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Point de conjoncture CGPME de février 2012


En janvier, le climat des affaires continue de se dégrader : l’indicateur correspondant diminue de trois points et se situe à son plus bas niveau depuis mars 2010. La demande globale adressée à l’industrie s’est nettement repliée au quatrième trimestre 2011 : le solde correspondant a baissé de 13 points en l’espace d’un trimestre. Toutefois, le chiffre d’affaires de l’ensemble de l’industrie a progressé de 1 % en novembre (après une hausse de 1 % en octobre) : si le chiffre d’affaires réalisé à l’exportation a tendance à ralentir (+0,3 % en novembre après +2,1 % en octobre), celui réalisé dans le secteur des matériels de transport progresse très nettement au cours de ce mois (+8,8 % en novembre après +4,5 % en octobre).




ACTIVITE DANS L’INDUSTRIE
En janvier, le climat des affaires continue de se dégrader : l’indicateur correspondant diminue de trois points et se situe à son plus bas niveau depuis mars 2010.
La demande globale adressée à l’industrie s’est nettement repliée au quatrième trimestre 2011 : le solde correspondant a baissé de 13 points en l’espace d’un trimestre. Toutefois, le chiffre d’affaires de l’ensemble de l’industrie a progressé de 1 % en novembre (après une hausse de 1 % en octobre) : si le chiffre d’affaires réalisé à l’exportation a tendance à ralentir (+0,3 % en novembre après +2,1 % en octobre), celui réalisé dans le secteur des matériels de transport progresse très nettement au cours de ce mois (+8,8 % en novembre après +4,5 % en octobre).

Pour les mois à venir, les perspectives de demande adressée à l’industrie sont de nouveau mal orientées : l’indicateur correspondant recule et se trouve inférieur de neuf points à son niveau de longue période.
Par conséquent, en décembre, la production de l’industrie manufacturière diminue fortement par rapport au mois de novembre (-1,4 % contre +1,4 % en novembre). Pour l’ensemble de l’année 2011, la production manufacturière a ralenti par rapport à 2010 : elle a augmenté de 3,8 % en moyenne, après une hausse de 4,4 % entre 2010 et 2009. De même, le taux d’utilisation des capacités de production diminue au quatrième trimestre: il atteint 82 % des capacités de production, contre 83 % au troisième trimestre et 85 % en moyenne.

En outre, de plus en plus d’entrepreneurs estiment que leurs capacités de production sont plus que suffisantes au regard de la conjoncture actuelle. Ainsi, les perspectives générales de production se replient : le solde correspondant est inférieur de 29 points à son niveau moyen de longue période. Ceci laisse présager une certaine morosité du climat des affaires pour les mois à venir.

Point de conjoncture CGPME de février 2012

ACTIVITE DANS LE COMMERCE
En janvier, le climat des affaires se replie dans le commerce : l’indicateur correspondant diminue de quatre points soit son niveau le plus bas depuis août 2009.
Les commerçants estiment que les ventes au cours des mois précédents ont reculé. Plus particulièrement, le chiffre d’affaires réalisé dans le commerce de détail hors autos et motos s’est replié en novembre (-0,3 % contre +0,3 % en octobre). Il a ralenti dans le commerce de gros hors autos et motos (+0,4 % en novembre contre une hausse de 1,3 % en octobre). Seul le commerce et la réparation d’autos et de motos a vu son chiffre d’affaires augmenter (+0,9 % en novembre contre -1,1 % en octobre).
Au cours des mois à venir, les chefs d’entreprise anticipent un net repli des ventes : le solde correspondant recule de 10 points et se situe 24 points en dessous de sa moyenne de longue période.
Par ailleurs, les stocks s’accumulant, ils ont de moins en moins nombreux à avoir l’intention de passer des commandes auprès de leurs fournisseurs.
Les perspectives générales d’activité demeurent, donc, mal orientées.

Point de conjoncture CGPME de février 2012

ACTIVITE DANS LES SERVICES
En janvier, le climat des affaires est quasiment stable : l’indicateur correspondant gagne un point mais se situe à son plus bas niveau depuis janvier 2010.
Les chefs d’entreprises considèrent que l’activité au cours de ces derniers mois s’est légèrement redressée. Le chiffre d’affaires réalisé dans les secteurs des services est orienté à la baisse en novembre. Dans le secteur du soutien aux entreprises, il diminue de 0,4 % (après +0,7 % en octobre). Celui réalisé dans les services aux ménages est stable (après +0,7 % en octobre).
Pour les mois à venir, les entrepreneurs anticipent un net repli de la demande : le solde correspondant recule de six points et se situe 13 points en dessous de sa moyenne de longue période.
Ainsi, les perspectives générales d’activité pour les prochains mois continuent de se dégrader

