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Préparer sa retraite, c'est ne pas la subir


Résultats 2011 de l'enquête annuelle Fidelity sur la confiance des investisseurs, menée par TNS Sofres auprès de 12 000 Européens dans 14 pays.




En matière de retraite, les Français font toujours plutôt confiance au système public par répartition, ce qui explique sans doute pourquoi ils semblent peu anticiper son nécessaire accompagnement financier et retardent le moment de la préparer voire même hésitent à le faire. C'est l'un des enseignements tirés de l'étude européenne sur la confiance des investisseurs européens et français menée auprès de 12 000 Européens dans 14 pays par TNS Sofres pour Fidelity.

Des réformes sources de confusion
Les réformes de la retraite intervenues dans nombre de pays européens ces dernières années, accompagnées de débats réguliers et parfois confus sur des projets additionnels de réformes, s'enchaînent au point que bien des Européens ne savent plus très bien quels sont leurs droits, quelle sera leur couverture effective en matière de retraite et s'interrogent : à quel âge vais-je pouvoir partir ? Aurai-je un nombre de trimestres suffisants ? Quel sera le montant de ma retraite ? Mes droits seront-ils maintenus ?« Dans l'Hexagone, explique Christophe Gloser, président de Fidelity France, lorsque l'on évoque un âge de départ à la retraite, il s'agit pour certaines catégories de personnes d'un âge « théorique » puisque, dans la réalité, un grand nombre de Français cessent de travailler avant-même leur retraite. Dans ce contexte, repousser l'âge de la retraite signifie pour certains la baisse du revenu de remplacement qu'ils percevront. Je reste persuadé que la retraite par répartition doit rester le filet de sécurité principal pour tous ceux qui n'ont pas les moyens d'épargner en complément, mais je suis tout autant persuadé que ceux qui peuvent épargner pour leur retraite doivent le faire le plus rapidement possible ». Autrement dit, préparer sa retraite aujourd'hui pour ne pas la subir demain.

Des Français optimistes, sereins ou désabusés ?
A la question « À votre connaissance, à votre départ à la retraite, quel pourcentage de votre revenu annuel final pouvez-vous attendre du régime public ? », 44 % des Français estiment qu'il sera amputé de près de la moitié tandis que 42 % placent le curseur entre 50 et 74 %. Ces pronostics faits par les particuliers en France se situent dans la moyenne européenne, sachant que les plus optimistes sont les Espagnols (un tiers d'entre eux pensent percevoir plus des trois quarts de leur dernier revenu) et que les Britanniques et les Danois se révèlent plutôt pessimistes (40 % d'entre eux n'espérant pas plus du quart de leur revenu de fin de carrière).

Christophe Gloser indique : « Au regard de ces résultats, il me semble important que les Français puissent anticiper le montant qu'ils percevront à leur retraite. C'est l'objectif de notre proposition de mettre en place un « relevé de situation retraite » : favoriser la prise de conscience de ce que l'on va percevoir à la retraite ».

Concernant l'âge auquel il faut commencer à préparer l'avenir, 45 % des Européens estiment par ailleurs qu'il faudrait commencer à préparer financièrement sa retraite avant 25 ans, la moyenne se situant à 30 ans. En France, l'âge moyen est de 38 ans, soit 7 ans de plus que dans la dernière étude « Eurobaromètre Retraite » réalisée par TNS Sofres pour Fidelity sur ce même sujet en 2007. Optimisme, inconscience ou volonté délibérée, ce brusque recul de l'âge auquel il faudrait commencer à épargner pour la retraite montre la difficulté des Français à se projeter dans l'avenir sur cette question. Pour preuve, 56 % de nos concitoyens n'ont encore rien mis en place pour leur retraite alors qu'en moyenne, 58 % des Européens ont déjà commencé à se préparer financièrement.

Un déficit d'information important
Ceux qui ont commencé à épargner l'ont fait au travers de plans d'épargne retraite individuels, de plans d'épargne retraite proposés par leur employeur ou encore de SICAV, FCP ou obligations. À l'instar de l'ensemble des épargnants européens, 80 % des Français s'estiment satisfaits des solutions qu'ils ont retenues. Parmi ceux qui n'ont encore rien mis en place, le manque d'argent est la raison la plus souvent évoquée. Ainsi 43 % d'entre eux n'ont pas d'argent à mettre de côté, 29 % doivent d'abord finir de rembourser leur emprunt immobilier et 20 % préfèrent se concentrer sur le financement de l'éducation de leurs enfants. Les autres se déclarent trop jeunes pour y penser, disent ne pas être intéressés par le sujet, ne pas avoir le temps de s'en occuper ou trouvent cela trop compliqué. « Ces dernières catégories sont susceptibles d'être sensibilisées par des campagnes d'information de qualité, concrètes et opérationnelles, commente Christophe Gloser. Il est important d'expliquer aux Français que plus on commence jeune à préparer sa retraite, moins on doit épargner. De même, il convient de mieux accompagner ceux qui se perdent dans la diversité des options possibles et des produits ou la fiscalité ou encore expliquer à ceux qui invoquent un manque de temps qu'un entretien annuel avec leur conseiller financier sur les questions de retraite peut être extrêmement fructueux. »

Les Français qui envisagent de commencer prochainement à préparer financièrement leur retraite sont une majorité (51 %) à penser le faire via un plan d'épargne retraite individuel. Par ailleurs, 18 % d'entre eux songent à investir dans des SICAV, FCP ou obligations et 25 % au travers d'un plan de retraite proposé par leur employeur. 21 % estiment cependant qu'ils n'auront recours à aucun de ces dispositifs. Un chiffre encore trop important selon nous, mais qui puise sa source dans la crise actuelle où les ménages, dont le pouvoir d'achat est en berne, sont d'abord préoccupés par le présent.

