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Pourquoi faut-il augmenter les salariés ? Et qui faut-il augmenter ?


Robert Half, cabinet de recrutement spécialisé, livre son point de vue sur cette question délicate. Alors que le marché du recrutement retrouve une certaine fluidité, il convient de réexaminer cette question avec soin pour éviter la fuite des talents. En tant qu’observateur privilégié du monde du travail, Robert Half propose quelques règles d’or notamment si tous les collaborateurs ne peuvent pas être augmentés.




« Au risque de décevoir Monsieur Trichet, il faut, en cette période de reprise et de guerre des talents, augmenter les salaires des meilleurs éléments. Les meilleurs, ce sont, bien entendu, ceux qui ont dépassé leurs objectifs mais aussi ceux qui ont contribué à l’amélioration de la qualité, de la satisfaction des clients ou ceux qui développent une intelligence émotionnelle au service de l’entreprise… De nombreux salariés sont donc concernés. » souligne Olivier Gélis, Directeur Général de Robert Half International France.

Pourquoi faut-il augmenter ses collaborateurs ?

1/ pour remotiver ceux qui ont été fidèles et performants durant la crise

C’est le moment de récompenser la loyauté, les efforts et les sacrifices consentis par les meilleurs éléments durant la crise. Et ce d’autant plus si un engagement a été pris durant cette période. Le bon manager, c’est celui qui tient parole.

2/ pour encourager les performances individuelles et collectives
Car elles sont essentielles à la reprise et à la performance de votre entreprise.

3/ pour fidéliser ses meilleurs collaborateurs
Ce sont ceux qui créent la valeur ajoutée de l’entreprise. Ce sont ceux aussi qui sont les plus convoités par les concurrents.

4/ pour capter les talents de demain
Car chaque univers professionnel est petit et que tout se sait. Donc une entreprise qui sait récompenser les meilleurs a plus de chance d’attirer les collaborateurs les plus talentueux.

Qui faut-il augmenter ?

Les collaborateurs qui le méritent c'est-à-dire :

- ceux qui ont dépassé les objectifs qui leur étaient fixés,
- ceux qui ont fait preuve d’initiatives,
- ceux qui ont apporté des idées utiles et fructueuses,
- ceux qui ont mené à bien des projets transversaux cruciaux pour l’entreprise,
- ceux qui constituent le ‘capital humain’ essentiel de l’entreprise.

Il ne faut favoriser que les éléments qui ont une conduite irréprochable, qui montrent leur engagement au sein de l’entreprise, qui adhérent à la culture d’entreprise et aux décisions stratégiques prises.

Quel est le ‘bon’ montant d’une augmentation ?

Si le montant de l’enveloppe global est restreint, il convient d’éviter le ‘saupoudrage’ sur l’ensemble de l’équipe car cette pratique frustrent tout le monde et risquent même de décourager les meilleurs éléments.

Les montants doivent être perçus comme significatifs : 8 à 10% valorisent le salarié. Avec moins de 3% (soit en-dessous du seuil ‘psychologique’ pour les cadres), le collaborateur risque de se sentir floué. Pour les salaires peu élevés, il convient de raisonner sur la somme en valeur absolue qui n’a souvent rien de négligeable…

Il convient de prévoir éventuellement des bonus à moyen terme pour certains qui ne feraient pas partie des ‘heureux élus’ mais qu’il est souhaitable d’encourager particulièrement car leur performance a un réel impact sur les résultats de l’entreprise.

Une prime exceptionnelle peut également être un signal fort à envoyer à un collaborateur méritant qu’il convient d’encourager pour une prestation remarquable et donc remarquée.

Comment procéder ?

Les critères de sélection et les règles d’attribution doivent être connus de tous. Une annonce préalable aura été faite si tout le monde ne peut être récompensé… Ces simples précautions éviteront une bonne partie des récriminations, des plaintes et des éventuelles rumeurs car les décisions prises sont justes et justifiées.

Les augmentations seront annoncées en tête à tête pour favoriser l’échange et valoriser le salarié.

A l’occasion d’une réunion d’équipe, il convient de rappeler les avantages (mutuelle, tickets restaurant, voiture de fonction, PEE, stock options…) mis en place et conclure en expliquant que l’avenir de ceux n’ayant pas été augmentés n’est pas compromis : ils pourront évoluer, performer…et donc faire partie des prochains ‘élus’.

Robert Half

Jeudi 31 Mars 2011
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