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Préparation des entreprises face au boom annoncé des Big Data


La nouvelle édition de l'Oracle Next Generation Data Centre Index soulève des questions quant à la préparation des entreprises face au boom annoncé des volumes de données – les ‘Big Data’.




Les principaux résultats montrent que face à l'explosion des volumes de données, les entreprises sont obligées d'acheter de la capacité à court terme tout en construisant des solutions pour le long terme

Oracle publie une étude révélant que de nombreuses entreprises semblent avoir été surprises par le boom des volumes de données (les ‘Big Data’), induit par de multiples facteurs tels que l'augmentation des interactions entre les consommateurs et les marques via les terminaux mobiles, la forte augmentation des communications entre machines et la multiplication des informations manipulées par les processus opérationnels internes des entreprises.
Face à cette situation, les entreprises augmentent à court terme le recours aux datacenters externalisés et aux services de cloud, tout en planifiant à plus long terme la constitution de leur propre datacenter interne.
Il semble par ailleurs que les conseils d'administration s'intéressent de plus près à la question des données au sein de nombreuses entreprises, ce qui tend à prouver que les données commencent à être reconnues comme ayant une valeur intrinsèque.

La durabilité est à nouveau à l'ordre du jour en 2012, les entreprises agissant soit pour afficher des préoccupations vertes en matière de gouvernance, soit pour réduire des factures énergétiques qui augmentent fortement en raison des besoins de l'informatique. Si l'on compare directement les deux éditions de cette étude, le Cycle 1 (C1) et le Cycle 2 (C2), l'indice global de durabilité est passé de la dernière place à la première place ex aequo des sous-indices.

Cette étude a permis de constituer l'édition C2 d'Oracle Next Generation Data Centre Index, un indice qui mesure de façon synthétique à quel niveau se situe une entreprise dans l'utilisation des technologies de datacenter les plus avancées pour optimiser son fonctionnement opérationnel et la performance de son informatique. Les entreprises sont notées sur une échelle de 0 à 10 en fonction des résultats de l'enquête menée par Quocirca.

Les entreprises d'Europe et du Moyen-Orient atteignent une moyenne de 5,58 (10 représentant la stratégie de datacenter la plus avancée).
Ce résultat dénote une amélioration par rapport à l'édition C1 d'Oracle Next Generation Data Centre Index réalisée en février 2011 (qui affichait un score moyen de 5,22), ce qui semble montrer que les entreprises accordent de plus en plus d'attention et d'investissements à leur stratégie de datacenter, notamment en réaction au phénomène des Big Data. Tous les pays, tous les secteurs d'activité et toutes les rubriques voient leur indice augmenter entre les éditions C2 et C1.
Cette enquête a été menée auprès de 949 décideurs de grandes entreprises dans dix régions à travers le monde.

Principaux résultats
- La proportion des répondants possédant des datacenters exclusivement internes est en baisse, de 60% (C1) à 44% (C2).
- La proportion des entreprises utilisant des datacenters externes a augmenté de 40% (C1) à 56% (C2).
- Seuls 8% des répondants (à comparer aux 17% en C1) ont déclaré qu'ils n'auraient pas besoin d'un nouveau datacenter dans un avenir prévisible.
- 38% des répondants affirment avoir besoin d'un nouveau datacenter dans les deux ans (contre 27% en C1).

La durabilité fait à nouveau partie des préoccupations :
- L'indice de durabilité est passé de la dernière place (5,14) en C1 à la première place ex aequo (5,64) en C2.
- Seuls 6,4% des répondants affirment ne pas avoir de plan de durabilité concernant l'usage du datacenter, à comparer aux 13,2% in C1.
- La proportion des responsables de datacenters qui reçoivent une copie de la facture énergétique est passée de 43,2% (C1) à 52,2% (C2).

Les Pays Nordiques supplantent la zone DCH (Allemagne/Suisse) pour l'indice général de l'édition C2, avec un score impressionnant de 6,51 s'expliquant par de nombreuses améliorations dans la durabilité, la gestion des systèmes, la virtualisation et la consolidation. Le Moyen-Orient affiche la progression la plus forte depuis C1, passant du bas du tableau à une position moyenne. Présentes en C2 mais pas en C1, l'Irlande et la Russie affichent les scores les plus bas avec respectivement 4,79 et 4,62.

Particularités du marché français
La France est toujours au 5ème rang dans les notes globales, son score s'est amélioré de 4,91 dans le Cycle 1 à 5,35 dans le Cycle 2 (soit 9% de mieux, plus que l'augmentation moyenne de 6,9%). La France a déjà pris conscience de la nécessité des nouveaux datacenters, mais les motivations qui suscitent ces investissements ont changé. Comme pour la plupart des autres pays, “accompagner la croissance de l'activité” a descendu dans la liste et le besoin de consolidation ainsi que l'ancienneté et les limitations des ressources existantes ont pris le dessus pour constituer aujourd'hui les principales raisons de ces investissements.

