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Prévisions de Bob Doll - BlackRock pour 2012


L’Europe jouera un rôle déterminant ; Une performance acceptable est possible au niveau mondial si l’Europe évite la catastrophe. Les Etats-Unis afficheront une croissance de 2 à 2,5 %, mais les résultats des entreprises décevront les attentes. Le BlackRock Investment Institute (BII) voit en 2012 « l’année du découplage »




En 2012, les investisseurs feront face à un monde en croissance lente : malgré certains handicaps, les Etats-Unis afficheront une hausse de leur PIB, tandis que l’Europe entrera vraisemblablement en récession, parvenant néanmoins à éviter une diffusion plus délétère de sa crise financière, selon Robert C.Doll, Stratégiste en chef de la gestion actions fondamentale chez BlackRock, Inc.

La croissance mondiale restera entravée par les effets persistants de la contraction du crédit, et notamment par le processus de désendettement en cours, même s’il sera partiellement contrebalancé par l’assouplissement des politiques monétaires dans bon nombre de pays. Malgré l’actuelle crise de la dette, un environnement de croissance économique modérée permettra aux entreprises d’enregistrer une progression de leurs résultats. Dans ce contexte, les marchés d’actions gagneront du terrain, en particulier aux Etats-Unis.

Selon Bob Doll, le principal risque à l’échelle mondiale demeure l’effondrement financier de l’Europe, qui entraînerait l’ensemble du monde développé, voire également les pays émergents, dans une nouvelle récession. « En 2012, le sort de l’économie mondiale dépendra du succès des efforts que déploie l’Europe pour résoudre la crise de la dette et ses problèmes en matière de crédit », affirme-t-il. « En cas d’échec, les conséquences pourraient être catastrophiques ».
« Cela étant, il n’est pas nécessaire que l’Europe résolve tous ses problèmes en 2012 pour que l’économie mondiale réalise une performance acceptable », souligne-t-il. « Comme les marchés intègrent déjà une « prime de crise » substantielle, le simple fait d’éviter la catastrophe pourrait être suffisant ». Outre des avancées vers une résolution de la crise de la dette en Europe, Bob Doll estime que des évolutions favorables sont possibles sur plusieurs autres fronts en 2012, à savoir des progrès en termes de responsabilité budgétaire aux Etats-Unis, une renaissance de l’activité manufacturière américaine, une reprise du marché immobilier résidentiel et/ou une amélioration de la confiance. Au chapitre des risques clés, il cite une crise bancaire systémique en Europe, une véritable récession à double creux outre-Atlantique, un atterrissage brutal en Chine, l’éclatement de graves conflits sociaux aux Etats-Unis et un embrasement du Moyen-Orient qui porterait le prix du baril de pétrole à 150 dollars.

« En 2012, le monde ne connaîtra selon toute vraisemblance pas d’évolution extrême et un grand nombre de problèmes majeurs resteront en suspens », prédit Bob Doll. « Ce moyen terme devrait cependant suffire à convaincre les investisseurs de revenir sur le marché, faire travailler leurs capitaux et s’orienter vers des actifs plus risqués, ce qui est de bon augure pour le marché d’actions ».

Le BlackRock Investment Institute (BII) voit en 2012 « L’année du découplage »

