ; elle précède en revanche la Belgique, l’Espagne et l’Italie. Ce sont là quelques-uns des constats de la nouvelle étude réalisée par l’Economist Intelligence Unit à la demande de Business Software Alliance (BSA).




Cette étude annuelle, réalisée en 2008 pour la seconde fois, analyse et compare l’environnement du secteur des technologies de l’information dans soixante-six pays pour déterminer dans quelle mesure ils sont favorables à la compétitivité de ce secteur. Les pays figurant parmi les vingt premiers sont les mêmes que l’an dernier, mais neuf d’entre eux ont progressé tandis que onze perdaient des places au classement. Trois pays font leur entrée dans le « top 5 » : Taiwan, la Suède et le Danemark. Les cinq premiers pays européens du palmarès sont le Royaume-Uni, la Suède, le Danemark, les Pays-Bas et la Suisse.

« L’index de cette année montre qu’un pays peut monter ou baisser très vite dans le classement », déclare Natacha Jollet-David, porte-parole BSA en France. « La capacité des pouvoirs publics et des industriels nationaux à fournir des emplois et une meilleure qualité de vie grâce aux technologies de l’information dépend en grande partie de la manière dont ils gèrent les six facteurs de compétitivité. L’attitude relativement protectionniste de la France pourrait ainsi expliquer en partie que la croissance du secteur y soit moins rapide que dans d’autres pays d’Europe occidentale. »

L’étude constate que la France obtient ses meilleurs résultats dans les domaines du juridique et de la R&D ; à l’égard de celle-ci, la France fait mieux que la plupart des pays occidentaux mais considérablement moins bien que Taiwan, la Corée du Sud ou le Japon. Il lui reste des progrès à accomplir notamment en ce qui concerne le domaine général des affaires et la formation du personnel.

« Les responsables publics et les chefs d’entreprise doivent prendre garde à l’ensemble des facteurs qui conditionnent la compétitivité du secteur des technologies de l’information », insiste Denis McCauley, directeur des études mondiales sur les technologies au sein de l’Economist Intelligence Unit. « Rares sont les pays qui pourraient espérer renforcer ce secteur sans un environnement économique et juridique solide, des ressources humaines abondantes, un soutien à l’innovation et une généralisation de l’usage des technologies dans l’ensemble de la société. »

Six conditions essentielles de la compétitivité
Selon l’Economist Intelligence Unit, six facteurs contribuent à créer un contexte favorable au secteur des technologies de l’information : une offre de compétences abondante, une culture favorable à l’innovation, des infrastructures technologiques de grande qualité, un régime juridique robuste protégeant la propriété intellectuelle, en particulier les brevets et droits d’auteur, une économie ouverte et concurrentielle, et une action gouvernementale judicieusement équilibrée entre soutien aux technologies et libre fonctionnement du marché.

D’une manière générale, les pays qui obtiennent de bons résultats à l’égard de ces six « facteurs de compétitivité » sont aussi ceux où le secteur des technologies de l’information fonctionne bien. Ainsi ce secteur est-il directement à l’origine de plus de 5 % du produit intérieur brut de la plupart des pays les plus développés. Il exerce aussi un effet d’entraînement sur l’ensemble de l’économie en aidant organisations et travailleurs à être plus efficaces et plus productifs.

L’étude révèle en outre que :
- Investir dans le capital humain est absolument essentiel pour le secteur des technologies de l’information d’un pays. Trouver des collaborateurs de talent est l’un des défis les plus considérables que les producteurs de ce secteur devront relever dans les années à venir.
- Un marché concurrentiel du haut débit contribue à renforcer le secteur des technologies de l’information. Sans un accès rapide, fiable et sûr à internet, les entreprises du secteur ne peuvent interagir de manière efficace avec leurs partenaires et la communauté des chercheurs ; elles ne peuvent pas non plus vendre leurs services en ligne.
- Il est essentiel que l’environnement juridique protège la propriété intellectuelle et combatte énergiquement la cyber-délinquance. Les États-Unis, l’Australie et les pays d’Europe occidentale sont ceux qui ont mis en place les systèmes les plus efficaces en matière de propriété intellectuelle et de cyber-délinquance, mais des améliorations progressives sont manifestes aussi dans des régions moins favorables comme la Chine.
- La mondialisation et internet vont ‘libérer’ la R&D. Les meilleurs incubateurs de l’innovation seront des écosystèmes, en ligne ou non, qui rassembleront des hommes, des technologies, du capital-risque et de bonnes universités, et qui seront encouragés par une culture de prise de risque.

Pour tout renseignement supplémentaire sur les résultats et la méthodologie de l’étude, voir How technology sectors grow :
Benchmarking IT industry competitiveness 2008, disponible gratuitement (en anglais) sur les sites eiu.com ou bsa.org/globalindex

À propos de l’Economist Intelligence Unit
L’Economist Intelligence Unit est la branche information économique de The Economist Group, éditeur de The Economist. Grâce à son réseau mondial formé de plus de 650 analystes, l’EIU évalue et prévoit en continu la situation de la politique, de l’économie et des affaires dans 200 pays. Premier fournisseur mondial de renseignements sur les pays, EIU aide les dirigeants à prendre de meilleures décisions professionnelles en leur apportant des analyses actuelles, fiables et impartiales sur l’évolution des marchés et les stratégies des entreprises dans le monde entier.

À propos de Business Software Alliance
Business Software Alliance est une organisation mondialement reconnue, consacrée à la promotion d’un monde numérique légal et sûr. Elle est le porte-parole de l’industrie mondiale du logiciel et de ses partenaires constructeurs auprès des pouvoirs publics et sur le marché international. Ses adhérents représentent l’un des secteurs d’industrie qui connaissent la croissance la plus rapide dans le monde. Les campagnes de BSA soutiennent l’innovation technologique à travers des actions d’information en faveur de la protection de la propriété intellectuelle, de la cyber-sécurité, des échanges et du commerce électronique. En France, BSA regroupe notamment les éditeurs suivants : Adobe, Altium, Apple, Attachmate, Autodesk, Avid, Bentley Systems, Corel, MathWorks, Microsoft, Monotype, Quark, Siemens UGS, Staff&line, Symantec, et Tekla.
www.bsa.org

Mardi 16 Septembre 2008
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