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PwC - Enquête 2014 sur l'état de la profession Audit interne


67 % des parties prenantes des fonctions audit interne qui ont un rôle de conseiller stratégique jugent que l'audit interne apporte une valeur significative.




Selon l’enquête menée par PwC auprès de plus de 1 900 directeurs de l’audit interne (DAI), responsables de l’audit interne, dirigeants et administrateurs dans 37 pays différents, de nombreuses entreprises déclarent que leur fonction audit interne s'est efforcée d'améliorer sa performance au cours de l'année dernière, mais les résultats montrent que les progrès ne sont pas suffisants pour rester en phase avec l'environnement économique actuel, de plus en plus complexe et risqué.

Aussi, les divergences d'opinion entre les parties prenantes (dirigeants et administrateurs) et les directeurs de l'audit interne (DAI) sur la nature de ce qui est attendu de l'audit interne représentent un enjeu clé. Ce non-alignement des attentes porte préjudice à la perception de la valeur ajoutée de la fonction audit interne.

Lorsqu’une organisation est très exigeante vis-à-vis de l’audit interne et que celui-ci s’est doté des capacités requises pour répondre à ces attentes, la satisfaction des parties prenantes et la performance sont nettement plus élevées, et l’audit interne est considéré comme un conseiller stratégique.

Selon Jean-Pierre Hottin, associé PwC spécialiste de l'activité Services à l'audit interne : « Notre enquête indique que de nombreuses fonctions audit interne cherchent à concilier des exigences très variées provenant de leurs différentes parties prenantes – dirigeants et administrateurs -, plutôt que de définir explicitement leur rôle et les performances attendues. L’audit interne doit être aligné sur les attentes de ses parties prenantes afin de se doter des ressources nécessaires et d’accroître sa performance tout en apportant une valeur ajoutée significative. »

La fonction audit interne doit concilier les attentes de ses parties prenantes pour améliorer sa performance

Plus de la moitié (55 %) des dirigeants ne pensent pas que l’audit interne apporte une valeur significative à leur organisation et près de 30 % des administrateurs estiment que l’audit interne apporte une valeur ajoutée peu significative. Cependant, les participants à l'enquête déclarent que l’audit interne a la possibilité d’accroître sa valeur et sa contribution pour l’entreprise, pour autant qu’il dispose des ressources adéquates.

Comme l'explique Jean-Pierre Hottin : « C'est un défi de surmonter un tel niveau d'insatisfaction de la part des instances de direction, mais les défis vont toujours de pair avec des opportunités. Selon notre étude « Risk in Review », 75% des dirigeants déclarent que leur entreprise est confrontée à davantage de risques. Les fonctions audit interne apportant la plus forte valeur ajoutée adaptent leur rôle à l’environnement de risque actuel, ainsi que sur les risques futurs. Elles s’équipent des ressources nécessaires pour combler les attentes et gérer les risques principaux de l’entreprise, et se positionnent ainsi pour apporter une valeur significative à l’entreprise.»

Dans son enquête, PwC conseille aux parties prenantes et à l'audit interne de fixer des attentes qui soient alignées autour des huit attributs fondamentaux de l'audit interne : alignement sur les enjeux, focalisation sur les risques, qualité et innovation, culture du service, gestion des talents, gestion des parties prenantes, technologie et efficience.

Les parties prenantes font état du faible niveau de performance dans plusieurs de ces domaines, notamment lorsqu’il s’agit d’apporter les compétences requises à l’organisation, d’utiliser la technologie de manière efficace et d’être efficient en termes de coût.

D'après Jean-Pierre Hottin : « Il ressort de notre enquête qu'en moyenne, seuls 49 % des dirigeants et 64 % des administrateurs estiment que l’audit interne répond aux attentes de manière satisfaisante au regard des attributs fondamentaux et des attentes qui s'y rapportent. Même les DAI portent un regard critique sur les performances de leur fonction, puisque seuls 65 % d’entre eux jugent qu’elles sont satisfaisantes. L’adaptation de la fonction audit interne aux attentes et aux risques critiques accroît la pertinence et la valeur de l'audit interne pour l'entreprise. »

Un rôle de conseiller stratégique

En alignant les attentes et en se dotant des compétences et des capacités requises, les fonctions audit interne peuvent apporter une valeur ajoutée significative à leur organisation, soit en lui fournissant une assurance (ce qui consiste à donner une assurance objective et à mettre en œuvre d’un plan d’audit souvent plus classique), soit en agissant en qualité de conseiller stratégique (ce qui consiste à apporter une valeur ajoutée et des conseils stratégiques proactifs qui dépassent l'exécution du plan d'audit).