Depuis plus de dix ans désormais, Bob Doll communique ses perspectives et ses « 10 Prévisions » pour l’année à venir concernant les marchés financiers et l’économie. A ses commentaires s’ajoute cette année la publication de « 2012 : l’année du découplage » par le BlackRock Investment Institute (BII), une analyse des principaux facteurs susceptibles d’orienter les économies nationales et mondiale cette année, assortie de plusieurs scénarios possibles.
Selon le consensus du BII, 2012 se caractérisera par un « découplage » croissant, en termes d’économie réelle et de prix des actifs, entre des marchés émergents à croissance rapide et un monde développé criblé de dettes. Dans le cadre de ce scénario de découplage, les économies émergentes (dont la Chine) constitueront le moteur de la croissance mondiale, tandis que les Etats-Unis s’en sortiront tant bien que mal et que l’Europe subira une récession, suivie d’une reprise lente en 2013.
Le consensus du BII n’exclut toutefois pas un scénario beaucoup plus défavorable de type « Némésis », déclenché par un emballement de la crise de la dette européenne. Il se traduirait par une récession mondiale, un assèchement du crédit et de lourdes pertes sur toutes les classes d’actifs à l’échelle planétaire.
Le BlackRock Investment Institute est une plateforme internationale lancée en 2011 qui vise à mettre à profit l’expertise de BlackRock sur les marchés, les classes d’actifs et les segments de clientèle afin de générer des idées d’investissement. L’analyse « 2012 : l’année du découplage » réunit les prévisions qui font consensus auprès des principaux gérants de portefeuille de BlackRock, dont Bob Doll.

Les Etats-Unis s’en sortent tant bien que mal et enregistrent une croissance économique de 2 à 2,5 %

Selon Bob Doll, les Etats-Unis, forts de la bonne santé de leurs entreprises et de l’amélioration de la consommation des ménages, mais à court de ressources financières au plan fédéral, afficheront sur l’ensemble de 2012 une croissance modeste, mais positive. Si l’année à venir apportera probablement son lot de déceptions et de bonnes surprises, Bob Doll table sur un taux de croissance annuel moyen de 2 à 2,5 %. « A l’instar de toute la planète, l’économie américaine peut enregistrer une performance correcte en poursuivant simplement son cheminement laborieux », déclare-t-il.
« Les craintes de récession pourraient réapparaître mais ne devraient pas se concrétiser, à moins que la situation en Europe se dégrade considérablement et conduise au scénario « Némésis » évoqué par le BII », estime Bob Doll. « Selon nos prévisions, le chômage devrait continuer de refluer et l’économie devrait créer des emplois, mais dans des proportions décevantes ».
Les entreprises américaines verront leurs bénéfices croître modérément, sans dépasser les estimations – pour la première fois depuis la Grande Récession. « Depuis le début de la reprise économique en 2009, les bénéfices se sont continuellement révélés supérieurs aux prévisions. Leur rythme de progression a toutefois commencé à ralentir en 2011, et nous pensons que cette tendance se poursuivra en 2012, ce qui signifie que la croissance bénéficiaire devrait être inférieure aux attentes cette année », observe Bob Doll. « Dans l’ensemble, les publications de résultats seront acceptables mais n’auront rien de spectaculaire ».
Si les anticipations de résultats pour le S&P 500 cette année tournent actuellement autour de 108 dollars, Bob Doll table plutôt sur 103 dollars, soit une croissance bénéficiaire de 6 %.
De leur côté, les taux du Trésor devraient progresser quelque peu en 2012 si la « prime de crise » qui a jusqu’ici pesé sur les prix des actifs risqués et sur les taux du Trésor commence à diminuer, ajoute Bob Doll. « Si le risque extrême qui pèse sur la dette européenne s’atténue, la performance des actifs risqués devrait s’améliorer, et les spreads de crédit devraient tous se resserrer ».

Les actions américaines affichent des hausses à deux chiffres, surperformant les autres marchés d’actions mondiaux

En 2012, les actions américaines enregistreront des progressions à deux chiffres, alors que les multiples connaîtront, pour la première fois depuis la récession, une modeste hausse. « Après une contraction d’environ 15 % en 2011, les valorisations augmenteront en 2012, la confiance des investisseurs s’améliorant dans un contexte de croissance économique acceptable, sans risque de récession, assortie d’une inflation et de taux d’intérêt toujours faibles », indique Bob Doll. « Si l’environnement que nous anticipons se matérialise, cela devrait suffire à soutenir la confiance des investisseurs et à entraîner un afflux de liquidités sur les marchés d’actions ».
Selon Bob Doll, l’indice S&P 500 devrait atteindre au moins 1 350 points fin 2012 (contre 1257 points à la clôture de sa dernière séance en 2011).
Soutenus par une croissance bénéficiaire raisonnable et des valorisations bon marché, les marchés d’actions américains devraient surperformer leurs homologues pour la troisième année consécutive. « Les marchés émergents ont largement sous-performé récemment, sous l’effet essentiellement des politiques de resserrement monétaires que ces pays ont lancées par crainte de l’inflation, et qui ont entraîné freiné la croissance », souligne-t-il. « Arrivera un moment, peut-être dans le courant de 2012, où les actions des marchés émergents surperformeront de nouveau ». Bob Doll estime par ailleurs que la crise de la dette en Europe et les problèmes structurels du Japon constitueront un frein au progrès de ces régions par rapport aux Etats-Unis.

