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Quelles perspectives pour les banques de financement et d’investissement en Europe ?


Baisse des marchés, contraintes réglementaires, crise des Etats, ralentissement économique, manque de liquidité… Dans cet environnement, quels sont les modèles de banques de financement et d’investissement européens les plus résilients en 2012 ?




Quelles perspectives pour les banques de financement et d’investissement en Europe ?
Une baisse globale des revenus, les activités de banque de financement et d’investissement (BFI) et de marché étant les plus exposées.
En 2011, les revenus globaux des BFI mondiales étaient de 950 milliards d’euros (-3% par rapport à 2010). Les revenus liés aux activités de M&A, ECM, DCM et de marché ont fortement diminué en 2011 : - 19%, par rapport en 2010. Les financements structurés sont eux passés de 485 milliards d’euros à 460 milliards d’euros et ceux de Transaction Banking ont crû de 10 milliards d’euros pour atteindre 260 milliards d’euros. La reprise ébauchée au premier semestre peut faire espérer une légère amélioration en 2012.

Des opportunités à rechercher de plus en plus dans les pays émergents en Asie En voie de sophistication, les marchés émergents, toujours dominés par des acteurs locaux, semblent offrir de nouveaux relais de croissance
En 2011, la part des pays émergents est passée de 35% à 41% alors que l’Europe représentait 28% des revenus totaux. Parmi les pays émergents, l’Asie a généré 260 milliards d’euros contre 200 milliards d’euros pour l’Amérique du Nord et 255 milliards d’euros pour l’Europe de l’Ouest.

Une rentabilité durablement obérée nécessitant des restructurations importantes
Les banques vont devoir revoir en profondeur leur business modèle afin de s’adapter aux contraintes réglementaires : en effet, le ROE moyen des BFI en 2011 a été de 7%. Nous avons estimé que ce ROE des BFI risquait de plafonner à 6-11% à horizon 2012-2015 après prise en compte des effets Bâle III, très loin de l’objectif de 12-15% annoncé par nombre d’acteurs. Atteindre un ROE de 12% impliquerait selon notre modèle une réduction des RWA d’environ 30% et/ou à une baisse des coûts d’environ 33% et /ou une augmentation des marges d’environ 10%. De nombreuses banques ont déjà lancé des actions sur ces trois fronts et nous voyons émerger une seconde vague de rationalisations depuis début 2012, avec des objectifs de réduction des côuts beaucoup plus drastiques.

Dans ce contexte, les banques européennes ont présenté des résultats divergents en 2011 et au premier semestre 2012 avec une prime à la relation client.
Nous avons segmenté les banques européennes en trois grands groupes :
1. « BFI globales » : spécialisées et leaders en BFI, actives sur tous les métiers et tous les marchés
2. « Globales et universelles » : présentes sur toutes les activités de BFI mais avec des dominances sur certains métiers / régions et leaders en banque de détail sur plusieurs pays
3. « Support au retail » : BFI s’appuyant sur leurs réseaux de banque de détail mono- ou multi-pays.

Les résultats 2010-2012 des banques tendent à montrer que le modèle des banques « Globales et universelles » redémarre plus rapidement que les autres modèles, car il s’appuie sur une base de clients importante, offre une large gamme de produits et services et a de plus accès à la liquidité Groupe. Les « S upport au retail » évoluent en fonction de la stratégie de leur maison mère (rationalisation de la franchise ou recherche d’une taille critique minimum dans certains métiers de financement structurés notamment) et certaines semblent démontrer quel ce modèle, loin d’être en perte de vitesse, peut être très agile.
Enfin les BFI globales, qui s’appuient sur leurs capacités d’innovation, sont toujours en situation de contraction, souvent pénalisées par une simplification des besoins de leur clientèle et une nécessité d’investissement importante dans des plateformes de marché.

P. Reboul, Senior Partner
C. André, Partner



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www.rolandberger.fr

Jeudi 25 Octobre 2012
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