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Retour en grâce ? Quatre marchés émergents à surveiller en 2011 (HSBC)


Depuis la chute des marchés au 1er trimestre 2009, la performance des cours des actifs financiers est dictée par des forces contradictoires : les inquiétudes persistantes concernant l’activité économique, le dynamisme de la reprise mondiale et le relâchement de la politique monétaire des banques centrales des pays développés (dont l’illustration la plus frappante a été le quantitative easing).




Retour en grâce ? Quatre marchés émergents à surveiller en 2011 (HSBC)
En raison des craintes de stagnation de la reprise mondiale, les marchés cycliques émergents axés sur les exportations - comme en Asie - sont tombés en disgrâce pendant la majeure partie de l’année 2010. Le caractère poussif de la reprise dû aux craintes d’un double creux aux États-Unis et aux risques de défauts de paiement d’États européens, ont incité les investisseurs à privilégier les thématiques liées à la consommation intérieure. Ces derniers se sont donc engagés sur des marchés émergents relativement fermés comme l’Inde, engendrant un apport de capitaux nets considérable.

Cependant, les choses ont commencé à changer fin 2010 et 2011 devrait marquer un tournant. En effet, en novembre dernier, la Fed a lancé une deuxième vague de quantitative easing qui devrait jouer un rôle déterminant dans la performance des marchés financiers cette année. Comme nous l’avions mentionné dans « Surfin’ USA » en décembre 2010, la grande question qui se pose pour les actifs risqués est de savoir si l’abondance de liquidités l’emportera ou, au contraire, si la reprise mondiale s’essoufflera. Maintenant que la reprise mondiale semble être en bonne voie et que le marché considère le scénario d’un double creux aux États-Unis beaucoup moins plausible que celui d’une croissance basse ou modérée à long terme, les marchés cycliques devraient enregistrer de meilleurs résultats.

Dans ce cas, les marchés asiatiques comme la Corée, Taïwan et la Chine - où la croissance est restée en demi-teinte la majeure partie de l’année 2010 et dont les valorisations sont raisonnables - devraient, selon nous, progresser en 2011. Ces marchés sont relativement ouverts aux échanges et donc mieux préparés à la reprise mondiale que ceux tirés par leur consommation intérieure, qui avaient eu la faveur des investisseurs en 2010.

Les marchés cycliques asiatiques : la Corée, la Chine et Taïwan

La Corée constitue l’un des meilleurs exemples. Pour une économie de cette taille, elle est relativement ouverte. La part des exportations de marchandises par rapport au PIB s'établit à un solide 45 % contre 13 % pour l’Inde. Son économie est en bonne position dans le cas d’une reprise durable de l’économie mondiale. Et les valorisations sont là pour appuyer cette conclusion. En effet, non seulement les valeurs coréennes se négocient à des niveaux de valorisation significativement inférieurs à ceux d’autres marchés de son groupe de pairs (l’Asie hors Japon), mais elles affichent également des cours raisonnables par rapport à d’autres grands marchés d’actions émergents. Avec un ratio PE (1) 2011 d’environ 10, nous pensons que la Corée a la valorisation la plus attractive des grands marchés asiatiques. En outre, ses prévisions de valorisation sont faibles par rapport à ses propres données historiques. D’autres indicateurs de valorisation viennent confirmer ces statistiques. En termes de ratio PB (2), le marché dépasse tout juste 1,5, ce qui est également faible par rapport à ses pairs (à titre d’exemple, les valeurs indiennes se négocient à un ratio supérieur à 3).

Les valorisations et les prévisions de croissance en Chine et à Taïwan suivent également ce schéma. Après un recul de la croissance en 2010, les valeurs chinoises se négocient à un ratio PE 2011 de 12 contre 13,5 sur une moyenne à 5 ans. Le ratio PB est de 2,3. La valorisation des titres taïwanais se situe à un ratio PE 2011 de 13,4, contre un ratio moyen de 15 sur 5 ans. Le ratio PB est d’à peine 2 et la croissance des bénéfices en 2011 devrait s'élever, selon nous, à un pourcentage raisonnable de 10 %.

