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Rapport actuel des marchés financiers des marchés émergents


Rapport actuel des marchés financiers des marchés émergents de Raiffeisen Capital Management du mois de Mai 2009 (Europe centrale et orientale ainsi que l'Asie).




Aperçu régional

Malgré la légère reprise dans le secteur financier et les rapports trimestriels majoritairement positifs des banques, la crise financière et la faiblesse conjoncturelle mondiale persistante déterminent encore les événements sur les marchés des capitaux. Tandis qu'aux Etats-Unis, la confiance des consommateurs, le marché immobilier, les différentes données de l’économie réelle et le marché de l'emploi indiquent une poursuite de la récession économique, certains indicateurs avancés laissent entrevoir une reprise sur les niveaux extrêmement bas atteints récemment. Le creux de la crise économique la plus aigue depuis les années 30 sera peut-être atteint au deuxième semestre. Les données conjoncturelles dites « dures » (contrairement aux indicateurs obtenus par sondage) indiquent un déclin de la dynamique baissière et des tendances à la stabilisation ; elles ne signalent toutefois pas encore la reprise de l'économie réelle. La route est encore longue jusqu'à une normalisation de l'activité économique. Au vu du chômage croissant et du taux très faible d'utilisation des capacités, il ne faut provisoirement pas s’attendre à des pressions inflationnistes, de sorte que les niveaux de taux d'intérêt des pays industrialisés devraient conserver, au moins pour les taux à court terme, leurs bas niveaux actuels au cours des prochains mois.

Les économies des pays d’Europe centrale et orientale ont subi une forte pression au premier trimestre de l’année, principalement en raison de leur très forte dépendance économique à l’égard des pays d’Europe occidentale, lesquels semblent sombrer dans une crise plus profonde que prévue.

Nous nous attendons actuellement à un recul du PIB de 2 % en Europe centrale, de 3,5 % en Russie, et de 2,5 % en Turquie. Après l'expansion de ces neuf dernières années, accompagnée de taux de croissance du PIB en moyenne presque 4 % supérieurs à ceux de la zone euro, les pays d'Europe de l'Est se trouvent maintenant dans une phase de consolidation à un niveau élevé. Au deuxième trimestre, la situation sur les marchés monétaires s'est stabilisée, du moins jusqu'ici.

L’accumulation surprenante des moyens financiers accordés par le FMI aux pays industrialisés de même que le relâchement provisoire des normes comptables en matière d’actifs illiquides au profit des banques, ont entraîné une brusque amélioration de la confiance à l’égard des placements à risque. Ce sentiment à l’égard du risque s’est maintenu en avril, ce qui a largement profité aux marchés d’Europe de l’Est.

Revue par pays

Russie
En avril, le prix du pétrole est resté stable, et les valeurs russes ont beaucoup profité du sentiment positif des investisseurs à l’égard du risque. Les primes de rendement des obligations de l’Etat russe et des entreprises ont continué de diminuer et se sont clairement écartées des niveaux élevés de l'année dernière. Le rouble, lui aussi, s’est apprécié légèrement par rapport au panier de devises Euro-Dollar en avril.
Les actions russes ont profité en avril de la reprise significative sur les marchés d’actions internationaux, et ont poursuivi leur mouvement haussier du mois précédent – les cours de certaines entreprises ont progressé de plus de 50 % sur le mois de référence. Le prix du pétrole brut, donnée importante pour la Russie, a pu se stabiliser autour de 50 dollars US le baril, tandis que de nombreux métaux comme le cuivre et le nickel ont affiché, jusqu’en milieu de mois, d’importantes hausses de prix. Après la forte hausse des cours des dernières semaines, certaines actions semblent d’ores et déjà bien valorisées à court terme, et intègrent une nouvelle embellie significative de l’environnement économique pour 2010. Les valorisations de certaines entreprises russes des secteurs gazier et pétrolier restent malgré tout parmi les plus avantageuses en comparaison à l’ensemble du secteur, et doivent continuer à être considérées comme attractives.

