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SEPA – Agir maintenant


Les récentes conditions du marché ont encouragé les banques européennes à revoir leurs projets à la baisse. Dans la plupart des cas, elles ont subordonné leurs objectifs stratégiques à des objectifs à court terme, comme, par exemple, une réduction des coûts ou la stricte mise en conformité avec les obligations légales. Un récent article de la Harvard Business Review a souligné l’opportunité pour les banques de « tirer parti du ralentissement ».




Dans un secteur des services financiers en difficulté et de plus en plus souvent soutenu par les fonds publics, il peut être difficile d’en convaincre les banques. Toutefois, des études ont montré que les entreprises qui prennent les bonnes décisions en cas de récession surpassent celles qui ont simplement réduit leurs coûts sans mettre au point de stratégie à long terme. Mais comment les banques peuvent-elles investir dans l’avenir alors qu’elles sont confrontées à des problèmes tels que la mise en conformité au SEPA et à la PSD, les effets d’une récession économique mondiale et la faible confiance des consommateurs ?

Il est primordial pour les banques de conserver leurs clients et d’en gagner éventuellement de nouveaux pour « tirer parti du ralentissement ». N’oublions pas que le principe derrière SEPA est de permettre aux clients d’effectuer des paiements en euro vers un bénéficiaire situé dans la zone via un seul compte en banque et un seul ensemble d’instruments de paiement . Les avantages du SEPA, en particulier du prélèvement automatique SEPA, pour les banques et leurs clients, les sociétés notamment, sont considérables. Ceux-ci constituent une opportunité pour les banques qui seront capables d’offrir ces services au plus tôt.

Les clients d’abord
Dans la crise économique actuelle, il est d’autant plus important pour les entreprises de connaître leur situation de trésorerie et d’encaisser les règlements le plus rapidement possible. Désormais, les sociétés peuvent pratiquer l’encaissement par prélèvement automatique dans toute la zone SEPA. Jusqu’alors, les sociétés ne pouvaient procéder par prélèvement automatique qu’à l’intérieur du territoire national mais dès novembre 2009, elles pourront utiliser cet instrument de paiement au-delà des frontières. Les services de prélèvement SEPA proposés par les banques présentent des avantages évidents pour les entreprises, en particulier dans des secteurs tels que les télécoms, l’eau, l’énergie et les assurances, qui recouvrent une grande partie de leurs factures par prélèvement automatique.

Les grandes entreprises pourront tout particulièrement améliorer leurs flux de trésorerie et réduire leurs charges de fonctionnement en utilisant les prélèvements automatiques transnationaux. En garantissant les dates d’encaissement, les prélèvements améliorent la gestion de la trésorerie, limitent les recherches, les relances, facilitent l’automatisation des rapprochements bancaires et le traitement des anomalies. D’autre part, cela réduit le niveau de demandes et les coûts d’opération associés des services administratifs.

Le recours systématique au prélèvement donne aux entreprises la possibilité d’unifier leurs opérations et leurs relations bancaires et d’accroître, ainsi l’efficacité du traitement des flux. Jusqu’au lancement du SEPA, les entreprises réalisant des opérations transfrontalières devaient disposer d’un compte en banque dans chaque pays de la zone euro où elles avaient des clients et chaque pays avait sa propre approche du traitement des prélèvements automatiques. SEPA donne aux sociétés la possibilité de réduire le nombre d’établissements bancaires et de comptes qu’elles utilisent puisqu’elles n’auront plus à centraliser les encaissements dans chaque pays. Les sociétés ont ainsi la possibilité de réduire le nombre de leurs comptes et d’optimiser la situation de trésorerie de leurs filiales. Il n’y a désormais plus lieu d’avoir de comptes dans chaque pays pour les encaissements locaux, ce qui améliorera et simplifiera aussi le traitement de l’information.

La gestion des autorisations de prélèvement au cœur du système
Si le prélèvement automatique transfrontière rendu possible par le SEPA présente des avantages évidents pour les sociétés, ces dernières doivent également faire face à certaines contraintes. Un processus unique remplacera les processus de gestion des autorisations de prélèvement des pays membres. Les méthodes actuelles de gestion des autorisations pourraient ne pas êtres conformes aux nouveaux processus SEPA et devront donc changer.
Pour accompagner ce changement, les banques doivent mettre en place une application de gestion des autorisations ainsi que le traitement complet des prélèvements, donnant leur statut et traitant les anomalies. L’analyse régulière des informations sur les transactions est un excellent moyen pour les sociétés d’améliorer leur maîtrise des flux de trésorerie. VocaLink gère les autorisations de prélèvement depuis plus de 20 ans et a mis en place un service de gestion des prélèvements SEPA pour les créanciers et les débiteurs. Ce service permet de créer, d’enregistrer, de valider, d’éditer et d’annuler les autorisations de prélèvement électroniques et manuels pour le compte des sociétés clientes.

Des avantages indéniables
Pour les banques, offrir des services de prélèvement dans le cadre du SEPA peut leur permettre de conserver leurs clients, ou même d’en gagner de nouveaux. Mais, comment ce service peut-il améliorer leur efficacité ?
L’adoption de nouveaux instruments de prélèvement pour le SEPA entraînera également des réductions de coûts pour les banques. En effet, la mise en place des prélèvements automatiques SEPA facilite la centralisation de la gestion de la trésorerie au sein des banques et permet l’utilisation d’une infrastructure de paiement unifiée et donc d’un seul ensemble d’instructions et de services de paiement. On estime que les économies pourraient s’élever à 60 millions d’euros par an pour le secteur bancaire européen une fois la migration effectuée.