Prévisions pour 2012

Voici les dix prévisions de Bob Doll pour 2012, chacune accompagnée de commentaires exhaustifs concernant les principales tendances.

1. La crise de la dette européenne va commencer à se résorber, bien que l’Europe connaisse une récession
La crise de la dette européenne a pesé sur l’ensemble des marchés et provoqué une intense volatilité en 2011, entraînant de lourdes pertes sur la plupart des actifs risqués. Cette crise représentera encore malheureusement le risque dominant en 2012. Après s’être complues dans l’inaction, les autorités – politiques et monétaires – ont opportunément pris la décision d’agir de manière constructive, même si leurs actions sont irrégulières. La voie à emprunter pour parvenir à une solution reste d’autant plus incertaine que les enjeux sont multiples et varient selon les pays et corps électoraux. Promouvoir une meilleure intégration budgétaire, créer les mécanismes assurant la mise en oeuvre des mesures d’austérité et générer de la croissance économique sont des objectifs difficiles, qui paraissent difficilement conciliables. Nous pensons néanmoins que toutes les parties prenantes sont conscientes de la gravité de la crise et poursuivront leurs efforts afin d’éviter une catastrophe. En tout état de cause, il nous semble clair que l’ampleur des problèmes de l’Europe devrait conduire la région à connaître cette année une récession (que l’on espère modérée).

2. L’économie américaine parviendra encore à s’en sortir
L’économie américaine a terminé l’année 2011 plus solide qu’elle ne l’avait entamée, même si sa croissance reste sans éclat. Compte tenu du processus de désendettement, la croissance devrait demeure inférieure son rythme tendanciel, mais le pays devrait encore pouvoir éviter la récession. Forts de la bonne santé de leurs entreprises et de l’amélioration de la consommation des ménages, mais à court de ressources financières au plan fédéral, les Etats-Unis afficheront des taux de croissance variables, mais positifs, pour chacun des quatre trimestres de 2012, ce qui devrait porter la croissance annuelle du PIB à 2 - 2,5 %. Assurer un rythme au moins modéré de créations d’emplois sera décisif pour inverser la tendance à la dégradation de la confiance des entreprises et des ménages. La faiblesse des taux d’intérêt et de l’inflation, tout comme l’arrivée à un point de retournement du marché immobilier résidentiel, pourraient soutenir l’économie dans cette phase de tâtonnement. La récession en Europe de même que les difficultés d’ordre budgétaire constitueront cependant des obstacles non négligeables.

3. Malgré le ralentissement de leur croissance, la Chine et l’Inde généreront plus de la moitié de la croissance économique mondiale
Les économies émergentes continuent d’apporter une contribution essentielle à la croissance mondiale, à court comme à long terme. La Chine et l’Inde jouent des rôles majeurs du fait de leur taille et de leur rythme de croissance. Si leurs économies devraient connaître une progression moins rapide cette année qu’en 2011, ces deux pays généreront quand même plus de la moitié de la croissance mondiale de 2012. La Chine devrait, selon nos prévisions, représenter plus de 40 % de la croissance mondiale, l’Inde et les Etats-Unis y contribuant chacun à hauteur de 15 %. Récemment encore, l’accélération de l’inflation sur les marchés émergents a conduit les autorités à relever les taux d’intérêt et/ou renforcer les exigences en termes de réserves obligatoires des banques afin de freiner la hausse des prix et d’empêcher une surchauffe. Nous tablons sur un inversement de ce processus dans le courant de 2012.

