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Pour rester attractive, la France doit relever le défi des services et de l’innovation.


En 2007, les investissements directs étrangers (IDE) dans le monde progressent de 17,8% pour atteindre un montant record de 1 537 milliards de dollars. L’Europe – qui attire 42% des flux mondiaux – reste la première région d’accueil et apporte la preuve de sa solidité vis-à-vis des investisseurs étrangers, même si les zones émergentes (Chine, Inde, Russie, Europe Centrale) attirent de plus en plus l’attention des investisseurs pour leurs projets futurs. Mais qu’en est-il de la France ? Quels sont ses atouts face à un nombre croissant de concurrents ? La France a-t-elle su trouver en 2007 le bon équilibre entre implantations industrielles et tertiaires ? Combien de projets et d’emplois la France a-t-elle accueilli en 2007 ? Comment gagner le pari des secteurs et activités porteurs d’innovation ?





I. Réalité des investissements en France :

La France : deuxième destination européenne des implantations internationales.

- En 2007, la France se maintient à la 2ème place européenne, en nombre d’implantations internationales et 5ème en nombre d’emplois, derrière le Royaume-Uni, qui reste un solide leader de l’attractivité européenne.
- Avec 541 projets internationaux accueillis, la France accuse une légère diminution des implantations (-4,4 % par rapport à l’année précédente), l’évolution européenne se situant à +5%. Au niveau européen, la France reste en deuxième position pour l’accueil des centres de R&D et sièges sociaux (13% du total du total européen), derrière le Royaume-Uni (29%).
- Pour la première fois, les investissements tertiaires (59% des emplois créés par les IDE) ont été plus nombreux que les implantations à caractère industriel (41% des créations d’emplois générés par les IDE). A titre d’exemple, les investisseurs internationaux en France ont créé plus d’emplois dans les centres de décision (4772) que dans les unités de production (4335).
- En 2007, 63% des créations d’emploi proviennent d’extension de projets existants, pour une moyenne européenne de 38%. Ce chiffre représente un signe net de confiance et de fidélisation des investisseurs déjà installés sur le territoire.

Une chute importante des créations d’emploi qui marque une transition tertiaire douloureuse.
- Le nombre d’emplois créés par les implantations internationales en France s’élève à 14 488 en 2007, soit une baisse (-29%) par rapport à l’année précédente. L’Europe affiche en moyenne un recul de (-18%).
- Les emplois industriels chutent de 46%. La transition vers une attractivité tertiaire se poursuit, mais a un impact notable sur l’emploi.
- Au premier rang, les secteurs des services aux entreprises et l’industrie du logiciel (respectivement 21% et 13% des emplois). Suivent les équipements industriels et l’industrie automobile, historiquement les plus généreux en projets, mais en retrait pour 2007.
- La France n’a accueilli que 15 investissements en provenance des “BRIC” (Brésil, Russie, Inde, Chine). Ces puissances montantes ont réalisé, en cumulé, 156 projets en Europe, soit autant que les implantations d’origine japonaise.
- Au niveau européen, l’espace central et oriental fixe 28% des projets pour 58% des emplois et c’est la Russie qui opère une arrivée spectaculaire dans les classements 2007 (+60% en nombre d’implantations internationales par rapport à 2006).

II. Image de la France, selon les décideurs internationaux :

La France souffre toujours du décalage entre une perception plutôt sévère des dirigeants et une réalité des investissements, qui la maintient en deuxième position européenne.
- Le niveau de la fiscalité, la flexibilité du droit du travail, les charges et coûts salariaux restent depuis 2002 les trois handicaps persistants du site France, même si les niveaux d’insatisfaction des investisseurs sur ces 3 critères (53% en moyenne) sont en recul de 5 points par rapport à 2006.

La qualité de vie (51%), les infrastructures de télécommunication (42%) ou logistiques (37%) restent les points forts de la France aux yeux des investisseurs.

Pour rester compétitive la France peut et doit miser sur l’innovation.
- Aujourd’hui, les investisseurs interrogés sont 51% à considérer que la France dispose d’une bonne capacité d’attraction d’activités innovantes, contre 70% l’année dernière et 76% au plan européen.
- Les technologies vertes et de l’environnement (42%), le secteur de l’énergie et des utilities (35%) et celui des technologies de l’information et de la communication (35%) sont les trois secteurs d’innovation cités par les investisseurs pour les cinq années à venir en France.

« L’innovation dans les services et dans les interfaces clients sera la plus puissante et la plus rapide à venir » déclare Patrick Gounelle, Global managing partner EMEIA Integration d’Ernst & Young « Les 203 investisseurs internationaux considèrent que c’est dans les nouveaux modes et technologies de communication, dans la supply chain et l’ingénierie financière que l’innovation sera la plus massive et la plus utile pour la France ».

« Les investisseurs marquent leur impatience et font à la France le reproche d’un manque de liberté économique d’entreprendre, de développer, mais aussi d’échouer et de rebondir. Pourtant, la deuxième place de notre pays au plan européen pour l’implantation d’IDE témoigne des atouts indéniables dont il dispose. A nous de favoriser la culture d’entreprendre, une attitude plus ouverte, plus audacieuse et plus confiante envers la mondialisation. », déclare Marc Lhermitte, associé Ernst & Young.

Méthodologie

Le Baromètre de l’attractivité européenne s’appuie sur la base de données quantitative “Ernst & Young European Investment Monitor” qui recense depuis 1997 les annonces d’implantations et d’extensions d’activités en Europe. Cet outil permet des analyses détaillées sur les implantations d’investisseurs étrangers par pays, par projet, par secteur ou par origine ainsi que leurs principales évolutions. Cette base de données unique au monde étend son analyse sur plus de 40 pays. Les analyses tiennent compte de la part des investissements directs étrangers (IDE) qui créent ou fixent des activités. Sont ainsi dénommées implantations internationales ces opérations qui ne sont pas de simples prises de participations financières (formant une grande partie des IDE comptabilisés par les grandes institutions publiques comme la CNUCED*).
L’analyse qualitative s’effectue auprès des investisseurs internationaux et analyse leurs perceptions et attentes vis-à-vis de l’Europe et de la France comme zones d’implantation potentielle. L’institut CSA a conduit cette enquête spécifique “Attractivité du site France 2008” en interrogeant par téléphone (système CATI – Computer Assisted Telephonic Interviews) du 26 février au 11 mars 2008, 203 dirigeants d’entreprises internationales en six langues : allemand, anglais, espagnol, français, italien et néerlandais.

A propos d’Ernst & Young
Ernst & Young, cabinet d’audit, fiscalité & droit, transactions, conseil, se mobilise pour concrétiser les potentiels. C’est ainsi que nous faisons la différence – pour nos équipes, nos clients et tous nos interlocuteurs.
Près de 130 000 professionnels dans le monde travaillent ensemble avec la volonté de permettre à chacun de développer ses talents et de réussir professionnellement. Leur but : aider nos clients à tenir leurs engagements envers leurs marchés et autres parties prenantes.
Il s’agit aussi de porter cette différence dans toutes les collectivités où nous vivons et travaillons.
www.ey.com/fr

Mardi 10 Juin 2008
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