Sur la trace du coupable du Facebook flop
08/06/2012

Au-delà de l’exemple de Facebook, ces marchés privés rendent et rendront de plus en plus difficile de réussir une introduction sur les marchés publics (la bourse). Il se pourrait même que l’investissement pré-IPO dans des start-up ressemble de plus en plus au marché de l’art : un marché réservé aux plus riches heureux de posséder des titres rares et donc chers, une qualité qui s’évapore dès l’introduction en bourse et rend l’investissement plus que hasardeux.
Les marchés privés pré-IPO surévaluent les valeurs des start-up car, face à une offre très réduite (les rares collaborateurs détenteurs de titres), la demande s’emballe portée par le buzz. Avec Facebook, la bulle spéculative de la Silicon Valley incarnée par les marchés privés l’a emporté sur Wall Street, le marché public. Ne cherchons plus le coupable du Facebook flop.
Enfin et pour le seul plaisir, je me permets de rappeler la conclusion de ma tribune de juin 2011* sur ces marchés privés : « Faut-il se risquer sur ces marchés ? Faut-il surfer sur la bulle ? Mon conseil : ne pas être le dernier à partir. »
Le conseil était bon !
* www.latribunedepad.fr/2011/06/qui-sera-le-dernier-de-la-bulle-2-0/
Pierre-Antoine DUSOULIER, Président de Saxo Banque
www.saxobanque.fr