4. Les bénéfices des entreprises américaines afficheront une croissance modérée, mais inférieure aux attentes, pour la première fois depuis la Grande Récession
L’année 2011 a été marquée par la solidité des résultats des entreprises. Les bénéfices par actions du S&P 500 ont continuellement dépassé les prévisions, progressant d’environ 14 % en dépit d’un contexte macroéconomique plutôt défavorable. Cette tendance des entreprises à faire mieux que prévu remonte au début de la reprise économique en 2009, mais nous pensons qu’elle approche de son terme. Nous estimons que la croissance bénéficiaire va ralentir en 2012 et ne dépassera pas les anticipations (qui se situent actuellement à 108 dollars), pour la première fois sur le cycle en cours. Les bases de comparaison deviennent moins favorables, le dollar s’est quelque peu apprécié, les marges bénéficiaires ne sont guère susceptibles de s’améliorer davantage et la croissance hors des Etats-Unis décélère. Dans ce contexte, les publications de résultats devraient se révéler acceptables, mais pas spectaculaires.

5. Les taux du Trésor vont augmenter et les spreads de crédit, diminuer
Les investisseurs demeurant réfractaires au risque, défendre des hausses de taux d’intérêt s’est révélé vain depuis quelque temps. Néanmoins, il arrivera un moment où le monde connaîtra soit un environnement de pressions déflationnistes justifiant des taux d’intérêt très faibles, soit un environnement où les risques déflationnistes se dissipent quelque peu. Nous jugeons cette dernière hypothèse plus vraisemblable. Si la « prime de crise » qui a jusqu’ici pesé sur les prix des actifs risqués et sur les taux du Trésor commence à diminuer en 2012, ces taux devraient enregistrer une hausse. C’est ce que nous anticipons, sachant qu’au nombre des problèmes qui se posent, la crise de la dette souveraine européenne est le premier à pouvoir connaître une amélioration. Si ce risque s’atténue, les actifs risqués devraient signer de meilleures performances, et les spreads de crédit devraient tous se resserrer. Accessoirement, nous ne sommes pas encore convaincus que le lancement par la Fed d’un troisième programme d’assouplissement quantitatif de grande envergure est acquis, à moins que les marchés du crédit européens ne se grippent davantage et/ou que l’économie américaine ne se dégrade nettement.

6. Les actions américaines afficheront des progressions à deux chiffres alors que les multiples enregistreront une hausse modérée pour la première fois depuis la Grande Récession
Nous anticipons une augmentation des bénéfices des entreprises d’environ 6 % en 2012. Le cas échéant, et si les actions continuent de produire des rendements aux alentours de 2 %, une légère amélioration des valorisations suffirait à assurer une hausse à deux chiffres des actions en 2012. Divers risques, qui sont source d’inquiétudes, et au premier rang desquels figure l’hypothèse d’une contagion de la crise financière européenne, pèsent sur les valorisations. Après s’être contractées d’environ 15 % en 2011, les valorisations devraient croître modérément en 2012 grâce à l’amélioration de la confiance des investisseurs sous l’effet conjugué d’une croissance économique acceptable, sans risque de récession, de la faiblesse persistante de l’inflation et des taux d’intérêt, et d’une modeste progression des créations nettes d’emplois. La bonne santé financière des entreprises devrait constituer également un facteur de soutien. Il faut souligner que, comme pour bon nombre de nos prévisions, nous ne jugeons pas qu’un retour à une situation d’essor économique soit nécessaire pour que les actions américaines enregistrent une progression convenable : le simple fait d’éviter un scénario de type Némésis devrait suffire.

