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Quand les risques de marché s’estompent…


La situation géopolitique est un peu plus lisible, à court terme, pour les investisseurs boursiers. Par conséquent, le net regain de volatilité observé depuis la fin du mois d’août s’estompe quelque peu et les marchés actions repartent de l’avant. Sur les cinq dernières séances, l’indice Eurostoxx50 s’est adjugé plus de +3%, contre près de 2% pour son homologue américain S&P 500, tandis que les indices de volatilité implicite témoignent d’une moindre aversion au risque des intervenants de marché.




L’apaisement des marchés résulte en bonne partie d’une détente du risque géopolitique, associé à l’hypothèse d’une intervention internationale militaire en Syrie. Après de vives tensions diplomatiques et face aux difficultés des membres permanents de l’ONU à s’accorder sur la ligne de conduite à privilégier, la Russie est parvenue à tirer son épingle du jeu en imposant le contrôle des armes chimiques syriennes par la communauté internationale. Ces intentions, moins répressives vis-à-vis du régime syrien qu’auraient pu l’imaginer initialement la France, et surtout les États-Unis, ont contribué à dégonfler considérablement le risque de conflit internationalisé. Temporairement tout au moins. Une orientation appréciée des marchés, pour lesquels les tensions géopolitiques sont historiquement synonymes d’incertitude, donc de déstabilisation.

Parallèlement, les publications économiques récentes aux États-Unis ont aussi nourri l’optimisme des marchés actions. Assez paradoxalement d’ailleurs : les chiffres de l’emploi U.S. annoncés en fin de semaine dernière, légèrement inférieurs aux attentes des analystes, ont été plutôt bien perçus par les marchés. Et pour cause, puisqu’ils ont été exclusivement décryptés sous l’angle « monétaire ». Alors que les décisions de politique monétaire de la Réserve Fédérale sont aujourd’hui intimement corrélées aux « forward guidances », ces objectifs précis d’évolution du marché de l’emploi et de l’inflation à moyen terme, le reflux moins soutenu qu’attendu du chômage américain pourraient inciter la FED à maintenir des conditions hautement accommodantes, jusqu’en 2014.

Les investisseurs boursiers font le pari que Ben Bernanke, le gouverneur de la banque centrale américaine, n’officialisera pas la fameuse diminution des achats d’actifs obligataires, lors de la prochaine réunion du 18 septembre. Une hypothèse crédible, tant la banque centrale sera attentive à ne pas précipiter le sevrage des marchés et de l’économie réelle. L’enjeu est grand, ne pas saper la reprise américaine et épargner les marchés obligataires d’un risque de krach que pourrait provoquer une remontée trop brutale des taux d’intérêt. De quoi rassurer pour un temps les détenteurs d’actifs « risqués ».

Reste que la dilution des facteurs de risque au cours des toutes dernières séances aussi causé quelques dommages collatéraux. L’or en est le grand perdant. Son caractère d’actif refuge pâtit lourdement de l’amélioration du sentiment de marché. Le métal précieux subit un nette correction et vient de céder près de 3% en rythme hebdomadaire, pour enfoncer un niveau support à 1 330 USD. Si tout aléa géopolitique (entre autre), par nature imprévisible, suscitera de nouvelles phases de rebond temporaires, difficile d’anticiper une tendance haussière à plus long terme. D’un côté, la demande en or physique croît sensiblement dans les pays émergents depuis quelques mois, notamment en Chine et en Inde, en raison de la nécessité pour les épargnants de se prémunir contre les poussées inflationnistes. De l’autre, celle en or papier demeure fébrile, signe que les fonds d’investissement internationaux ne sont pas disposés à revenir durablement sur un actif qui a tout de même perdu 23% de sa valeur en un an !

Ce commentaire est signé Fabrice Cousté, DG de CMC Markets France
13 Septembre 2013

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Lundi 16 Septembre 2013
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