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Rodolphe Ardant, CEO et fondateur de Spendesk


La révolution FinTech est en marche, et elle ne concerne plus uniquement le marché du B2C. Spendesk repense la gestion des achats par carte bancaire pour simplifier la vie des DAF et des employés.




Rodolphe Ardant
Rodolphe Ardant
Les innovations bancaires touchent aujourd’hui tous les produits et services financiers - prêts, assurances, gestion d’actifs, paiements - et remportent un franc succès auprès des particuliers. Désormais, le B2B n’est plus en reste : Spendesk s’appuie sur les dernières innovations bancaires pour totalement repenser la manière dont les entreprises gèrent leurs paiements par carte.

A l’occasion du lancement de son service, nous avons interrogé Rodolphe Ardant, CEO de Spendesk, sur sa vision du marché et les ambitions de sa société.

Pourquoi lancer un service de cartes bancaires pour les entreprises ?

Si les particuliers bénéficient de nouveaux services pour faciliter leurs paiements comme Lydia, Revolut, Leetchi ou Number26, ce n’est pas le cas pour les entreprises ! Elles ont des exigences spécifiques en terme de processus de validation, de suivi budgétaire et d’obligations comptables, et ces besoins sont mal adressés par les banques traditionnelles.

Au cours de mon expérience professionnelle, j’ai pu constater à quel point le fait d’acheter un produit ou service pour le compte de sa boîte pouvait être pénible. Dans les petites structures, comme dans mon ancienne start-up, il ne se passait pas un jour sans que quelqu’un aie besoin de ma carte pour faire un achat. Et à la fin du mois je passais beaucoup trop de temps à retrouver les responsables pour récupérer les factures. Chez Solocal, ce sont les process d’achats qui étaient trop lourds. Si bien que pour éviter d’avoir à attendre plusieurs semaines, nous passions tous nos achats en notes de frais. D’un côté on garde une certaine agilité, mais au sacrifice de la sécurité et de la rigueur comptable. De l’autre les équipes sont justes bloquées et ne peuvent pas travailler correctement.

L’idée de Spendesk est de vraiment repenser le fonctionnement pour donner un maximum d’agilité aux équipes tout en permettant aux équipes financières de garder le contrôle.

Comment fonctionne Spendesk ?

Le principe de Spendesk est très simple. Tout d’abord l’entreprise approvisionne la plateforme par virement et invite ses collaborateurs dans l’application. Ensuite, elle définit pour chacun des limites de dépense et un flux de validation qui reflète son organisation interne.

Quand on parle d’achats par carte, on parle aussi bien d’achats sur internet, où la carte est le premier moyen de paiement, que d’achats en magasin. Pour les premiers, les membres font une demande de budget sur Spendesk. Lorsqu’elle est validée, ils peuvent créer en un clic une carte virtuelle, à numéro unique, qui leur permet de réaliser leur achat. Pour les seconds, l’entreprise leur attribue une carte qu’elle peut approvisionner à la demande (et bloquer en un clic si besoin). Dès qu’ils font un achat, Spendesk détecte la transaction et affiche en temps réel le paiement sur l’application. Une notification est envoyée au collaborateur pour qu’il joigne sa facture. Les membres disposent donc d’un moyen de paiement pour faire leurs achats quand ils en ont besoin, dont les budgets nécessaires ne sont débloqués que s’ils sont validés. Pour le comptable, tous les paiements sont centralisés avec les pièces justificatives associées. L’ensemble du process est à la fois simple et sécurisé.

Vous avez récemment lancé votre service. Quels sont vos premiers résultats ?

Nous avons ouvert Spendesk en beta privée il y a environ deux mois et avons déjà convaincu plus de 50 entreprises de changer la manière dont elles gèrent leurs dépenses ! Nous ciblons des entreprises de plus de 30 salariés et nous avons de très belles marques comme Bobbies, Deezer, Drivy ou Webedia.

Les premiers retours ont été très positifs car Spendesk répond concrètement à leurs besoins et peut être déployé très rapidement au sein de l’organisation. La traction est forte, et plus d’un million d’euros ont déjà été chargés sur notre plateforme. C’est un très bon signe !

Nous continuons à innover et à nous concentrer sur notre produit pour proposer de nouvelles fonctionnalités, notamment sur la gestion des cartes physiques pour couvrir l’ensemble du processus de gestion des dépenses. Notre ambition est de prendre rapidement une position de leader sur le marché européen. Toutes les conditions sont réunies : un très bon produit qui a fait ses preuves, un marché qui n’est pas bien adressé et une belle équipe qui est en train de se constituer.

Rodolphe Ardant, merci d'avoir répondu à nos questions et rendez-vous très prochainement dans un nouveau numéro de Finyear.


Rodolphe Ardant, CEO, Spendesk
www.spendesk.com

© Copyright Finyear. Propos recueillis par la rédaction de Finyear.

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Mardi 7 Juin 2016
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