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Quand les serious game permettent de fédérer les entreprises autour du développement durable


Nul besoin d’être un visionnaire pour mesurer l’impact que joueront les technologies et les entreprises sur l’environnement. Dans ce contexte, ces dernières cherchent aujourd’hui à réduire leur impact sur l’environnement en adoptant une attitude citoyenne et responsable.




Michel Gérard
Michel Gérard
En ce sens, nombre d’entres elles commencent à penser à déployer de véritables plans environnementaux dans leur modèle de développement. Prenons par exemple la société hama (industriel et fournisseur européen d’accessoires High Tech) qui a déployé un plan « Sauvons la Planète » articulé autour d’un ensemble de mesures écologiques : covoiturage, dématérialisation de blister, bâtiment propre…

En développement, ces initiatives sont pourtant encore limitées à des entreprises avant-gardistes ou militantes. La principale question que l’on pourrait se poser est de savoir pourquoi un sujet aussi important est-il encore si peu déployé dans l’entreprise ? Au-delà du côté innovant de ces sujets, le premier élément de réponse tient en fait au manque de circulation de l’information dans l’entreprise. Souvent cantonnés dans les projets des Directions Qualité, Communication et Générales, ces projets sont encore trop rarement partagés par l’ensemble des collaborateurs.

On notera aussi que, pour garantir le succès des ces projets, ces derniers ne doivent pas être perçus comme contraignants et improductifs mais plutôt comme étant des projets durables et de bon sens. Ces différents pré-requis étant posés, il convient par la suite de trouver le meilleur moyen de diffuser le message à grande échelle, de créer un intérêt autour du projet, de faire participer les collaborateurs, d’analyser leur réaction et de mesurer leur degré d’adhésion.

A noter également que, dans le contexte de crise que nous vivons, les notions de développement durable (économiques comme écologiques) sont des données importantes et fédératrices. Ainsi, beaucoup d’entreprises (notamment les grands comptes) recherchent désormais à rassembler rapidement leurs collaborateurs autour de ces projets.

Les notions d’interactions dans le processus de sensibilisation s’imposent alors comme une donnée centrale synonyme de succès. Cette donnée est une rupture importante dans le mode de présentation des projets aux collaborateurs. Ainsi, les entreprises semblent désormais vouloir sortir des sentiers battus et utiliser des vecteurs de sensibilisation ludiques leur permettant à la fois d’accélérer le processus de sensibilisation, de le rendre moins formel, de jouer sur les émotions… Présenter les bons écogestes ne doit pas être perçu comme trop pédagogique mais plutôt repositionné dans un contexte permettant de bien mesurer la portée bénéfique d’un tel geste à grande échelle (économie, énergie…).

En ce sens, les serious game, inspirés des univers web 2.0 grand public, semblent progressivement se positionner comme un vecteur de sensibilisation apprécié pour les sujets liés au développement durable. Cela s’explique notamment par leur capacité à scénariser et animer des campagnes sur-mesure dans un environnement proche de celui pratiqué par les collaborateurs d’une entreprise. Au travers de ces « habillages » ludiques, il est alors plus facile de fédérer des collaborateurs autour d’un projet et de planifier à grande échelle des campagnes de sensibilisation réellement interactives. L’interactivité est une donnée importante qui permet de tirer parti de tous le outils des réseaux sociaux dans un contexte professionnel (Chat, forum…). Ce type de mise en œuvre permet alors de bénéficier d’une information descendante, ascendante et transversale qui est fondamentale pour analyser le degré d’adhésion aux campagnes. Développer une culture de développement durable et faire adopter les écogestes sont donc un processus complexe qui nécessite d’associer savamment un contenu précis avec un vecteur de diffusion intuitif, partagé et compris par l’ensemble des composantes de l’entreprise. Cette réunion est indispensable pour transformer un projet développement durable en un succès opérationnel partagé par tous les collaborateurs. En effet, n’oublions pas que chacun joue un rôle important dans la préservation de l’environnement.

par Michel Gérard, Président de Conscio Technologies
www.conscio-technologies.com

Mercredi 13 Mai 2009
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1.Posté par POREE L. le 14/05/2009 10:45 | Alerter
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Je trouve cette approche très intéressante. Peut être faut il y associer la mise en évidence de la valeur ajoutée chiffrée.
En effet, je suis très orientée vers l'aspect fédérateur que l'on peut activer sur ce sujet mais il me semble que, pour garantir son succès, il convient d'en chiffrer la valeur ajoutée. Cela peut se comparer avec ce qui se faisait il y a quelques années sur la qualité et les coûts de la non qualité. Peut être faut il l'aborder d'une manière plus ludique.
Je m'engage, depuis peu, dans un cycle d'étude en alternance sur le développement durable et l'économie solidaire. Aussi, je ne suis pas en mesure de formuler des propositions. Néanmoins, je suis très intéressée par les remarques et suggestions sur ce sujet.

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