7. Les actions américaines surperformeront les autres marchés d’actions mondiaux pour la troisième année consécutive
Le marché d’actions américain a tiré son épingle du jeu au cours des deux dernières années. En 2011, les valeurs américaines sont restées stables et ont nettement surperformé les autres marchés d’actions mondiaux, qui pour bon nombre d’entre eux ont accusé des baisses à deux chiffres. Fortes d’une croissance bénéficiaire raisonnable et de valorisations séduisantes, les actions américaines seront selon nous en mesure de signer de nouvelles surperformances en 2012. Une croissance modeste de l’économie et des résultats d’entreprises y suffira, au regard de la récession qui attend l’Europe et du malaise économique japonais. La nette sous-performance des marchés émergents est largement imputable aux mesures de resserrement monétaire qui ont été prises par les autorités en réponse aux craintes d’inflation, et qui ont entraîné un ralentissement économique. A un moment donné, peut-être dans le courant de 2012, les actions émergentes surperformeront de nouveau, mais il est selon nous trop tôt pour prendre ce pari aujourd’hui.

8. Dividendes et rachats d’actions vont atteindre un niveau record
Les montants consacrés par les entreprises américaines à l’augmentation de leurs dividendes et au rachat d’actions ont bondi d’environ 35 % en 2011. Malgré tout, la trésorerie, exprimée en pourcentage des profits, destinée à ces dépenses demeure inférieure à sa moyenne de long terme. Par conséquent, il est possible que les montants dédiés aux relèvements de dividendes et rachats d’actions progressent encore de 20 %, voire davantage, en 2012, dépassant ainsi les niveaux records observés en 2007. Par ailleurs, les entreprises ont utilisé l’an dernier leur trésorerie à des fins d’acquisitions, et devraient continuer de le faire cette année compte tenu de la faiblesse qui caractérise les valorisations et les rendements des liquidités.

9. La santé et l’énergie surperformeront les services aux collectivités et les financières
En termes sectoriels, nous privilégions un secteur défensif et un secteur cyclique. La santé devrait profiter d’une croissance bénéficiaire toujours solide et prévisible, à laquelle s’ajoutent des valorisations raisonnables. Au sein des secteurs cycliques, nous choisissons l’énergie, qui est bon marché à l’aune historique, mais également par rapport à l’ensemble du marché et aux prix du pétrole. Les valeurs financières en revanche accusent des sous-performances depuis plusieurs années ; elles pourraient connaître une reprise à un moment donné, mais l’heure n’en est sans doute pas encore venue. Nous les sous-pondérons en raison des inquiétudes persistantes quant au potentiel de croissance des chiffres d’affaires, aux risques réglementaires et aux incertitudes en matière de crédit. Enfin, nous considérons que les services aux collectivités sont surévalués, notamment à la lumière de leurs piètres perspectives de résultats.

10. Les Républicains s’empareront du Sénat, conserveront la Chambre des représentants et remporteront l’élection présidentielle
Prédire l’issue d’élections est toujours très dangereux, et en évaluer l’impact est encore plus difficile. A ce stade, nous estimons que les Républicains ont de grandes chances de conserver la majorité à la Chambre des représentants, même s’ils y perdent quelques sièges, et qu’ils ont des chances raisonnables de s’emparer du Sénat et, bien qu’il s’agisse d’un pari très différent, de conquérir la présidence. Cette dernière prévision est particulièrement délicate compte tenu des avantages que confèrent à Obama le fait d’être le président sortant, le trésor de guerre destiné à sa campagne et les incertitudes quant à l’identité du candidat républicain. Ses chances de réélection dépendront de manière cruciale de sa cote de popularité et du taux de chômage, deux paramètres qui pour l’instant ne jouent guère en sa faveur. Du point de vue des marchés, soulignons que, historiquement, les performances des actions sont plus solides lorsque les Républicains tiennent le Congrès, quel que soit le parti dont est issu le président.