Une attente d'outils pour mieux anticiper
Qu'ils aient déjà investi ou non le sujet de la retraite, un Européen sur trois et un Français sur deux déclarent n'avoir jamais reçu de conseils spécifiques sur des plans d'épargne liés à la retraite. Quand c'est le cas, ces conseils émanent, en France, majoritairement de banques (36 %), de compagnies d'assurance (17 %), des employeurs (11 %) ou de conseillers financiers indépendants (6 %). Toujours en matière d'information, un épargnant européen sur deux souhaiterait avoir un outil qui lui permette d'obtenir un aperçu financier de ce qu'il touchera pour sa retraite. Si 14 % des Français affirment disposer de cet outil, ce qui les aide beaucoup, 44 % estiment qu'il serait bien d'en avoir un et que cela leur permettrait de mieux prévoir l'avenir. Christophe Gloser indique : « En permettant aux Français de mieux appréhender ce qu'ils peuvent espérer percevoir à la retraite, le « relevé de situation retraite » permet également de mieux anticiper et donc de prendre en connaissance de cause les bonnes dispositions nécessaires pour un accompagnement financier, dès lors qu'ils en ont les moyens. »

Restaurer la confiance
Globalement, l'étude montre un certain décalage entre l'état d'esprit des Français, relativement sereins quant à leurs revenus au moment de la retraite, et la réalité qui se profile. Un état de fait qui traduit sans doute un manque d'information, mais aussi la nécessité de restaurer la confiance des investisseurs à l'égard de l'industrie financière. La crise traversée par ce secteur est telle que sa crédibilité est mise à mal par l'opinion publique. « L'industrie financière doit reprendre le chemin d'une pédagogie autour de produits simples, transparents, conclut Christophe Gloser. Plutôt que de chercher à vendre des produits à tout prix, il est essentiel qu'elle soit à l'écoute de ses clients pour les accompagner, mieux cerner leurs besoins et leur proposer des solutions adéquates. »

A propos de l'étude - Méthodologie - TNS Sofres
Echantillon : 12 057 interviews dans 14 pays dont :
- 10 pays avec un objectif de 1 000 interviews (Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Suisse)
- 4 pays avec un objectif de 500 interviews (Danemark, Finlande, Norvège, Suède)
Cible : Population représentative des personnes actives de plus de 18 ans, possédant ou ayant possédé au moins un produit d'épargne.
Quotas sur le genre, l'âge, la profession et le pays.
Période du terrain : Du 12 juillet 2011 au 1er août 2011
Méthode de collecte des données : Online

A propos de Fidelity
Fidelity Worldwide Investment est une des principales sociétés de gestion d'actifs dans le monde et fournit des produits et solutions d'investissement à destination des particuliers et des professionnels en Grande Bretagne, en Europe Continentale, au Moyen-Orient et en Asie Pacifique. Créé en 1969, le groupe compte plus de 5000 salariés établis dans 25 pays et gère et administre les actifs de ses clients à hauteur de 190,4 milliards d'euros. Fidelity compte plus de 7 millions de comptes clients et gère plus de 740 fonds d'actions, de produits de taux, d'immobiliers et d'allocation d'actifs. Les équipes de gestion de Fidelity ont accès à la recherche des plus grandes équipes internes d'analystes réparties dans 12 pays dans le monde. Fidelity Worldwide Investment est une société indépendante de gestion d'actifs, détenue par des capitaux privés.

En France, Fidelity exerce une activité de gestion locale et une activité de commercialisation de solutions d'investissement, SICAV et fonds dédiés. La structure française de gestion, FIL Gestion, couvre les fonds d'allocation d'actifs et les fonds actions ainsi que des mandats dédiés pour les institutionnels. Les activités de gestion sont assurées par 4 gérants. Les équipes de commercialisation distribuent des SICAV dans le cadre d'une activité multi-canal qui s'adresse aux distributeurs tels que les conseillers en gestion de patrimoine, les compagnies d'assurance et les banques, ainsi que les acteurs institutionnels, sélectionneurs de fonds, caisses de retraite. Fidelity commercialise également directement aux particuliers Fidelity Vie, un contrat d'assurance vie. . L'établissement se positionne dans une stratégie de conseil et d'accompagnement afin de suivre les tendances qui se dégagent des grandes réformes en cours dans la société. Fidelity Worldwide Investment et ses filiales fournissent aux principaux marchés du monde des produits et des services d'investissement destinés aux particuliers et aux investisseurs institutionnels hors Etats-Unis. L'organisation gère un total de 153,8 milliards d'euros d'actifs. (Source: Fidelity au 30.09.11). Les données sont au 30 septembre 2011. CCP 201122. Publié par FIL Investissements, 29 rue de Berri, 75008 Paris.

FIL Investissements
www.fil.com

Mercredi 7 Décembre 2011
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