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Stratégie d'Investissement Vincent Guenzi (Mars 2011) - CHOLET DUPONT


« Les marchés sont entrés dans une zone de turbulences et nous maintenons notre message de prudence à court terme sur les actions des sociétés les plus cycliques »




Stratégie d'Investissement Vincent Guenzi (Mars 2011) - CHOLET DUPONT
Alors que de nombreux indicateurs économiques positifs et des indices de confiance au plus haut permettaient d’envisager une activité bien orientée aux Etats-Unis et en Europe continentale, la révolte en Libye a interrompu le regain d’intérêt des investisseurs pour le risque et les actions.

Certes, nul ne connaît l’issue des conflits en cours et la nature des régimes politiques qui s’établiront en Tunisie, en Egypte ou en Libye. De même, le risque de contagion dans les pays du Golfe Persique est réel. La hausse du pétrole, engagée depuis l’automne, s’est encore accélérée. Si elle se poursuivait à ce rythme, elle aurait des implications sur le pouvoir d’achat des ménages et sur les marges des entreprises et finirait par avoir un impact récessif sur des économies dont la reprise n’est pas encore auto-entretenue. Mais un apaisement relatif n’est pas exclu, et, à terme, les exportations de pétrole reprendront car elles restent indispensables pour assurer le développement des pays producteurs, quel que soit leur régime politique.

Outre ces problèmes géopolitiques qui entretiennent l’incertitude, les marchés financiers doivent affronter d’autres dangers qui on fini par ébranler leur optimisme et interrompre leur progression : la hausse des autres matières premières, l’inflation et les réactions des Banques Centrales à celle-ci, le risque de ralentissement des pays émergents qui en découle. Tous ces points semblent liés à la stimulation monétaire intense, mise en œuvre depuis la crise financière, nécessaire initialement, mais qui entraîne maintenant des spéculations déstabilisantes.

Enfin, au cours du mois de mars, les responsables européens doivent essayer d’adopter un programme commun de gouvernance économique, condition exigée par l’Allemagne pour accepter la mise en place d’un mécanisme permanent de soutien aux pays endettés. La nouvelle majorité en Irlande, les échecs électoraux du parti de Mme Merkel, les délais de remboursement demandés par la Grèce ou la baisse des taux d’intérêt des prêts souhaitée par le Portugal ne vont pas simplifier les choses. Les marchés le savent et les tensions sur les taux d’intérêt des PIIGS en témoignent.

Pour toutes ces raisons, nous renouvelons notre conseil de prudence même si les perspectives économiques satisfaisantes nous encouragent à rester confiants à moyen terme. D’ailleurs, les marchés actions ne sont pas entrés dans une spirale baissière et ont même plutôt bien résisté jusqu’à la fin du mois de février. Mais la période de transition et d’incertitude n’est sans doute pas terminée. Tant que les matières premières ne se seront pas stabilisées, éventuellement au prix d’une modération de la croissance en Chine, les tensions pourraient être trop fortes pour permettre la poursuite de la hausse des actions.

Dans cette phase d’attentisme, il importe de diminuer la sensibilité des portefeuilles aux différents risques, en réduisant notamment les valeurs trop cycliques en profitant des rebonds techniques. Nos choix sectoriels sont donc inchangés et nous privilégions les secteurs Pétrole et Gaz, la Technologie, les Medias, les Télécommunications et les Services aux Collectivités, secteurs où les valeurs ont généralement de bons rendements. Nous attendrons des replis pour revenir sur des valeurs financières.

Les actions des pays émergents nous semblent encore un peu vulnérables. Par défaut, nous préférons celles des Etats-Unis ou d’Europe mais sans nous précipiter pour acheter.

Parmi les produits défensifs, le retour des incertitudes est favorable aux emprunts des Etats bien notés, mais les espérances de gains paraissent faibles. Les replis des marchés apporteront certainement des opportunités pour acheter des obligations privées convertibles ou à haut rendement. Enfin, nous rappelons l’intérêt des sicav de volatilité pour profiter de l’accroissement des fluctuations des marchés. Nous évitons le compartiment des matières premières industrielles qui n’a pas encore souffert des craintes de ralentissement dans les pays émergents ou des risques de normalisation monétaire dans les pays développés.

Suite dans le PDF téléchargeable ci-dessous

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Vendredi 11 Mars 2011
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