Retour sur les prévisions 2011

Bob Doll a passé en revue les prévisions qu’il avait établies pour 2011, afin d’en évaluer l’exactitude.
« 2011 a été une année de frustration, de volatilité et de déception pour la plupart des investisseurs », observe-t-il. En début d’année, une poursuite de la reprise économique consécutive à la Grande Récession de 2009 était attendue à l’échelle mondiale, malgré le processus de désendettement en cours et les inquiétudes persistantes en matière de dette et de crédit. Or, une série de chocs s’est produite : les troubles sociaux et politiques du « Printemps arabe », qui ont causé une montée préjudiciable des cours du pétrole ; le séisme et le tsunami dévastateurs, qui ont entraîné la catastrophe nucléaire au Japon ; enfin, la crise qui a affecté la zone euro et failli provoquer son effondrement. « En terminant l’année sur une performance étale, le marché d’actions américain a réalisé une surperformance remarquable, tandis que les actions émergentes et européennes ont affiché des baisses à deux chiffres », souligne Bob Doll. « Les créations d’emplois ont augmenté et le chômage a reculé, mais dans des proportions inférieures aux attentes », ajoute-t-il.

Sur les dix prévisions établies pour 2011, sept se sont révélées correctes, ce qui, note Bob Doll, « est tout à fait en ligne avec notre moyenne de long terme, qui se situe entre sept et huit prévisions exactes ».

1. Accélération de la croissance aux Etats-Unis, le PIB réel atteignant un nouveau plus haut historique
PRÉVISION CORRECTE
Il y a quelques mois, il aurait été quasiment impensable que cette prévision puisse se révéler exacte, mais il s’avère à présent qu’elle s’est bel et bien concrétisée. La croissance était presque nulle au premier trimestre, puis elle a accéléré sensiblement durant chacun des trimestres suivants. A ce stade, il semble que le quatrième trimestre se soldera par une progression d’environ 3 % du PIB. Par ailleurs, en termes réels, le PIB a effectivement atteint un nouveau point haut en milieu d’année.

2. L’économie américaine créera 2 à 3 millions d’emplois en 2011, ramenant le taux de chômage à 9 %
PRÉVISION A MOITIE CORRECTE
Même si les créations d’emplois ont nettement accéléré en 2011 par rapport à 2010, cette prévision n’est qu’à moitié correcte dans la mesure où, sur l’ensemble de l’année dernière, le rythme de croissance de l’emploi a été inférieur aux attentes. Les données définitives seront disponibles début janvier, mais à ce stade, il semble que l’économie américaine ait créé environ 1,5 million d’emplois en 2011. Le taux de chômage a effectivement reculé sous les 9 % dans le courant de l’année, mais demeure résolument élevé.

3. Les actions américaines connaîtront une troisième année de hausses à deux chiffres pour la première fois en plus de dix ans, les résultats des entreprises atteignant un nouveau record historique
PRÉVISION A MOITIE CORRECTE
Là encore, la prévision s’est révélée à moitié exacte. Comme nous l’avons vu précédemment, les résultats des entreprises ont de nouveau dépassé les attentes et atteint un nouveau plus haut en 2011. En revanche, les actions n’ont manifestement pas connu de hausses à deux chiffres, même si nous nous attendons à ce que ce soit le cas en 2012.

4. Les actions surperformeront les obligations et les liquidités
PRÉVISION A MOITIE CORRECTE
La validité de cette prévision s’est jouée lors de la dernière séance de l’année où, de manière assez surprenante, l’indice S&P 500 a clôturé exactement au niveau où il avait entamé 2011, signant une performance légèrement positive en termes de rendement total. Même si la faiblesse persistante des taux d’intérêt a permis aux obligations de surperformer les actions l’an dernier, ces dernières ont réussi à faire mieux que le rendement nul produit par les liquidités.

5. Le marché d’actions américain surperformera l’indice MSCI World
PRÉVISION CORRECTE
Cette prévision s’est révélée tout à fait exacte. En restant stables, les valeurs américaines ont affiché une bien meilleure performance que les actions des autres marchés mondiaux, qui pour nombre d’entre eux ont accusé des baisses à deux chiffres.

