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Regain d’optimisme en Europe : l’Euro au-dessus des 1,35 dollar (Saxo Banque)


Marchés actions : La semaine passée les indices ont atteint des sommets inédits depuis le 15 septembre 2008 et depuis la chute de Lehman Brothers. Profitant du succès annoncé des adjudications européennes, les investisseurs avaient retrouvé un certain appétit pour les actifs risqués au détriment des valeurs refuge. Les inquiétudes sur les dettes souveraines momentanément dissipées, les opérateurs s’étaient alors rués sur les marchés actions profitant de la sous-valorisation de certaines valeurs à l’instar des bancaires.




Regain d’optimisme en Europe : l’Euro au-dessus des 1,35 dollar (Saxo Banque)
La situation de l’Europe était au centre des débats en ce début de semaine. Les ministres des Finances de la zone Euro se sont retrouvés pour la traditionnelle réunion de l’Eurogroup dans le but d’amener des mesures structurelles à une Europe en panne de créativité économique. Limité à 250 milliards d’euros, l’idée d’un relèvement à 440 milliards d’euros du Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) a refait surface. Dans une Europe incapable de se réunir autour d’une réponse universelle à la crise des dettes périphériques, la réunion s’est achevée sans annonces particulières. La seule certitude résulte du positionnement de Berlin qui s’est opposé à l’augmentation du FESF. Hier cependant, Jean-Claude Junker, président de l’Eurogroup a déclaré : « qu'une réponse globale à la crise de la dette dans la zone Euro serait prête dans quelques semaines ». Par conséquent, ce manque de décision continue de semer le doute et ne permet pas aux investisseurs européens de prendre des décisions à moyen terme.

Par ailleurs, il faut noter que lundi les marchés sont restés très calmes à cause du Bank Holiday aux Etats-Unis, du manque d’annonces économiques et de l’attente de résultats d’entreprises. La séance a permis aux indices de consolider.

Mardi, plusieurs bonnes nouvelles ont permis aux investisseurs de se replacer nettement à l’achat et de faire monter les indices actions sur leur plus haut niveau. Ainsi, le CAC40 repasse au-dessus des 4000 points, niveau qui n’avait pas été revu depuis avril 2010. L’indice allemand revient, lui, au-dessus des 7100 points, soit son niveau d’avant l’été 2008. Outre Atlantique, le SP500 a aussi flirté avec les 1300 points. Pour expliquer ce rebond il faut se tourner tout d’abord vers le ZEW allemand et l’Empire manufacturier américain ressortis meilleur que précédemment ainsi que vers les piliers (IBM et Apple) du Nasdaq qui ont publié de bons résultats pour le 4ème trimestre 2010. L’indice des valeurs technologiques US poursuit son insolente progression pour revenir sur un niveau record non atteint depuis 2001. Derrière ses belles remontées, il faut surtout voir la fin du scénario en double dip qui avait été largement évoqué fin 2010.

Le beau rebond de mardi a conduit à des prises de profit inévitables mercredi et jeudi, à commencer par les valeurs financières qui ont souffert de résultats dans le consensus pour Wells Fargo et Bank of America. L’exigence sans cesse plus grande des spéculateurs fait que même des résultats en hausse ne suffisent pas pour rassurer ; ces derniers veulent que le consensus des analystes soit battu significativement pour se replacer à l’achat. Le sujet qui a fait surface cette semaine est le doute qui plane sur la politique monétaire de la Chine qui pourrait être de plus en plus contraignante et freiner la croissance chinoise. Cette menace nourrit les craintes des investisseurs qui ont délaissé les indices asiatiques cette semaine. Le Hang Seng perd plus de 1.50% sur la semaine, le Nikkei cède quant à lui 2.14%.

