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Stéphane Dalifard Directeur Associé Logica Business Consulting


Stéphane Dalifard est Directeur Associé, en charge des activités « Services Financiers » au sein de Logica Business Consulting. Il possède 14 ans d’expérience dans le conseil en organisation auprès des établissements financiers et est diplômé de l’Ecole des Mines de Paris. Stéphane a débuté sa carrière chez Accenture, puis a rejoint Logica Business Consulting en 2002.




Stéphane Dalifard
Stéphane Dalifard
Aujourd’hui, Stéphane Dalifard répond aux questions relatives aux réglementations internationales et leur impact sur la gestion des banques françaises.

Dans un rayonnement plus large, comment les réglementations internationales touchent-elles les banques françaises ?

Depuis le début de la crise financière en 2008, on constate effectivement une accélération des réglementations internationales qui visent à rendre plus sûr le système bancaire international. Pas un G20 ne s’achève sans l’annonce d’une nouvelle réglementation bancaire, que ce soit sur des sujets aussi disparates que le renforcement des fonds propres, la lutte contre l’évasion fiscale, la mise en place de nouveaux ratios de liquidité ou l’encadrement des bonus. Chaque nouvelle réglementation a un coût important pour les banques françaises qui doivent faire évoluer leurs pratiques, leur organisation et leurs systèmes d’information pour s’adapter et se mettre en conformité. Aujourd’hui, on peut estimer qu’environ 30% des projets menés par les banques françaises sont des projets réglementaires. Ce ratio devrait même augmenter fortement en 2012, car on constate actuellement dans les banques, face à la crise, un gel de tous les projets qui ne sont pas réglementaires.

Quelles solutions de pilotage les banques doivent-elle mettre en place pour adopter ces réglementations ? Est-ce compatible avec leur habitudes actuelles ?

Beaucoup de réglementations nécessitent de la part des banques de se doter de solutions de pilotage beaucoup plus complètes et fiables qu’auparavant : non seulement, il faut pouvoir produire tous les reportings réglementaires attendus par le régulateur, mais il faut également que les chiffres communiqués soient bons. Aujourd’hui, disposer, pour une banque, d’une vision exhaustive et à jour de toutes ses expositions à la Grèce ou à l’Italie reste un vœu pieu ! Les différents métiers des banques (activité de détail, activités de financements et d’investissement, financements spécialisés, …) restent encore très cloisonnées et utilisent un langage et des référentiels très peu unifiés. Dans ces conditions, consolider les engagements portés par des filiales qui ne parlent pas le même langage est une véritable gageure. Au mieux, les banques peuvent exploiter des données comptables consolidées, mais celles-ci restent très macroscopiques et ne sont pas forcément le reflet de la réalité sur le terrain. La plupart des banques sont cependant conscientes de ces lacunes et ont engagé un long et difficile travail d’harmonisation des domaines de pilotage de la banque.

Est-ce que ces règlementations ont vraiment changé la gestion des risques ? Comment les banques des particuliers peuvent-elles rassurer les clients ?

Indéniablement, les réglementations « Bâle 2 » et, désormais, « Bâle 3 », ont obligé les banques à lancer, ces dernières années, de vastes chantiers de modernisation des pratiques de gestion des risques et de refonte des systèmes d’information « Risques ». Par exemple, la réglementation « Bâle 2 » a introduit, de façon explicite, la notion de risque opérationnel, aux côtés du risque de crédit ou du risque de marché (le risque opérationnel désigne l’ensemble des risques de pertes financières liées à des défaillances dans les opérations bancaires : erreurs humaines, fraude, défaillance des systèmes informatiques, …). De ce fait, toutes les banques sont désormais dotées d’un département dédié, qui a lancé de vastes travaux de cartographies des risques et de refonte des procédures de contrôle interne. Force est de constater cependant que tout n’est pas encore achevé et qu’il reste encore un effort important pour diffuser les bonnes pratiques de gestion des risques auprès de tous les collaborateurs, au-delà des frontières de la direction des risques.

Dans quelle mesure Logica Business Consulting intervient auprès des banques ? Que leur conseillez-vous de mettre en place ?

Logica Business Consulting aide les banques à se mettre en conformité avec les nouvelles réglementations bancaires, que ce soit dans les phases d’analyse d’impact (impact sur les organisations, les processus, les pratiques ou les systèmes d’informations) ou dans les phases de mise en œuvre. Logica Business Consulting, en s’appuyant sur ses travaux de veille réglementaire et en les couplant à ses retours d’expérience et à sa connaissance du contexte de ses clients, est en mesure de proposer une déclinaison opérationnelle des réglementations pour en tirer le meilleur profit, au-delà de la simple mise en conformité. Il ne faut pas oublier que, derrière chaque réglementation, souvent perçue comme une contrainte par les banques, il y a toujours de belles opportunités.

Jeudi 10 Novembre 2011
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