6. Les Etats-Unis, l’Allemagne et le Brésil surperformeront le Japon, l’Espagne et la Chine
PRÉVISION CORRECTE
Cette prévision s’est révélée exacte essentiellement grâce à la bonne tenue des actions américaines. Le Brésil a enregistré la performance la plus médiocre du groupe, mais l’Allemagne, l’Espagne, la Chine et le Japon ont eux aussi signé des performances décevantes en 2011.

7. Les matières premières et les devises des marchés émergents surperformeront le dollar, l’euro et le yen
PRÉVISION A MOITIE CORRECTE
Les matières premières ont réalisé un parcours contrasté en 2011, certains segments du marché tels que les matières premières agricoles accusant des pertes. L’or et le pétrole en revanche, qui sont les matières premières les plus en vue, ont tous deux progressé, concrétisant ainsi la première partie de la prévision. A l’inverse, les devises des marchés émergents ont signé une sous-performance sur l’ensemble de l’année.

8. La solidité des bilans et l’abondance de la trésorerie des entreprises conduiront à la progression sensible des dividendes et soutiendront les rachats d’actions, les fusions-acquisitions et les réinvestissements
PRÉVISION CORRECTE
En dépit de l’atonie relative de l’économie, les entreprises ont continué de bien se porter en 2011, assurant ainsi une solide croissance des dividendes et soutenant les rachats d’actions, les réinvestissements des entreprises dans leurs activités et les opérations de fusions-acquisitions. Comme indiqué précédemment, ces tendances devraient selon nous se poursuivre en 2012.

9. Les investisseurs délaisseront les fonds obligataires au profit des fonds en actions
PRÉVISION INCORRECTE
A ce sujet, nous nous sommes vraiment trompés. Le mouvement de fuite vers la qualité qui a dominé 2011 a conduit les fonds obligataires à connaître des afflux d’actifs bien plus importants que les fonds en actions.

10. La campagne présidentielle de 2012 verra une pléthore de candidats à l’investiture républicaine tandis que le président Obama maintiendra une orientation politique centriste
PRÉVISION CORRECTE
L’an dernier, une série de responsables républicains ont annoncé leur intention de briguer l’investiture du Parti en vue de l’élection présidentielle. De son côté, le président Obama, bien qu’il ait pris des positions plus partisanes ces derniers mois, a adopté une attitude plutôt centriste en 2011.

Score final des prévisions pour 2011 :
Prévisions correctes : 5
Prévisions à moitié correctes : 4
Prévisions incorrectes : 1
Total : 7 prévisions correctes sur 10

Opportunités d’investissement

A la lumière des prévisions qu’il a établies pour 2012, Bob Doll suggère quelques pistes d’investissement pour l’année à venir :

Surpondérer les actions
Nous l’avons dit plusieurs fois mais il vaut la peine de le rappeler : tant que le monde parvient à garder la tête hors de l’eau dans un environnement de croissance lente, les actions devraient surperformer en 2012 grâce à l’effet conjugué de résultats d’entreprises acceptables, de faibles taux d’intérêts et de valorisations séduisantes. C’est pourquoi nous recommandons de surpondérer les actions par rapport aux liquidités et aux obligations.

Rester attentif aux flux de trésorerie disponibles et à la croissance des dividendes
Nos investissements en 2012 seront guidés par un principe majeur : cerner les entreprises dont les cash-flows sont susceptibles d’être mis à profit. Par ailleurs, alors que l’attrait des entreprises versant des dividendes est souvent évoqué, nous souhaiterions apporter une nuance importante : ce ne sont pas tant les versements de dividendes qui doivent retenir l’attention que la qualité de ces dividendes et la capacité des entreprises à les augmenter.

Privilégier les actions américaines
Comme 2011, l’année 2012 devrait, selon nous, voir les actions américaines surperformer les autres marchés mondiaux. La croissance économique devrait rester plus solide aux Etats-Unis que dans les autres marchés développés, et si nous demeurons optimistes quant à l’évolution à long terme des marchés émergents, nous ne sommes pas convaincus que leur sous-performance à court terme prenne fin rapidement.