Point de conjoncture CGPME de février 2012

ANALYSE DE LA CGPME

Révision à la baisse des prévisions de croissance pour 2012
Au dernier trimestre, la croissance du PIB s’établit à 0,2 % contre +0,3 % au troisième trimestre. Au total, la croissance pour l’ensemble de l’année 2011 s’élève à 1,7 % (après +1,4 % en 2010).
Le gouvernement a estimé que la croissance pour 2012 s’élèverait à 0,5 %, contre 1 % prévu initialement. Cette prévision, si elle a vocation à être plus conforme à la réalité économique, demeure supérieure aux projections du FMI : l’institution internationale table sur une croissance pour la France de 0,2 % en 2012 et de 1 % en 2013.

Déficit budgétaire en baisse du fait de l’extinction d’opérations exceptionnelles survenues en 2010
Le gouvernement a clos le budget en 2011 avec un déficit de 90,8 milliards d’euros contre 148,8 milliards d’euros à la même date en 2010. Cette amélioration du solde général d’exécution pour l’année 2011 est le fait de la baisse des dépenses notamment liée à l’extinction d’opérations exceptionnelles survenues en 2010 (principalement la mise en place des investissements d’avenir). Ainsi, fin décembre 2011, les dépenses se sont élevées à 365,4 milliards d’euros contre 425,7 milliards d’euros au 31 décembre 2010. Au 31 décembre 2011, les recettes du budget général sont stables sur un an : elles s’établissent à 275,2 milliards d’euros contre 274,9 milliards d’euros à fin décembre 2010.

Dette publique en baisse mais toujours élevée
La dette publique au sens de Maastricht s’établit à 1688,9 milliards d’euros à la fin du troisième, soit une baisse de 3,6 milliards d’euros par rapport au trimestre précédent. Elle atteint, ainsi, 85,3 % du PIB. D’après les dernières données disponibles, la dette française est détenue à 65,9 % parles non-résidents.

Année 2011 : déficit record du commerce extérieur
En décembre, le solde du commerce extérieur accuse le contrecoup de la bonne performance de novembre : le déficit atteint 4,993 milliards d’euros contre 4,140 milliards d’euros en novembre.
Alors que les exportations se replient de 3 % et atteignent 36,458 milliards d’euros en décembre, les importations stagnent et s’établissent à 41,451 milliards d’euros. Cette évolution des importations reflète le ralentissement de la consommation interne : les importations reculent depuis le mois d’août 2011 de 0,43 % par mois en moyenne.
Sur l’ensemble de l’année 2011, le déficit du solde commercial cumulé a atteint 69,592 milliards d’euros (il se creuse de 35,1 % sur un an). Ce niveau n’avait été jamais observé depuis 2002.

Hausse saisonnière de l’inflation – forte hausse des prix en 2011
En décembre, l’indice des prix à la consommation (IPC) s’accroît de 0,4 %, (après +0,3 % en novembre). La hausse des prix du mois de décembre provient essentiellement de l’augmentation saisonnière des prix des produits frais (+0,9 %), des services (+0,5 %) et des produits manufacturés (+0,5 %). Sur un an, les prix augmentent de 2,5 %.
Au cours de l’année 2011, les prix ont fortement augmenté (+2,1 % en moyenne entre 2010 et 2011 contre +1,5 % l’année précédente). Cette hausse s’explique essentiellement par la forte croissance des prix de l’énergie : ceux-ci se sont accrus de 12,3 % en 2011 (après +10 % en 2010).

Ménages

En janvier, le moral des ménages est stable : l’indicateur correspondant s’accroît d’un point mais il demeure inférieur de 19 points à sa moyenne de longue période.
Les ménages sont encore nombreux à anticiper une augmentation du chômage au cours des prochains mois : le solde d’opinion est 32 points au dessus de sa moyenne de longue période. Dans les faits, le chômage continue de s’accroître de manière soutenue depuis avril 2011. Fin décembre, 4,271 millions de personnes sont inscrites à Pôle emploi : ce nombre est en augmentation de 0,6 % sur un mois et de 5,6 % sur un an. Par ailleurs, fin décembre, on dénombrait 2,875 millions de personnes inscrites dans la seules catégorie A, c'est-à-dire celle rassemblant les personnes n’ayant aucun emploi : sur un mois, cette catégorie a vu ses effectifs augmenter de 1 % et de 5,6 % sur un an.