Autres résultats de l'enquête
- Plus d'un tiers (36%) des responsables de datacenters n'ont toujours aucune visibilité sur leur consommation énergétique, tandis que près de 10% des répondants doutent fort que quelqu'un d'autre jette un œil sur la facture énergétique du datacenter.
- Les Pays Nordiques et la zone DCH dominent toujours en matière de durabilité, avec chacun un indice de durabilité de 6,57. Le Benelux arrive ensuite avec 5,76, et le Royaume-Uni est en-deçà de la moyenne avec 5,4. La France est 4ème à 5,55.
- Tous les sous-indices se sont améliorés entre C1 et C2[2] : l'indice de souplesse est passé de 5,27 à 5.46 ; l'indice de durabilité de 5,14 à 5.64 ; et l'indice de support a augmenté de 5,24 à 5,64.
- La virtualisation des matériels informatiques s'accélère dans les datacenters, mais demeure encore minoritaire avec seulement 12% des répondants ayant virtualisé plus de 70% de leurs ressources informatiques. 38% ont virtualisé moins de 30%.
- Plus préoccupant, près de 39% admettent toujours réévaluer régulièrement leurs futures contraintes de charge. Mais la proportion qui utilise des outils analytiques avancés ou des prévisions basées sur l'utilisation historique a néanmoins augmenté de 39% à 50%.

“La maîtrise des Big Data va devenir le défi informatique numéro un pour les entreprises au cours des deux prochaines années,” déclare Luigi Freguia, Senior Vice President, Systems, Oracle EMEA. “A la fin de cette période, soit elles auront su faire face, soit elles seront en total décalage par rapport à leur propre activité – sans parler des risques et des opportunités que représentent les Big Data.”

“Le défi exceptionnel des Big Data constitue l'horizon de nombreuses évolutions informatiques. La croissance des applications, des équipements, des systèmes et des individus connectés, aussi bien dans le grand public que dans le monde de l'entreprise, va générer d'énormes quantités de données structurées et non structurées à partir de toutes leurs actions. L'exploration et la compréhension de ces données constituent la clé de la réussite, et ce processus commence dans le datacenter. Les résultats de cette étude suggèrent que les entreprises commencent à en prendre conscience et s'efforcent de faire face rapidement à leurs besoins de données à court terme et à long terme.”

Clive Longbottom, analyste chez Quocira, ajoute : “Il est clair que les entreprises commencent à voir les problèmes que représente la gestion des énormes quantités de données que contiennent leurs chaînes de valeur. Alors que la valeur des informations augmente, il devient de plus en plus probable que les entreprises seront obligées de les valoriser dans leur bilan. C'est pourquoi il devient essentiel de pouvoir recueillir toutes ces données dans un emplacement central, accessible, sécurisé et fiable. Même lorsque la fédération des données est utilisée, la centralisation devra être opérée via un datacenter – et l'étude montre ici que la majorité des entreprises, bien qu'elles s'orientent dans la bonne direction, ont encore beaucoup de chemin à parcourir pour répondre à leurs besoins d'informations.”

Informations complémentaires sur cette étude
En novembre 2011, Quocirca a interrogé 949 décideurs de grandes entreprises dans 10 pays ou régions à travers le monde : Benelux, DCH (Allemagne/Suisse), France, Péninsule Ibérique (Espagne/Portugal), Irlande, Italie, Moyen-Orient, Pays Nordiques, Russie et Royaume-Uni. Les questions étaient conçues de façon à ce que chaque réponse puisse être représentée par un nombre de 0 à 10, afin de constituer l'indice global Oracle Next Generation Data Centre Index. L'étude comportait plusieurs sections dédiées à la souplesse, au support et à la durabilité, permettant ainsi de constituer des sous-indices dans ces trois domaines importants.

Lors de cette nouvelle édition de l'étude, les USA ont été enlevés des pays étudiés alors que la Russie et l'Irlande ont été ajoutées, ce qui a eu un impact sur les valeurs de l'indice global. Lorsque ces chiffres consolidés sont comparés entre le Cycle 1 et le Cycle 2, seuls les chiffres des pays étudiés dans les deux études sont intégrés pour assurer la validité de la comparaison. Cette particularité explique également pourquoi certains chiffres consolidés cités pour le Cycle 1 sont différents de ceux publiés dans l'étude initiale lancée le 4 mai 2011.

A propos d'Oracle
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Mercredi 25 Janvier 2012
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