Favoriser les secteurs attractifs du marché
Ainsi que nous l’avons indiqué précédemment, nous accordons notre préférence, en termes sectoriels, à la santé et à l’énergie, plutôt qu’aux financières et aux services aux collectivités. S’agissant de la nature des actions, nous tendons à préférer les valeurs de croissance à l’investissement dans la valeur ; par ailleurs, notre biais en termes de capitalisation est neutre.

Prévoir des disparités de performances plus fortes
Depuis quelque temps, les marchés ont évolué au gré des variations de l’appétit des investisseurs pour le risque et nous estimons que cette tendance va s’atténuer à mesure que s’améliore la confiance des investisseurs. Dans ce contexte, l’écart entre les gagnants et les perdants devrait se creuser en 2012, conférant à la sélection de titres une importance accrue.

A propos de BlackRock
BlackRock est l'un des leaders de la gestion d’actifs, de la gestion des risques et des services de conseil pour une clientèle mondiale d'investisseurs institutionnels et de particuliers. Au 30 septembre 2011, les encours sous gestion de BlackRock représentaient 3 345 milliards de dollars. Pour répondre aux besoins de ses clients, BlackRock propose des produits dans toute la gamme de risque, notamment des stratégies actives, optimisées et indexées sur tous les marchés et sur toutes les classes d'actifs. Les produits sont proposés dans diverses structures, y compris comptes dédiés, fonds communs, iShares® (fonds indiciels cotés) et autres structures communes d'investissement. Au travers de BlackRock Solutions®, BlackRock propose également à une large gamme d'investisseurs institutionnels des services de gestion des risques, de conseil et de systèmes d'investissement d'entreprise. Au 30 septembre 2011, la société, dont le siège social est à New York, employait environ 10 200 personnes dans 27 pays et disposait d'une présence importante sur les principaux marchés mondiaux, en Amérique du Nord et du Sud, en Europe, en Asie, en Australie, au Moyen-Orient et en Afrique.
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L’investissement dans les produits mentionnés dans ce document peut ne pas convenir à tous les investisseurs. La performance passée ne préjuge en rien des résultats futurs et ne doit pas constituer le seul facteur pris en compte dans le cadre de la sélection d’un produit. La valeur des investissements peut varier à la hausse comme à la baisse et les investisseurs peuvent ne pas récupérer leur investissement initial. Les revenus ne sont pas fixes et peuvent fluctuer. La valeur des investissements exposés à des devises peut être affectée par l’évolution des taux de change. Nous vous rappelons que les taux et assiettes d’imposition ainsi que les abattements fiscaux peuvent faire l’objet de modifications.
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Concernant les produits mentionnés, ce document n’est publié qu’à des fins d’information et ne constitue ni un conseil d’investissement, ni une offre de vente ou la sollicitation d’une offre d’achat portant sur les valeurs mobilières citées. Ce document ne doit pas être distribué sans l’autorisation de BlackRock Advisors (UK) Limited. Les avis exprimés sont ceux de Bob Doll, Stratégiste en chef de la gestion actions fondamentales, au 5 janvier 2012, et pourront varier selon les circonstances. Chaque gérant de portefeuille BlackRock peut exprimer un avis et/ou prendre des décisions d’investissement susceptibles, à certains égards, de diverger des informations contenues dans ce communiqué. Cette publication n’a pas vocation à servir de prévision, recherche ou conseil d’investissement et ne constitue pas une recommandation, une offre ou une sollicitation d’achat ou de vente de valeurs mobilières quelles qu’elles soient ou une invitation à adopter une stratégie d’investissement. Les informations et opinions exposées dans cette publication sont issues de sources internes et externes jugées fiables par BlackRock® ; elles ne sont pas nécessairement exhaustives et leur exactitude n’est pas garantie. La performance passée ne préjuge en rien des résultats futurs. La réalisation des prévisions n’est en aucun cas garantie. Le crédit accordé aux informations exposées dans cette publication n’engage que le lecteur.

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Mardi 24 Janvier 2012
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