Quotidien finance innovation, innovation financière journal
Financial Year with Finyear
 
 
 
 


              

Point Hebdomadaire sur la Stratégie par Fortis Investments


Stratégie: les marchés d’actions restent dans une situation enviable / Renforcement de l’exposition aux États-Unis
Résumé: les statistiques américaines pourraient suggérer une pause; le redressement du commerce asiatique est en perte de vitesse




Les marchés d’actions traversent une période d’accalmie, les acteurs du marché se demandant si le rebond n’est pas allé trop loin, nous pensons cependant qu’il se poursuivra. Après avoir enregistré un creux en mars, les actions se sont envolées lorsqu’il est apparu que la dépression avait été évitée et que la reprise économique pourrait être plus solide que prévu. La hausse des valorisations au-delà de la moyenne à long terme a posé la question d’un excès d’optimisme des marchés.

Plusieurs raisons ont incité les investisseurs à considérer les légères corrections de certaines actions comme des points d’entrée intéressants. Un volume non négligeable de capitaux reste investi dans des obligations d’État ou des fonds monétaires peu rémunérateurs. Par ailleurs, nous pensons que la récession s’est probablement achevée en juillet de sorte que les marchés d’actions sont toujours dans une situation enviable vu qu’elles tendent à surperformer davantage les obligations au cours des 6 mois suivant le creux d’une récession. En outre, les spreads qui reflètent les primes de risque se sont contractés, les activités de fusions-acquisitions se sont intensifiées, tandis que le cycle économique, la politique monétaire et les perspectives bénéficiaires sont tous positifs. Une hausse des réglementations pourrait nuire aux actions, mais ce problème n’est pas encore à l’ordre du jour.

Nous avons renforcé notre exposition aux actions américaines, réduisant ainsi notre sous-pondération du pays. Nous avons en revanche vendu des actions du Japon, où nous sommes à présent neutres. Sur le plan de notre allocation géographique, nous privilégions les marchés émergents (surpondération), suivis de l’Europe (surpondération), du Japon et des États-Unis. Nous avons également liquidé des obligations d’État afin de financer l’achat d’actions, accentuant notre sous-pondération des obligations en général, et des obligations d’État plus particulièrement.

Après plusieurs semaines de surprises essentiellement positives, les statistiques américaines ont déçu. Faut-il dès lors remettre en question la reprise? Pas nécessairement. Les reprises ne suivent jamais une ligne droite. Après une amélioration significative depuis le mois de janvier, l’indice avancé de Chicago Fed National Activity signale une croissance du PIB de 1% en rythme annuel au quatrième trimestre. Compte tenu du recul de -3,9% au deuxième trimestre, cette amélioration semble peu probable. Les ventes de logement ont marqué le pas après 4 mois d’activité relativement intense, les prix de l’immobilier ayant poursuivi leur ascension. La faiblesse de la confiance des consommateurs est plus préoccupante. Les statistiques n’indiquent pas clairement que les dépenses des consommateurs se maintiendront après le boom des ventes automobiles en août.

Au sein de la zone euro, l’indice reflétant le climat économique est resté orienté à la hausse pour le sixième mois consécutif, l’indice allemand Ifo ayant également gagné du terrain. Ces deux indices suggèrent un rebond relativement solide de la croissance dans les prochains trimestres. Il est probable que le rebond soit induit par la reconstitution des stocks, mais il ne serait pas aussi vigoureux que le suggèrent les indices. Les emprunts bancaires en faveur du secteur privé ne se sont pas améliorés et pourraient freiner le rebond. Dans ce contexte, et compte tenu de la faiblesse de l’inflation, la BCE devrait pouvoir pour l’instant maintenir les taux directeurs à un niveau plancher. L’inflation allemande a fléchi de 0% en rythme annuel en août à -0,3% en septembre, essentiellement en raison du recul des cours énergétiques. Au sein de la zone euro, les estimations indiquent une baisse de l’inflation de -0,3% en septembre, contre -0,2% en août.

Le commerce mondial a redémarré après avoir atteint un creux en tout début d’année. Toutefois, les statistiques récentes ont montré un ralentissement dans la reprise des exportations asiatiques. Au Japon, les exportations ont décliné en juillet et en août, parallèlement à l’appréciation du yen. Les exportations coréennes ont suivi la même tendance. La croissance des exportations en Chine, à Hong Kong et au Vietnam est en perte de vitesse. Le commerce peut s’avérer volatil et les conséquences d’une telle volatilité sont encore floues. Pour l’heure, les économies comme le Japon et la Chine bénéficient du soutien de leur gouvernement, bien qu’un redémarrage des exportations soit souhaitable pour préserver la croissance.

Fortis Investments
www.fortisinvestments.com

Dimanche 4 Octobre 2009
Notez




Nouveau commentaire :
Twitter

Your email address will not be published. Required fields are marked *
Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



Recevez la newsletter quotidienne


évènements


Lettres métiers


Livres Blancs