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Race et histoire…et H1N1


Certes avec ce titre, je ne voudrais surtout pas offenser l’un des plus grands scientifiques vivants des XXè et XXIè siècle : Claude LEVY-STRAUSS. Et pourtant, un problème moral voire éthique, et accessoirement financier, relevant de ce thème, va nous être posé dès cet automne.




Dominique Chesneau
Dominique Chesneau
Les « spécialistes » en virologie, nous prédisent une pandémie du H1N1 à l’automne dans l’hémisphère nord. Rappelons que l’OMS a placé le monde en niveau 6, ce qui signifie entre autres joyeusetés, l’arrêt des transports en commun, l’interdiction de former un groupe dans la rue, la suspension de l’enseignement…
L’Europe a décidé, pour l’instant, de rester au niveau 5. Cette évaluation devrait donc empirer dans quelques mois et nous aurons alors à traiter ce problème annoncé dans l’introduction.

Ce problème, quel est-il ? Assez simple dans son exposé : l’industrie pharmaceutique mondiale NE POURRA PAS préparer suffisamment de doses de vaccin !
Les lois du capitalisme et du marché devrait entrainer à la fois la fixation d’un prix élevé ET la pénurie.

L’OMS négocie déjà avec les laboratoires, les modalités d’allocation des doses aux pays défavorisés. Ceci rappelle, le cas brésilien relatif à l’épidémie non foudroyante du SIDA. Mais combien de temps a-t-il fallu pour que le gouvernement brésilien soit en mesure d’expédier en Afrique, les médicaments nécessaires en Afrique ?

Ici, tout conduit à penser que ce temps ne nous sera pas accordé cette fois…et la capacité mondiale de production des vaccins est de 100 millions. La Chine semble en avance et c’est pourquoi le président OBAMA lui a commandé 60 millions de doses. Restent disponibles en dehors des Etats-Unis, Chine comprise ( !) 40 millions de traitements…

Et là se pose la question : qui sera légitime pour être vacciné ?
Dans les pays développés, on sait déjà que la liste des privilégiés sera établie en fonction de la capacité contributive au PNB des individus…Cette idée, déjà, me révulse.
Mais l’abomination atteint son comble si l’on se fonde sur une capacité contributive au PNB mondial (sujet en cours de réflexion) car quel cas fera-t-on alors des populations des pays en développement ?
Un Africain ou un Asiatique du Sud-Est vaut-il plus ou moins cher qu’un Européen ? En d’autres termes, un noir ou un jaune valent-ils plus ou moins cher qu’un blanc ?
Nous avons tous, dans nos tripes, la réponse : aucune différence n’existe.

Et pourtant, il faudra choisir, car nous serons en situation exceptionnelle de pénurie à caractère vital. « Race et histoire », le livre, qui répond à tant d’interrogations, ne peut aider, en l’occurrence, notre réflexion. Cette fois-ci, ni le capitalisme, ni le socialisme, ni l’assistance ne fournissent de réponses satisfaisantes. Ferait-on entrer assureurs et laboratoires pharmaceutiques dans les très respectés Conseil d’éthique, que cela ne ferait pas avancer la solution d’un pouce. Au moins, ne devrait-on pas leur demander leur opinion et les mesures prévues ?
A coup sûr les modèles comportementaux des professionnels donneront, dans ces situations extrêmes, des résultats erronés. La faillite des modèles d’évaluation des produits financiers structurés en 2008, est là pour nous le rappeler.

Je suis conscient, qu’à la veille des vacances, le lecteur de ce blog pourrait s’attendre à lire un post qui l’entraine au rêve et le mène sur le chemin des vacances. Mais à la rentrée, ce ne sera pas de gueule de bois mais de cercueil dont on parlera.
Puisse ce scénario s’avérer de la science-fiction, tel est mon vœu le plus cher…mais j’aimerais être rassuré !

Dominique CHESNEAU
Président Tresorisk

31, place Saint Ferdinand
75017 PARIS
L.D. / Fax : + 33 1 40 55 93 98
Mobile : + 33 6 81 70 73 81
dch@tresorisk.com

Mardi 30 Juin 2009
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1.Posté par Julienleloir le 01/07/2009 15:30 | Alerter
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Cet article nous amène à nous poser quelques bonnes questions mais j'ajouterai quelques précisions :

- Dominique Chesnau parle de cercueil. Il y en aura comme chaque année, mais aujourd'hui on ne peut pas dire que cette souche soit plus dangereuse que les précédentes. Ne pas confondre dangerosité et contagion. Il faut sensibiliser mais ne pas provoquer la terreur.

- La légitimité pour être vacciné est une question importante même si les dés sont joués. Mais pour éviter la pandémie, il y a les vaccins mais beaucoup plus importants, il y a l'hygiène. Alors ne nous trompons pas de débat, c'est l'information, la communications et la culture qui seront plus efficaces que les vaccins. L'OMS a commencé à bien le comprendre.

2.Posté par catelin le 02/07/2009 18:08 | Alerter
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Bonjour,

Cette grippe me laisse pantois : ses symptômes sont-ils ceux d'un virus classique où d'une souche encore inconnue ?
Le discours prédisant une pandémie virale d'ici octobre suscite mes doutes.
Je me rappelle le coup de colère d'un membre de l'OMS. Il quitta cette organisation en claquant la porte, il y a belle lurette.
Le motif ?
Changement d'assiette statistiques pour plaire aux politiques. Il est évident qu'il fallait être dans des milieux bien informés pour connaître les faits.
Son coup de gueule ne trouva-t-il pas vérification lorsque, pour les accidents de la route, le délai de décès attribué à ces derniers passait de 8 à 4 jours...Donc moins de décès, donc victoire de la sécurité routière. Les politiques furent satisfaits.
Point à la ligne.
A méditer

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