L’évolution des perspectives est déjà évidente. Par exemple, depuis fin novembre 2010, le marché coréen est en progression et la surcote de valorisation de marchés tirés par leur consommation intérieure comme l’Inde par rapport aux marchés cycliques asiatiques s’est déjà rétrécie. Quoi qu’il en soit, les valorisations des marchés axés sur les exportations restent toujours attractives alors que les doutes concernant la durabilité de la reprise mondiale continuent de s’estomper et que la volatilité est retombée. Le VIX, par exemple, est passé de plus de 28 à près de 18 depuis août dernier. En Corée, des secteurs tels que la technologie, les matériaux, les biens de consommation durable, l’énergie et l’industrie affichent une valorisation attractive. Dans la même dynamique, le secteur technologique taïwanais semble également intéressant.

Russie

La Russie - dont le marché actions est également relativement bien préparé à l’activité mondiale grâce à la forte concentration de titres du secteur minier - se distingue par la faiblesse de sa valorisation. En effet, avec un ratio PE de moins de 7 et une croissance des bénéfices de 16 % selon le consensus, nous estimons que le marché est faiblement valorisé comparativement à ses pairs, en nous basant sur l’indicateur cours/BPA. Ses valeurs s’échangent également à un ratio PB d’à peine 1,3. Par ailleurs, à l’instar des marchés cycliques asiatiques, sa valorisation est également faible par rapport à ses propres données historiques. En termes de PE, le ratio sur 5 ans est plus proche de 9, même en tenant compte des problèmes notoires de transparence des entreprises russes. Au regard du contexte macroéconomique, nous voyons d’un oeil favorable les opérations dans le secteur des matières premières (voir « Un monde fluctuant – Vers un nouveau paradigme », janvier 2011) ainsi que les valorisations actuelles. La Russie reste l’un des moyens les plus attractifs d’exposition aux secteurs minier et énergétique.

En conclusion

Grâce à la politique menée par la Fed, un montant considérable de liquidités est à la recherche de rendements et d’opportunités. Les marchés plus faiblement valorisés et cycliques semblent bien placés pour surperformer en 2011. Naturellement, la faiblesse des valorisations ne suffit pas, à elle seule, à justifier une telle affirmation, mais on constate que le contexte macroéconomique sous-jacent est également favorable. En ce qui concerne la Corée, HSBC Global Research prévoit une croissance du PIB proche de 5 % en 2011 et selon le consensus, les bénéfices devraient afficher une croissance de 11 %.

En Chine, le consensus table sur une solide croissance du PIB en 2011 de 9,2 % et sur une croissance des bénéfices de 12 %. Nous avons certes assisté à une forte hausse de l’inflation sur ces deux marchés - à l’instar de la plupart des pays émergents – mais les autorités sont en train de prendre des mesures pour la maîtriser. En ce qui concerne la Russie, HSBC Global Research estime que la croissance du PIB devrait se rapprocher de 5 % en 2011 et, comme cela a déjà été mentionné, le consensus donne une croissance des BPA de 16 %.

Si on se fie aux valorisations et à la consolidation de la croissance mondiale, les investisseurs semblent délaisser la thématique de la consommation intérieure au profit d’une exposition accrue aux marchés cycliques. Ainsi, des marchés comme la Corée, Taïwan et la Chine en Asie ainsi que la Russie dans les EMEA, devraient bénéficier de cette dynamique conjointement à d'autres marchés qui étaient tombés en disgrâce pendant une grande partie de 2010. Nous recommandons de les surpondérer dans un contexte porté par les marchés émergents et les actions internationales.

Un autre regard sur l’actualité 27 janvier 2011
Par Philip Poole, Responsable de la Recherche et de la stratégie d’investissement

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(1) : ratio cours/bénéfice
(2) : ratio cours/valeur comptable

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Vendredi 11 Février 2011
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