Cependant, vendredi les bons résultats trimestriels et les indicateurs reprennent le dessus. Google, toujours très regardé, publie un bénéfice par action (BPA) de 0.66$ et Morgan Stanley rassure avec un BPA de 0.43$ contre 0.35$ prévu. L’indice IFO allemand est également bien ressorti ce vendredi matin à 10 heures (110.3 contre 109.9 anticipé). Dans ce contexte, l’indice phare parisien franchit de nouveau les 4000 points, signe que l’appétit pour le risque est bien de retour…

Forex :
Sur le marché des changes, la semaine a été animée par l’ascension de l’euro qui est venu plusieurs fois taquiner les 1,35 dollar. Les cambistes se sont tournés vers la monnaie européenne après plusieurs bonnes nouvelles en Zone Euro, des nouvelles à la fois macroéconomiques ou encore les espoirs nourris après la réunion des Ministres européens cette semaine à Bruxelles pour la mise en place de nouvelles mesures pour enrayer la crise.

Le début de semaine a été calme et moins euphorique sur les marchés en l’absence des investisseurs américains lundi en raison du Martin Luther King Day. Les investisseurs restaient prudents dans l’attente de signes en provenance de Bruxelles où les Ministres européens s’entretenaient sur la situation de la crise des dettes souveraines en Europe. Dans ce climat attentiste, l’euro décrochait de près de 80 pips par rapport au billet vert venant se traiter autour des 1,3284 dollar pour un euro.

Dès mardi, l’euro repartait à la hausse sur fond d’optimisme après la réunion des Ministres des Finances. En effet, les investisseurs spéculaient sur une augmentation de la capacité d’emprunt du Fonds de Stabilité Européen. De plus, les avis des analystes sur les résultats de cette réunion étaient confortés par une tendance plus favorable du côté des ténors européens avec en première ligne l’Allemagne qui s’est montrée moins réticente à l’idée d’une augmentation de la capacité du FESF. L’actualité macroéconomique portait elle-aussi la monnaie des 17. En effet, le sondage ZEW sur le sentiment économique en Allemagne a bondi à 15,40 soit bien au-dessus du consensus qui tablait sur 7.

Ce contexte favorable a poussé l’euro au-dessus des 1,34 dollar dès mardi avec un plus haut à 1,3465 dollar pour un euro avant de flirter avec le seuil des 1,35 dollar mercredi, allant même dépasser ce seuil des 1,35 pour atteindre les 1,3537 dollar, un plus haut depuis plus deux mois. L’euro était d’ailleurs en hausse face à la plupart de ses contreparties : face au yen, l’euro gagnait près de 230 pips sur l’ensemble de la semaine atteignant vendredi les 112,11 yens pour un euro ; face à la devise helvétique, l’euro prenait plus de 160 pips repassant au-dessus des 1,30 franc suisse pour un euro.

Le dollar quant à lui souffrait d’une actualité économique morose en début de semaine. En effet, les chiffres de l’immobilier américain, secteur considéré comme un des nerfs de la croissance américaine, ont déçu : les mises en chantier sont ressorties en-dessous du consensus à 529K contre 550K attendu. Ces chiffres sont venus remettre le doute sur la vigueur de la croissance américaine.

Jeudi, le climat s’apaisait pour le dollar et l’euro ralentissait sa hausse. Après avoir dépassé les 1,35 dollars, l’euro se repliait quelque peu sur fonds de prises de bénéfices après les sommets retrouvés. Par ailleurs, le dollar pouvait de nouveau compter sur des publications macroéconomiques favorables venant confirmer le dynamisme de la reprise américaine. Tout d’abord, les nouvelles demandes d’allocations-chômage se sont inscrites en baisse à 404K contre 420K attendu. Cette bonne nouvelle a été suivie par la publication des indicateurs avancés du Conference Board qui sont ressortis au-dessus des attentes à 1% contre 0,6% prévu et les ventes de logements existants qui ont bondi à 12,3% contre seulement 4,1% attendu. Seul l’indice de confiance de la Fed de Philadelphie a plus ou moins déçu le consensus ressortant en légère baisse à 19,30 contre les 29,8 attendu.