Les résultats de cette enquête montrent que les conseillers stratégiques sont plus souvent considérés comme porteurs d’une valeur significative : 67 % des parties prenantes déclarent que les conseillers stratégiques apportent une valeur ajoutée significative, contre 33 % dans le cas des fonctions audit interne ayant une mission d'assurance. Les conseillers stratégiques affichent un niveau de performance beaucoup plus élevé concernant les huit attributs fondamentaux de l'audit interne.

Comme l'explique Jean-Pierre Hottin : « Pour une fonction audit interne, devenir un conseiller stratégique est un long processus, mais ce rôle peut être perçu comme davantage porteur de valeur. Les conseillers stratégiques sont focalisés sur la communication de la valeur qu’ils apportent à l’organisation à travers leurs recommandations et leur contribution sur les nouveaux enjeux, plutôt que sur des indicateurs classiques, tels que l'avancement du plan d'audit. Cependant, nos résultats montrent que la mission d'assurance reste un rôle essentiel et porteur de valeur lorsqu'elle est alignée avec les attentes de l'organisation. »

Que doivent faire les parties prenantes pour améliorer l’efficacité de l’audit interne ?

En l’absence d’un alignement sur les attentes, d’un investissement dans les ressources requises et d’un plan de communication bien conçu, l’audit interne peut voir restreinte sa capacité à fournir une performance élevée et à apporter une valeur réelle, mesurable et appréciée.

PwC énonce les actions clés que peuvent initier les DAI, les administrateurs et les dirigeants pour concevoir une fonction d'audit interne efficace :

- Directeurs de l'audit interne : définir les missions de l’audit interne en alignant les attentes des parties prenantes, et définir un plan de communication
Les DAI devraient être moteurs en exprimant un point de vue sur les attentes des parties prenantes vis-à-vis de l’audit interne et sur la manière dont l’audit interne y répond, notamment en évaluant l’éventail de compétences nécessaires au regard des capacités actuelles. Un plan de communication devrait être élaboré pour permettre de renforcer l’alignement sur l’ensemble des attentes. Les DAI devraient réévaluer régulièrement la conception et l'approche de la fonction audit interne afin qu'elle reste alignée sur les attentes des parties prenantes.

- Administrateurs : donner son point de vue et approuver les missions de l’audit interne
Outre le fait d'exprimer leurs attentes vis-à-vis de l'audit interne, les administrateurs devraient donner leur point de vue aux dirigeants sur leurs attentes vis-à-vis de l’audit interne en termes d'atteinte des objectifs à court et long terme. Ils devraient encourager les DAI à communiquer plus régulièrement avec eux. Les plans de communication devraient préciser quand et comment les administrateurs souhaitent que l’audit interne les informe de ses avancées par rapport à leurs attentes.

- Dirigeants : soutenir l’audit interne
Les dirigeants devraient soutenir les missions de l’audit interne définies par les DAI en communiquant clairement leurs attentes et en appuyant l’implication de l’audit interne dans des domaines non traditionnels. Ils devraient se montrer réceptifs à l’évolution des capacités de l’audit interne – pour autant qu’elle soit convenablement alignée et dotée en ressources, la fonction audit interne est à même de répondre aux attentes sur des thèmes plus complexes et plus stratégiques. De plus, les dirigeants devraient soutenir les efforts de l'audit interne pour élaborer des indicateurs qui s'alignent sur leurs attentes, au-delà des seuls rapports sur l'avancement du plan d'audit.

Télécharger ci-dessous l'« enquête 2014 de PwC sur l'état de la profession audit interne » dans son intégralité (PDF 30 pages en français)

pwc___etude_audit_interne_210514.pdf PwC - Etude Audit interne.210514.pdf  (729.68 Ko)


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Lundi 26 Mai 2014
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