Hongrie
Dans la première moitié du mois d’avril, le forint a profité de l’embellie des marchés financiers internationaux, et s’est apprécié dans la même mesure que les autres devises d’Europe centrale. Un flux d’informations négatives, associé à une intensification généralisée de l’aversion pour le risque, ont cependant soumis le forint à une forte pression au cours de la seconde moitié du mois. La situation politique s’est stabilisée après le consensus sur la nomination de l’ex-ministre de l’Economie Bajnai au poste de Premier ministre.

Lors de sa réunion fin avril, la banque centrale a laissé ses taux directeurs inchangés. Si, en réalité, une baisse des taux d'intérêt serait opportune dans l'environnement conjoncturel actuel, elle pourrait toutefois déclencher une nouvelle dévaluation de la monnaie. Les rendements des obligations d’Etat hongroises, en particulier celles à long terme, ont connu une chute relativement importante en avril. A long terme, le niveau de rendement des obligations d’Etat hongroises semble très attractif ; cependant, le marché devrait rester très volatile à court terme.

Sur le marché hongrois des actions, la valeur financière OTP Bank a pu enregistrer, grâce au regain de confiance en faveur des banques, une importante hausse de son cours. Le groupe pétrolier MOL a toutefois vu son cours stagner, malgré de nouvelles spéculations de rachat après la vente du paquet d’actions de 21,2 %, détenu jusqu'ici par l'autrichien OMV, à la compagnie pétrolière russe Surgutneftegaz pour presque le double de son cours boursier.

Pologne
Comme dans la plupart des pays de la zone, la production industrielle a également fortement baissé en Pologne par rapport à l’année précédente, et le commerce de détail a connu un recul de son chiffre d’affaires sur l’année glissante. Le commerce extérieur a par contre connu une évolution positive : étant donné la faiblesse du złoty, les importations ont baissé plus rapidement que les exportations. On a toutefois pu noter une baisse de la demande extérieure causée par la crise économique mondiale. La banque centrale a, comme on s’y attendait, laissé les taux directeurs inchangés fin avril. L’ancrage du złoty à l’euro dans le cadre du mécanisme ERM II (Exchange Rate Mechanism) en vue d’une introduction de l’euro mi-2011 est repoussé. Cette décision a mis la monnaie polonaise sous pression à court terme ; toutefois, en raison de la diminution de l’aversion face au risque, elle a de nouveau pu s’apprécier vers la fin du mois. La forte hausse du złoty après le sommet du G20 à Londres et la poursuite de l’aggravation conjoncturelle pourraient conduire la banque centrale à baisser ses taux au-delà des attentes du marché. Les obligations polonaises pourraient très vraisemblablement en profiter.

Dans le sillage des bourses internationales, les actions polonaises ont connu des hausses de cours significatives – comme sur le mois précédent, les hausses des cours ont été emmenées par les nombreuses valeurs financières telles que Bank Pekao. Le producteur de cuivre KGHM a profité, entre autres, de la nouvelle hausse des prix du cuivre pour voir son cours augmenter de 50 % par rapport à son plus bas niveau de décembre.

République tchèque
Les données économiques publiées en République tchèque en avril ont, une fois de plus, surpris de façon négative. L’effondrement de la production industrielle (-23,4 % en comparaison annuelle) ainsi que le chiffre d'affaires du commerce de détail (-7,9 % par rapport à l'année précédente) traduisent clairement l’important fléchissement de l'économie tchèque. Jan Fischer, qui n’appartient à aucun parti, a été choisi comme Premier ministre intérimaire ; il doit maintenant constituer un nouveau cabinet, puis requérir le consentement du Président Klaus. En avril, les actions à la bourse de Prague ne se sont pas démarquées et ont enregistré, à l’unisson avec les autres bourses d'Europe de l'Est, des hausses de cours à deux chiffres. Ici aussi, c’est une valeur financière - Komercni Banka – qui a affiché la meilleure performance parmi les Large Caps.

Turquie
En avril aussi, la banque centrale turque a agi avec davantage d’agressivité que ce à quoi s’attendaient les acteurs du marché, et a abaissé le taux d'intérêt directeur de 75 points de base à 9,75 %. En raison de la forte chute du taux d'inflation et de l'affaiblissement économique marqué en Turquie - le PIB était, au quatrième trimestre 2008, en recul de près de 6,2 % - de nouvelles baisses des taux d'intérêt semblent probables au cours des prochains mois également. Le marché turque des actions, dans le sillage des bourses d’actions occidentales, a enregistré d’importantes hausses de cours – la forte baisse des taux d’intérêts a permis une hausse significative des marges bancaires.