À maintes reprises, la Banque centrale européenne (BCE) a insisté sur ce point. Récemment, un membre du conseil de la BCE, Gertrude Tumpel-Gugerell a demandé qu’une date finale soit arrêtée pour l’abandon des systèmes nationaux, rappelant « qu’il est à la fois inefficace et coûteux de continuer à faire fonctionner en parallèle deux systèmes ». Ainsi, l’effort consenti dans le court terme sera compensé par les économies réalisées dans le long terme.

En outre, les banques internationales possédant des filiales dans différents pays de la zone euro ne seront pas les seules à en recueillir les avantages: une banque petite ou moyenne ne possédant que quelques filiales mais ayant une clientèle multinationale exigeant des paiements SEPA bénéficiera également de ce nouveau système de paiement. La suppression du double système dans les différents pays et son remplacement par des solutions centralisées, mises par les banques à la disposition de leurs clients locaux de façon uniforme et cohérente (des banques sur ses marchés locaux), réduiront de manière significative les dépenses de fonctionnement.

Bref, si les banques européennes ont encore du chemin à parcourir pour aboutir à une mise en œuvre réussie du SEPA, le résultat en vaudra la peine. Les banques qui, pour des raisons financières ou autres, ont pris du retard, risquent de connaître des difficultés importantes. Que peuvent-elles faire ? Les gestionnaires de systèmes de paiement peuvent jouer un rôle majeur.

Bâtir pour aujourd’hui et pour l’avenir
De nombreuses banques cherchent encore une solution susceptible de satisfaire aux exigences de fonctionnement du système. La mise en place du SEPA est un projet important qui s'étale sur plusieurs années. À ce stade, les banques doivent surmonter de nombreux obstacles, notamment les coûts de mise en œuvre, la planification, l’intégration aux autres systèmes, la capacité d’adaptation à l’évolution des exigences de conformité et des attentes des clients.

Pour répondre aux exigences immédiates de mise en conformité, nombre de solutions en ligne « prêtes à l’emploi », manuelles, ont fait leur apparition sur le marché. La plupart de ces solutions permettent aux banques de se mettre rapidement en conformité à moindre coût, avec une intégration informatique plus limitée qu’avec les solutions intégrées, mais leurs fonctionnalités sont souvent limitées - et les avantages qu’on peut tirer du SEPA risquent de ne pas être facilement disponibles.

VocaLink est l’un des principaux fournisseurs de services de traitement des règlements, dans la zone euro et en dehors. Elle prend en charge tous les types de paiement et s’est fortement impliquée dans la satisfaction des exigences du SEPA depuis son origine. Pour répondre aux exigences du marché, VocaLink a mis en place un service qui permet aux banques de tirer tout le parti commercial du SEPA en s’y conformant à moindres coûts en à peine deux semaine. Le service d’Accélération du prélèvement automatique SEPA de VocaLink offre des possibilités uniques d’extension au fur et à mesure de l’évolution des demandes. Il permet donc à la banque utilisatrice d’avancer à son rythme et d’ajouter de nouvelles fonctionnalités comme elle l’entend. Elle peut ainsi initialement mettre en œuvre la solution de traitement conforme des débiteurs de VocaLink et la compléter par la suite à l’aide des services supplémentaires destinés aux créanciers en fonction de sa stratégie SEPA globale. Ce service reflète la philosophie de VocaLink : aider les banques à mettre rapidement de nouveaux services sur le marché et préserver la diversité des offres de produits. Les services de VocaLink assurent aux banques la conformité aux exigences légales et leur permettent de faire valoir auprès de leur clientèle l’originalité de leur offre de services. La concurrence est en effet la clé de voûte du SEPA. C’est cette concurrence entre les offres qui est l’objet même du SEPA.

Ce service n’implique pas d’intégration informatique et peut fonctionner indépendamment du back-office de la banque. Il ne pénalise pas les ressources informatiques de la banque et ne perturbe pas les activités de celle-ci. Le service d’accélération SEPA de VocaLink apporte aux banques des avantages stratégiques et une solution instantanée de mise en conformité. Ces banques bénéficient des compétences acquises par VocaLink et peuvent si elles le désirent améliorer progressivement leur offre de fonctionnalités SEPA. En pratique, cela signifie que les banques peuvent, par exemple, opter initialement pour un pack de conformité débiteur puis ajouter un module « créancier » SEPA et des services à valeur ajoutée supplémentaires. Ainsi, ce service élimine l’incertitude économique mise en place du SEPA et offre en même temps une solution technique qui a fait ses preuves.

L’offre « SEPA Accelerator » de VocaLink garantit la conformité aux exigences du SEPA dès sa mise en service. Cette mise en conformité est d’ailleurs plus un processus qu’un acquis et VocaLink accompagne les banques tout au long de ce processus.

Par Paul Taylor : Directeur général Europe, VocaLink

Mercredi 21 Octobre 2009
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