Par conséquent, les ménages sont plus nombreux à estimer que le moment est opportun pour épargner et, de manière corolaire, ils sont moins nombreux à envisager d’effectuer des achats importants. D’ores et déjà, en décembre, les dépenses en produits manufacturés ont reculé de 0,7 % (après avoir augmenté de 0,2 % en novembre). Ce recul s’explique par la baisse des dépenses en produits alimentaires (-1 %) et surtout en énergie (-2,7 %). Sur l’ensemble de l’année 2011, la consommation en bien manufacturés a baissé de 0,5 % contre une hausse de 1,4 % en 2010.
La consommation totale des ménages a ralenti au cours du dernier trimestre 2011 (+0,2 % après +0,3 % au dernier trimestre). En moyenne au cours de l’année 2011, la consommation totale des ménages s’est accrue de 0,3 % (contre + 1,3 % en 2010). Un autre indicateur du ralentissement de la consommation est le repli des importations au cours du quatrième trimestre (-1,2 % contre +0,7 % au troisième trimestre).
Ainsi, le taux d’épargne des ménages est élevé : il a atteint 17,1 % au cours du troisième trimestre 2011.

Entreprises

Le climat des affaires se dégrade une nouvelle fois en janvier : l’indicateur correspondant diminue d’un point soit son niveau le plus bas depuis janvier 2010. Quasiment tous les secteurs sont concernés : mis à part dans le secteur des services, les chefs d’entreprises ont perçu un net repli de l’activité au cours de ces derniers mois. Pour les mois à venir, ils anticipent une baisse de la demande pour tous les secteurs.
Toutefois, l’investissement des entreprises se maintient : au cours du quatrième trimestre, la Formation Brute de Capital Fixe (FBCF) s’est accélérée (+0,9 % après +0,2 %). En moyenne au cours de l’année 2011, l’investissement des entreprises s’est accru de 2,9 % (contre une baisse de 1,4 % en 2010). Il s’agit, donc d’un rattrapage des dépenses d’investissement vis-à-vis de la baisse observée en 2010.
Par ailleurs, le taux de marge des entreprises françaises devrait atteindre 27,9 % à la fin de l’année 2011, son niveau le plus bas depuis le début des années 2000.

De plus, fin novembre 2011, on dénombrait 59 589 défaillances d’entreprises cumulées sur douze mois. Ce chiffre est stable par rapport au mois précédent (-0,4 %). La baisse du nombre de défaillances a tendance à ralentir depuis le mois de juillet 2011.

L’accès au financement a eu tendance à se durcir pour les entreprises au quatrième trimestre. L’enquête de la Banque de France montre que si la majorité des banques n’a pas changé les conditions d’octroi de crédit, un tiers d’entre elles les a resserrés du fait de la conjoncture économique. Cette pratique devrait se poursuivre au cours du premier trimestre 2012 mais de manière moins prononcée.

Parallèlement, les banques ont constaté un léger repli de la demande de crédit qui devrait se renforcer au cours des mois à venir.

En tout état de cause, les encours de crédits aux sociétés non financières reculent de nouveau légèrement (-0,3 % en décembre après -0,4 % en novembre). Ils s’élèvent à 814,8 milliards d’euros.
Plus précisément, alors que les encours de crédits destinés aux investissements continuent de se tasser (+0,4 % en décembre soit 547 milliards d’euros), les encours de crédits de trésorerie ne cessent de chuter (-4,7 % en décembre après -1,7 % en novembre soit 185,5 milliards d’euros).

CONCLUSION
Le ralentissement hivernal s’installe et n’épargne personne : tous les agents économiques, tous les secteurs sont touchés par la morosité.
Les ménages doivent faire face au chômage croissant, qui tire les salaires à la baisse alors que les prix augmentent : résultat, leur pouvoir d’achat est amoindri ce qui les incite à la prudence en termes de consommation.
En plus du repli des carnets de commandes, les entreprises doivent subir la crise de la dette européenne et son cortège de mesures de rigueur et de menaces sur l’accès au crédit. Ces éléments initient une certaine instabilité administrative, réglementaire et fiscale pour les entreprises qui n'estpas propice à un redémarrage rapide de l’activité économique. La plupart des prévisions laissent, en effet, présager l’installation de la récession jusqu’à la fin du printemps.
La perte de confiance caractérise cette crise : elle sera difficile à retrouver tant que les Etats européens ne se seront pas unis autour d’une solution crédible à la crise de la dette européenne.

www.cgpme.fr

Lundi 27 Février 2012
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