Marchés périphériques d’Europe de l’Est
L’Ukraine reste économiquement fortement sous pression. Après que le Parlement eut voté en mars une hausse des taxes sur l’alcool et le tabac, entre autres, les chances d’obtenir la seconde partie du crédit du FMI se sont améliorées. Au vu de la tenue d’élections présidentielles anticipées en octobre 2009, le climat politique de l’Ukraine demeure cependant instable. Depuis mars, la devise nationale s’est stabilisée à un faible niveau. Le risque d’une augmentation des défaillances dans le remboursement des prêts contractés en devises étrangères par les ménages et les entreprises s’est fortement accentué au cours des derniers mois. Le refinancement de l'Etat devrait pour l’instant être garanti par le soutien international, de sorte que RCM ne prévoit actuellement pas de risque immédiat pour le service de la dette ukrainienne. L’instabilité politique constitue de toute façon le risque le plus important dans ce contexte. Les primes de rendement des Euro-obligations ont diminué en avril, en raison de l’amélioration du sentiment à l’égard du risque. A long terme, leurs niveaux actuels restent attractifs.

Chine
Le marché chinois des actions a pu poursuivre sa tendance à la hausse en avril. Avec 6,1 %, la croissance économique s'est certes trouvée à un faible niveau – pour la Chine – au cours du premier trimestre 2009 ; cependant, la forte hausse de la production industrielle, d’environ 8,3 %, indique une croissance plus élevée au deuxième semestre et montre le succès, tout au moins à court terme, des programmes conjoncturels rendus public l’année dernière. Les exploitants aéroportuaires, comme Peking Capital Airport, et les compagnies aériennes, telles qu’Air China, se sont réjouis que le nombre de passagers ait clairement augmenté au cours des derniers mois malgré la crise. China Mobile, la plus grande entreprise de téléphonie mobile de Chine, a annoncé qu'au cours du premier trimestre, elle avait pu conquérir 20 millions de nouveaux clients. Actuellement, RCM juge positivement les entreprises industrielles en raison de leur évaluation relativement favorable.

Inde
Le marché indien des actions, profitant en avril de l’euphorie régnant sur les bourses des marchés émergents, a pu afficher des hausses de cours significatives. La plus grande attention se porte actuellement sur les élections parlementaires de « la plus grande Démocratie de la planète », qui se déroulent de mi-avril à mi-mai.
Du côté des entreprises, avril s’est placé sous le signe des chiffres du trimestre ; à noter que les banques ont pu surprendre ici positivement. Les entreprises informatiques comme Infosys et Tata Consultancy ont pu également accroître leurs bénéfices grâce à la faiblesse de la monnaie ; les perspectives pour l'année à venir sont toutefois maintenues. Les valeurs automobiles ont également affiché de bons résultats, après qu'en mars, avec 130.000 voitures écoulées, un nouveau record de vente ait pu être établi.

Ce document a été conçu et élaboré par la société Raiffeisen Kapitalanlage-Gesellschaft m.b.H., Vienne, Autriche (« Raiffeisen Capital Management » ou « Raiffeisen KAG »). Date de clôture de rédaction : 1.5.2009. En dépit du soin apporté aux recherches, les indications contenues dans ce document sont uniquement données à titre d’information générale ; elles se basent sur les connaissances de la personne responsable de la conception dudit document au moment de l’élaboration et peuvent à tout moment être modifiées par la société Raiffeisen KAG sans préavis. Raiffeisen KAG décline toute responsabilité liée
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Le prospectus du présent fonds d’investissement, dans sa version en vigueur, y compris tous les changements apportés depuis sa première publication est tenu à la disposition des personnes intéressées à l’adresse www.rcm.at. La performance du fonds est calculée par la société d’investissement Raiffeisen KAG selon la méthode de l’OeKB sur la base des données de la banque dépositaire et représentée en valeur nette. Les frais d'émission et de rachat ne sont pas pris en compte. Les performances passées d’un fonds d’investissement ne préjugent pas de ses performances futures.

Lundi 25 Mai 2009
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