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Steven Commander, End-User Business Manager de HID Global


Monsieur Steve Commander bonjour, pourriez-vous nous présenter HID Global et ses solutions en quelques lignes ?




Steve Commander
Steve Commander
HID Global est un acteur de premier plan pour la fourniture de solutions pour la création, l’utilisation et la gestion de supports d’identification sécurisés. Ses principaux marchés sont le contrôle d’accès physique et logique et l´émission sécurisée des badges, dont l´authentification forte et la gestion des identités, la personnalisation des badges ou encore la gestion de visiteurs.
HID Global, une société du groupe ASSAABLOY, possède des bureaux dans plus de cent pays et est connu à travers ses principales marques que sont FARGO®, HID®, OMNIKEY® ou ActivID®.

Quel est le positionnement de HID Global sur le marché de l'Education ? Pourquoi ce marché plus particulièrement ?

Le marché de l’Education est en pleine mutation influencé par des tendances fortes.
Parmi celles-ci on peut citer :
- l’utilisation de la carte d’étudiant pour des services multiples, paiement, accès aux locaux, gestion des photocopies et des impressions, etc … La technologie de choix pour la carte d’étudiant étant la technologie sans contact (RFID)
- le développement de l’usage de la carte d’étudiant comme une véritable carte d’identité et preuve de statut d’étudiant, sur le territoire national ou à l’international
- le développement de l’utilisation des Smartphones dans la population étudiante. L’ étude du CREDOC « Enquête sur les « Conditions de vie et les Aspirations» de juin 2013 indique que 75% des 18 – 24 ans ont un Smartphone. Ces « Digital Natives » s’attendent à trouver des services adaptés à la mobilité dans les établissements d’enseignement
- la mobilité dans l’apprentissage aussi bien sur un même territoire qu’à l’international, l’Europe s’étant fixé comme objectif d’amener 20% des étudiants à effectuer une partie de leurs études à l’étranger d’ici 2020
- le développement des logements étudiants gérés par des organismes privés qui mettent ces logements à la disposition d’une population non étudiante pendant les périodes de vacances

Ces tendances ont un impact direct sur les solutions mises à la disposition du marché. Les technologies doivent être d’un niveau de sécurité cohérent avec les usages, en particulier les données du porteur de la carte doivent être protégées, que ce soient les données graphiques en surface ou les données numériques inscrites dans le composant électronique. Cette sécurité des informations nécessite des équipements d’impression et d’encodage adaptés et fiables. Enfin, les usages mobiles nécessitent des solutions robustes de virtualisation des cartes d’étudiant et de gestion de leur cycle de vie. Tous ces composants sont proposés par HID Global à travers son réseau de revendeurs et d’intégrateurs. C’est pour ces raisons que l’offre d’HID Global est particulièrement pertinente sur le marché de l’éducation.

Quel constat pouvons-nous faire aujourd’hui en matière de sécurité au sein des établissements universitaire ? Où en est la France aujourd'hui par rapport à l'Europe ? Taux d'équipement ?

L’actualité nous rappelle régulièrement à quel point l’éducation et la recherche sont des atouts indispensables pour assurer le développement économique et social d’une nation. A tel point par exemple qu’il y a en France un cadre un légal (art. 410-1 du code pénal) pour les éléments essentiels du potentiel scientifique de la nation et qui a donné lieu à la création des Zones à Régime Restrictif (ZRR). Ces ZRR concernent les installations et les matériels de recherche et mêmes si leur adoption est encore sujette à débats, elles visent à protéger le potentiel scientifique et technique de la nation.

Bien évidement la protection des personnes, étudiants et personnel éducatif, et la sécurité des locaux participent à cet objectif global de protection.

La situation dans les établissements d’enseignement est très variable. Pour ceux par qui sont concernés par les ZRR par exemple ou qui ont des programmes d’échange avec des pays ou la sécurité est un véritable enjeu, la sécurité est de bon niveau et est conforme aux bonnes pratiques. Les personnes sont identifiées, elles s’identifient pour certains accès et il y a des processus pour assurer la sécurité.

Il peut aussi y avoir des établissements ou la sécurité est moins élevée, parce que la taille de l’établissement ne le justifie pas ou parce que les contraintes réglementaires ne s’appliquent pas de la même façon.
En France comme dans le reste de l’Europe, l’absence de règles ou recommandations au niveau national sur les sujets de la sureté et de la sécurité explique en partie ces écarts. Ceci est toutefois en train de changer. Les ZRR mentionnées ci-dessus font partie des politiques nécessaires pour rationaliser le niveau de sécurité de certains établissements et l’Agence Nationale pour la Sécurité des Systèmes d’Informations a récemment émis un certain nombre de recommandations sur les sujets du contrôle d’accès physique. D’un point de vue plus technologique, l’initiative récente du CNOUS pour homogénéiser la technologie de base de la carte d’étudiant RFID va également favoriser une réduction des écarts entre établissements.

Il y a également des initiatives de la part d’organismes Européens tels que ECCA (European Campus Card Association) pour faciliter l’interopérabilité des différents systèmes de cartes de Campus.

