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Quatrième Baromètre européen des entreprises familiales


Les entreprises familiales européennes affichent une confiance inédite dans l’avenir et démontrent leur forte capacité d’adaptation à leur environnement.




Concurrence accrue, guerre des talents, rentabilité : les défis auxquels les entreprises familiales européennes doivent aujourd’hui faire face sont nombreux. Elles en sont conscientes et s’adaptent à la fois en formant les nouvelles générations et en ouvrant leur gouvernance à des personnes extérieures à la famille. Ce volontarisme est particulièrement marqué en France où l’objectif de transmission aux prochaines générations est plus fort que dans les autres pays européens. Fortes de leur capacité d’adaptation elles affichent une véritable confiance dans l’avenir.

75 % des dirigeants d’entreprises familiales européennes ont confiance dans l’avenir de leur entreprise

Neuf mois après notre dernier Baromètre, les entreprises familiales expriment un niveau d’optimisme jamais atteint, en hausse de près de 20 % en deux ans. Les grandes entreprises restent les plus optimistes : 81 % affichent leur confiance pour les douze prochains mois, proportion qui n’atteint que 66 % dans les petites entreprises. La France se situe toutefois en dessous de ses voisins européens : seules 60 % des entreprises familiales se disent confiantes dans l’avenir.

Au niveau européen, tous les indicateurs de performance sont à la hausse. 56 % des entreprises interrogées ont vu leur chiffre d’affaires augmenter au cours des douze derniers mois contre seulement 16 % qui affichent des performances en baisse. Encore une fois, les entreprises françaises sont en dessous de la moyenne européenne : 73 % ont enregistré une hausse ou un maintien de leur chiffre d’affaires contre 84 % pour leurs voisins européens.

Concurrence, guerre des talents, rentabilité : autant de défis à relever pour les entreprises familiales européennes

Malgré leur optimisme, les entreprises familiales détectent de sérieuses menaces dans leur environnement entrepreneurial. Première préoccupation pour 37 % des dirigeants d’entreprises familiales (43 % en France) : la concurrence accrue. Encore inexistante dans le top 5 en 2013, la « guerre des talents » est une préoccupation qui prend de l’importance depuis deux ans : 33 % doutent de la capacité de leur entreprise à exister dans la bataille du recrutement et de la fidélisation des talents. La baisse de la rentabilité, mentionnée par 32 % des interrogés (48 % en France), est l’une des inquiétudes majeures mais n’est plus, pour la première fois en deux ans, citée comme la principale difficulté rencontrée par les entreprises familiales. La concurrence accrue et le coût du travail ont certainement eu un impact sur la perception de ces difficultés.

Une particularité française est à signaler : la « guerre des talents », deuxième enjeu majeur au niveau européen, n’est pas citée parmi les cinq principales difficultés. Il semble que, lorsqu’il s’agit de recruter, les principales difficultés rencontrées par les entreprises familiales françaises aient davantage trait à un écosystème défavorable (droit du travail notamment). Dans l’Hexagone, comme dans le reste de l’Europe d’ailleurs, les entreprises aimeraient bénéficier de plus de flexibilité et de simplicité sur le marché du travail.
Signe encourageant : l’accès au financement figure au bas du classement des inquiétudes des entreprises familiales. 85 % des entrepreneurs interrogés n’ont eu aucune difficulté à se financer au cours des six derniers mois.

Décisions stratégiques : les entreprises familiales font preuve d’une forte capacité d’adaptation à leur environnement

41 % des entreprises familiales interrogées prévoient un changement stratégique dans les 12 prochains mois. Parmi celles-ci, 26 % prévoient de transmettre à la prochaine génération, la direction opérationnelle de l’entreprise, et 21 % la propriété ; respectivement premier et troisième choix envisagés dans le classement. La proportion d’entrepreneurs prévoyant de vendre dans les 12 prochains mois a doublé en deux ans : si le nombre absolu reste relativement faible (aux alentours des 9 %), cette tendance soulève de nombreuses questions à propos de la compétitivité et de la rentabilité des entreprises familiales.
75 % des entrepreneurs familiaux interrogés (87 % pour les grandes entreprises) ont inclus des investissements dans leur plan stratégique. Même si ce nombre est en diminution, investir reste une priorité pour les entreprises familiales. En France, ce pourcentage est l’un des plus élevés d’Europe, avec 90% d’entrepreneurs familiaux prévoyant d’investir.

Gouvernance : les entreprises familiales forment les prochaines générations et n’hésitent plus à intégrer des cadres dirigeants extérieurs pour assurer leur futur

Les entreprises familiales font preuve de volontarisme face à l’avenir : 45 % confirment avoir déjà intégré la nouvelle génération familiale dans des postes de direction. Dans certains cas, les entreprises familiales comptent sur des cadres dirigeants extérieurs pour assurer leur futur. Ainsi, 76 % des entreprises interrogées ont déjà intégré ces cadres dans des rôles à haute responsabilité. Avec 95% de réponses positives, la France est particulièrement en avance par rapport à ses voisins européens. Au niveau européen, 85 % des interrogés qui considèrent ces cadres comme un avantage pour le succès de leur société confirment que ce choix n’est généralement pas accidentel ou forcé. Ces cadres dirigeants non-membres de la famille apportent ainsi une expertise extérieure (57 %) et une capacité à professionnaliser l’entreprise (43 %).
« Il existe aujourd’hui un décalage entre petites et grandes entreprises familiales. Ces dernières sont plus confiantes et investissent largement dans les deux principaux leviers de leur croissance : l’innovation et le développement international. Malgré cette distinction, l’ensemble des entreprises familiales européennes sont en mouvement : c’est un signe très positif pour l’avenir. Elles font preuve de volontarisme et de fortes capacités d’adaptation à leur environnement qui ne cesse de changer » commente Christophe Bernard, Associé KPMG, Global Head of Family Business.

Amélioration de la rentabilité, augmentation du chiffre d’affaire et développement : objectifs prioritaires des entreprises familiales européennes

Pour les atteindre, les entreprises familiales sont conscientes des défis à relever. Ces dernières accordent une grande importance à une bonne gouvernance (85 %), à une transition menée en douceur (82 %) et à un contrôle de l’entreprise (80 %). Établir des mécanismes de gouvernance efficaces permet de faciliter la communication et la prise de décision mais aussi de réduire le risque de futurs potentiels conflits. La transmission du leadership est un long processus et la préparation comme la formation d’un successeur doivent être pensés avant que la succession ne commence. Garder le contrôle familial sur l’entreprise reste, sans surprise, un enjeu important pour toutes les entreprises familiales.

L’étude dans son intégralité est téléchargeable ci-dessous (PDF 19 pages en français).

european_family_business_barometer_4.pdf European Family Business Barometer 4.pdf  (9.06 Mo)


Méthodologie
Le Baromètre KPMG des entreprises familiales, réalisé en partenariat avec METI et le FBN, porte sur un échantillon de 1401 entreprises familiales membres de l’European Family Businesses dans 25 pays européens : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Croatie, Chypre, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Suède.

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Vendredi 25 Septembre 2015
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