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Stratégie d'investissement septembre 2010 (Cholet Dupont)


Malgré le retour des incertitudes au mois d’août, les marchés ont été relativement bien orientés pendant l’été. L’automne sera-t-il aussi serein ?




Courant juillet, la publication des tests de résistance des banques européennes a fait baisser l’aversion au risque, ce qui a favorisé les emprunts des Etats fragiles, les dettes des banques ou des entreprises. Des perspectives économiques plus encourageantes en Europe ont également entraîné une appréciation de l’euro et une hausse des marchés actions. Les bons résultats publiés par les entreprises de part et d’autre de l’Atlantique ont accentué cette tendance jusqu’au 11 août. A cette date, la FED, jugeant la croissance américaine fragile, a indiqué qu’elle était prête à la stimuler si nécessaire par de nouveaux achats d’emprunts d’Etat sur les marchés. Cette perspective a provoqué un cercle vicieux : les taux des emprunts d’Etat allemands et américains ont fortement baissé ; ceci a alimenté en retour des craintes de récession et de déflation qui ont elles-mêmes entraîné de nouvelles baisses des taux.

Pourtant, les statistiques publiées depuis deux mois ne sont pas aussi négatives. La conjoncture américaine marque le pas notamment à cause de l’immobilier mais l’industrie et les services ne sont pas menacés à court terme d’un retour en récession. En Europe, la situation est toujours très contrastée entre le Nord et le Sud mais
elle devrait s’améliorer grâce au rebond très prononcé de l’Allemagne au deuxième trimestre. Si l’embellie de la consommation et de l’investissement se confirme, la première puissance économique européenne pourrait ainsi redevenir une locomotive pour toute la zone. Ce scénario favorable semble plausible tant que l’activité américaine n’enregistre qu’une modération et non une rechute. Or, les tous derniers indices ISM américains ont été plutôt rassurants. Le prochain rapport sur l’emploi permettra d’affiner l’analyse.

Depuis le mois d’avril, la baisse des marchés actions traduit sans doute ces changements de perspectives. Les mouvements sur les marchés actions et obligations au mois d’août ont laissé les marchés interbancaires assez sereins de même que les titres bancaires. Cette absence de tension est rassurante contrairement à la situation du printemps. Parallèlement, la volatilité des marchés a commencé à s’apaiser.

Si les craintes de retour en récession ne ressurgissent pas dans les prochaines semaines, la stabilisation actuelle des marchés actions pourrait laisser la place à une hausse plus sensible. Parallèlement, pour prendre en compte les révisions de la croissance économique, nous avons légèrement abaissé nos prévisions pour les indices en fin d’année. Pour 2011, la visibilité nous semble encore faible.

La tendance incertaine des marchés semble maintenant encadrée entre les points bas de juillet et les points haut d’août, ce qui est déjà un progrès, permettant d’intervenir en trading à court terme. Si les marchés venaient tester à nouveau les points bas sans les enfoncer, nous serions partisans de revenir à une allocation stratégique un peu plus favorable aux actions.

Par compartiment, les actions européennes et des pays émergents sont privilégiées. Les actions américaines viennent ensuite mais ce pays concentre l’essentiel des craintes macroéconomiques pour l’instant. Nous restons à l’écart du Japon, les actions sont mal orientées et l’appréciation du yen est difficile à appréhender.

Nous maintenons en portefeuille les secteurs bénéficiant d’une tendance favorable depuis le début de l’année (consommation, distribution, tourisme/loisirs, santé, médias, biens et services industriels). Nous abaissons la note Court Terme des Biens et Services industriels (=) et la note Moyen Terme de la Technologie (=). Nous relevons à Neutre les notes Moyen Terme de l’Assurance et des Banques pour tenir compte d’un environnement réglementaire plus stable et de la meilleure rentabilité du secteur. Enfin nous relevons la note Moyen Terme (+) des Télécommunications, secteur qui a déjà bien rebondi où nous restons neutre à Court Terme.

Nous ne modifions pas la partie défensive des portefeuilles. Nous maintenons les obligations d’entreprises, convertibles et produits de gestion alternative ou flexibles. Après leur très fort rebond, les emprunts d’Etat AAA semblent surcotés, sauf en cas de déflation avérée et les produits de dettes des pays émergents paraissent plus attractifs.

Vincent GUENZI
Responsable de la Stratégie d’Investissement Cholet Dupont

Document complet ci-dessous (PDF)

cholet_dupont___strategie_septembre_2010.pdf Cholet Dupont - Stratégie Septembre 2010.pdf  (427.07 Ko)


Mardi 7 Septembre 2010
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