Quels sont les problèmes auxquels sont confrontés les établissements universitaires par rapport à l’utilisation des cartes sans contact ? Comment pourriez-vous les accompagner dans la modernisation de leurs équipements permettant à terme de généraliser l'utilisation de cartes uniques ?

Le principal défi auquel sont confrontés les établissements est l’obsolescence de leur infrastructure notamment celle des cartes. Nous avons vu que le niveau d’exigence sécuritaire augmente et les technologies pour y répondre sont des technologies sans contact de dernière génération. Les établissements vont donc devoir mettre à jour leurs équipements et leurs systèmes, voire s’équiper de nouveaux équipements de lecture et d’impression/encodage pour permettre de nouvelles applications, par exemple le paiement sans contact, le contrôle d’accès aux logements, l’emprunt d’ouvrages à la bibliothèque etc ..
HID propose des matérielles multi-technologies qui facilitent les migrations technologiques. Ils permettent de faire cohabiter des cartes de différentes technologies (par exemple cartes à pistes magnétiques ou sans contact ancienne génération pour les administratifs et cartes sans contact de dernière génération pour les étudiants) et donc limitent les coûts liés à un renouvellement massif de cartes. Ces équipements sont disponibles pour des applications de contrôle d’accès mais également pour des applications de gestion du temps ou encore d’identification sur des applications PC. De la même façon les imprimantes FARGO de HID Global permettent l’impression et l’encodage des cartes sans contact de diverses technologies, il est donc possible de s’équiper d’imprimantes / encodeuses pour émettre des cartes pour des populations variées.

Quels sont les avantages des cartes uniques ? Pourriez-vous nous donner des exemples ? Quels seraient les avantages pour le personnel des établissements ? Idem pour les étudiants ? Et notamment les étudiants qui partent à l’étranger dans le cadre d'un échange universitaires ?

Les cartes uniques ont des avantages pour toutes les parties prenantes.

Les étudiants tout d’abord. Ceux-ci n’ont plus qu’un seul support à avoir sur eux pour accéder à l’ensemble des services qu’offre non seulement l’établissement mais potentiellement tous ses partenaires. La carte peut donc servir pour accéder aux locaux, emprunter des livres, payer ses achats ou encore accéder aux installations sportives sur site. Mais elle peut également servir comme carte de paiement hors du site du campus si celle-ci est une carte de paiement émise par une banque dans le cadre d’un co-branding. Un certain nombre de banques en France et en Europe s’adossent à des établissements d’enseignement pour émettre de véritables cartes de paiement nationales et internationales qui sont aussi des cartes d’étudiants. Cette carte d’étudiant peut de plus être une carte d’étudiant internationale si elle est adossée à un programme tel qu’ISIC (International Student Identity Card). Elle sert alors non seulement de carte d’étudiant nationale, de carte de paiement mais aussi de carte d’identité étudiante internationale et donne accès à des avantages à l’étranger.

Pour les établissements une carte unique est un moyen de se différencier et d’offrir des services innovants à une population avide de technologies. De plus c’est une source non négligeable de baisse des coûts de gestion. Cette baisse des coûts a lieux à plusieurs niveaux. La rationalisation des différents services sur une seule carte facilite la gestion de l’émission des supports et permet d’optimiser les coûts de gestion des différentes applications en simplifiant les bases de données. De plus, la baisse des coûts peut se faire avec les applications mises en œuvre. Une application telle que la gestion des photocopies et des impressions permet de baisser les coûts de 30% en moyenne (source fabricant de copieurs multifonctions) et de mieux gérer les consommables d’impression, ce qui est également plus durable.

Est ce que l’utilisation de terminaux mobiles/smartphones pourrait remplacer la carte d’étudiant classique ?

L’utilisation de Smartphone présente de nombreux avantages. Elle permet par exemple de déployer des badges virtuels à une population qui a déjà son équipement et elle offre une grande flexibilité de gestion du cycle de vie de la carte avec la possibilité d’émettre et de révoquer des cartes à distance.

Mais les Smartphones ont aussi quelques inconvénients. 75% des 18 – 24 ans ont un Smartphone donc 25% n’en n’ont pas, ce n’est donc pas encore un support universellement déployé, de plus, il peut y avoir des contraintes de compatibilités de versions de logiciels et d’applications déployées et enfin un badge virtuel ne permet une identification visuelle aussi facilement qu’une carte classique.
Pour toutes ces raisons il est peu probable que le Smartphone remplace totalement la carte classique mais il vient en complément pour des applications et des cas d’usages ou la carte classique est moins pertinente. Tout comme les moyens de paiement les plus modernes n’ont pas remplacé les espèces il est probable que les différentes technologies d’identification disponibles aujourd’hui et à venir se complètent et soient utilisées selon les besoins.

Steve Commander, je vous remercie et vous donne rendez-vous très prochainement dans un nouveau numéro de Finyear.

© Copyright Finyear. Propos recueillis par la rédaction de Finyear.

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Lundi 11 Mai 2015
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