Les cambistes restaient cependant prudents, le spectre d’une surchauffe de l’économie chinoise refaisait surface. Les prix à la consommation ont continué leur rebond s’élevant à 3,3%. Les investisseurs redoutent la mise en place de mesures visant à limiter la croissance du pays considéré comme un des piliers de la croissance mondiale.

Ce vendredi, l’euro qui avait abandonné les 1,35 dollar jeudi, repartait de plus belle avec un nouveau plus haut à 1,3566 dollar pour un euro. L’optimiste continuait de prendre le dessus. L’Allemagne qui avait déjà soutenu l’euro en milieu de semaine a confirmé son statut de locomotive et de première puissance économique européenne : le baromètre IFO du climat dans les affaires battait le consensus s’inscrivant à 110,30 contre 109,9 attendu par les analystes.

Du côté des autres devises, à noter cette semaine la chute du dollar australien. L’Aussi a été pénalisé par les corrections des marchés asiatiques après les craintes d’un nouveau durcissement monétaire qui viendrait ralentir la vigueur de la croissance chinoise. Le dollar australien est retombé sous la parité face au dollar américain atteignant même ce matin à 0,9830 USD pour un AUD, un niveau plus atteint depuis un mois. L’Aussie souffrait également de la chute des cours de l’or qui dévissait cette semaine sur fond d’optimisme. A noter également, les chiffres de l’inflation en Angleterre atteignant 3,70% sur l’année soit largement au dessus de la barre fixée à 2% par la Banque d’Angleterre (BoE). Ce chiffre profitait à la livre sterling qui a touché les 1,6057 dollar mercredi à son plus haut depuis le 22 novembre dernier.

Métaux précieux et Pétrole

Sur les métaux précieux, la semaine a été marquée par deux tendances très distinctes. De lundi à mercredi, on a assisté à un trend haussier : 1356.95 dollar l’once à 1379.10 dollar au plus de haut de la semaine mercredi. Puis mercredi, en fin de journée, on a assisté à un retournement de tendance, fermeture à 1369.65 $, suivi d’une chute brutale du métal jaune jeudi avec un plus bas à 1343 $. Cette tendance se poursuit ce vendredi avec une consolidation autour de 1345 $ à 12h. Alors que l’once d’or s’était bien installée au-dessus des 1360$, des prises de profit ont eu lieu faisant ainsi chuter le XAU/USD de près de 15$. La volatilité sur les métaux précieux est palpable et pourrait s’accentuer en ce début d’année car les spéculateurs de la fin 2010 se redirigent vers le marché actions. On a également retrouvé ce recul sur l’argent. Le métal gris suit la même tendance que l’or avec une hausse lors des trois premiers jours de la semaine (de 28,02 $ l’once à 29.46 $ pour son plus haut mercredi) puis une forte correction jeudi. L’once d’argent se négocie à 13 heures (GMT) à 27.26$.

Sur le pétrole, on a assisté à une consolidation du cours dans un range entre 95$ et 98$. Il faut noter que le cours se situe sur des plus hauts non atteints depuis octobre 2008. La barre des 100$ n’est plus très loin. Si ce niveau est atteint, les prochains seuils techniques seront à 105,07 $ puis à 113,87$. Nous resterons très attentifs aux réactions de l’OPEP dans les semaines à venir. Le cartel estime pour le moment que le marché mondial est bien approvisionné et maintient sa politique officielle de production inchangée. "Il n'y a pas de pénurie de pétrole, le marché est bien approvisionné", a déclaré Mohammed Ben Dhaen al Hamli lors d'un forum sur l'énergie à Abou Dhabi. Pourtant, la pression des pays industrialisés commencent à se faire entendre : « nous sommes inquiets de la vitesse de la hausse des cours du pétrole, qui peut affecter la croissance économique", a déclaré Nobuo Tanaka à la presse. "Si les cours se maintiennent à ce niveau, cela aura un impact négatif." Si ces pressions trouvent leur écho au niveau international, la hausse de l’or noir pourrait alors ralentir.

SAXO BANQUE
News du vendredi 21 janvier 2011

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Mercredi 26 Janvier 2011
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