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Selon ING IM, la reprise économique mondiale se poursuit


ING Investment Management (ING IM) estime que la reprise mondiale se poursuit même si elle affiche quelques signes de fatigue. Selon ING IM, l’appétit du risque a diminué en raison des inquiétudes de ces dernières semaines en matière de dette souveraine, de déficit budgétaire et de resserrement des politiques.




De façon générale, les sociétés continuent cependant à bien performer. La réduction agressive des coûts demeure un facteur de soutien tangible pour les marges et les bénéfices des entreprises. Alors que certains doutes persistent quant à la pérennité de la vigueur de la demande finale, les facteurs positifs tels que les gains de productivité devraient prendre à court terme le dessus sur les facteurs négatifs.

Selon Patrick Moonen, Senior Equity Strategist chez ING IM, “nous avons assisté à des divergences sur les marchés d’actions en raison du problème des dettes souveraines. Les pays affichant un faible ratio dette publique/PIB, un faible endettement de leur système bancaire, un taux d’épargne élevé et un surplus courant seront dans ce contexte les grands vainqueurs. Au cours des prochains mois, nous nous attendons à ce que les marchés évoluent au sein de marges étroites en raison de la normalisation progressive de la politique monétaire. Nous ne pensons pas qu’il s’agit du début d’un cycle de baisse, mais cette phase devrait se poursuivre jusqu’à ce que les investisseurs obtiennent davantage de certitudes en ce qui concerne la solution du problème grec. “

“Je suis convaincu que l’Union européenne viendra si nécessaire à la rescousse de la Grèce. Un défaut de paiement du pays aurait des conséquences extrêmement néfastes pour la crédibilité du projet européen et le taux de change et pourrait avoir un effet de contagion sur d’autres pays affichant un bilan vulnérable comme l’Espagne, le Portugal, l’Irlande ou même le Royaume-Uni. Le secteur bancaire pourrait également être sous pression car de nombreuses institutions financières détiennent des obligations grecques”, poursuit Patrick Moonen

ING IM souligne que les divergences causées par le risque souverain sont déjà visibles au niveau de la performance relative des marchés d’actions de la Grèce et de l’Espagne par rapport à l’Allemagne et la France depuis le début de l’année. Il s’attend à observer davantage de divergences entre les pays développés et les pays émergents en raison notamment des risques souverains, mais aussi des valorisations relativement plus attrayantes des marchés émergents.

ING IM estime également que les politiques monétaires resteront globalement accommodantes au moins jusqu’à la fin de 2010. Cette vue se base sur la croissance économique positive, mais modérée attendue pour cette année et la suivante. Patrick Moonen pense que les économies asiatiques et le Brésil pourraient avoir besoin d’être un peu plus agressifs dans leur resserrement monétaire afin d’enrayer d’éventuelles bulles spéculatives et de limiter les attentes inflationnistes. Ceci devrait être considéré comme un signe de vigueur plutôt que de faiblesse.

ING IM est également réconforté par les résultats du quatrième trimestre de 2009 qui ont dépassé les attentes, non seulement au niveau des bénéfices, mais aussi en ce qui concerne la croissance des chiffres d’affaires. L’amélioration de la qualité des bénéfices est confirmée par la hausse des marges bénéficiaires. ING IM table sur une croissance bénéficiaire de plus de 30% en 2010, grâce à la réduction agressive des coûts qui entraîne d’importants gains de productivité et un repli du coût du travail par unité produite. La croissance des chiffres d’affaires sera aussi un facteur de soutien.

Patrick Moonen ajoute que “les fusions et acquisitions constitueront un facteur de soutien supplémentaire en 2010. Les bilans sont très solides et les sociétés disposent de vastes liquidités. Leur volonté d’accroître la croissance des revenus et les gains de productivité via des économies d’échelle servira de moteur pour les fusions et acquisitions. Les solides cash-flows engrangés conduiront également à une croissance à deux chiffres des dividendes, ce qui nous incite à privilégier les stratégies à haut dividende.”

L’équipe actions d’ING IM a légèrement accru sa position dans le secteur financier, passant d’une sous-pondération de 2% à une sous-pondération de 1%. Selon Patrick Moonen, “ceci est une décision tactique basée sur le positionnement très négatif des investisseurs, en particulier en Europe, et sur les résultats légèrement supérieurs aux attentes. Nous demeurons néanmoins sous-pondérés étant donné que les craintes en matière de réglementation, combinées à la croissance faible à négative des crédits et à l’impact négatif potentiel du risque souverain accru, sont susceptibles de continuer à peser sur le secteur bancaire. De plus, le resserrement monétaire n’est pas un environnement propice aux secteurs sensibles aux taux.”

ING IM a réduit la pondération du secteur des services aux collectivités eu égard à la faible évolution des cours et des bénéfices et à l’absence de catalyseurs significatifs. Le secteur réalise également d’importants investissements et son endettement est relativement élevé, ce qui accroît le risque que les dividendes n’augmentent plus aussi régulièrement que dans le passé, estime ING IM.

En conclusion, les portefeuilles mixtes d’ING IM surpondèrent les actions et sous-pondèrent les obligations.

Selon Eric Siegloff, Head of the Strategy & Tactical Asset Allocation Group chez ING IM : “les facteurs de soutien macroéconomiques sont clairs, allant des politiques accommodantes à l’amélioration des conditions financières en passant par le cycle des stocks. Toutefois, les marchés ont été affectés par le resserrement en Chine, les problèmes budgétaires de la Grèce et les développements politiques et en matière de réglementation financière aux Etats-Unis. Le rendement du dividende des actions demeure néanmoins plus attrayant que les rendements offerts tant par les obligations d’Etat que par les obligations à haut rendement.”

ING Investment Management ING Investment Management est un gérant d’actifs mondial, qui compte plus de 3300 collaborateurs, et gère près de 343 Milliards d'€ * d'encours dans 33 pays, en Europe, Asie-Pacifique, Amériques et au Moyen Orient. ING Investment Management est le principal gérant d’actifs du Groupe ING, prestataire mondial de services financiers. ING Investment Management met en oeuvre sa recherche et ses analyses internes, ses équipes de gestion implantées à travers le monde et sa gestion des risques, pour offrir un large éventail de stratégies, de supports d'investissement et de services de conseil dans toutes les principales classes d'actifs et styles d'investissement.

* Données au 31 décembre 2009

www.ingim.fr

Jeudi 18 Mars 2010
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