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Pénibilité au travail : place à l’action !


La problématique de la pénibilité au travail a timidement tenté de s’inviter dans les débats et controverses sur les retraites en France ; en pure perte, car elle s’avère d’une complexité que peu de spécialistes sont en mesure d’appréhender.




Vincent Barat
Vincent Barat
Plutôt que de débattre à coup de chiffres et statistiques sur la manière de prendre en compte la pénibilité au travail, il nous paraît intéressant de se pencher sur la question de savoir comment la réduire. C’est précisément le but de l’expérience qu’a menée BMW sur une ligne de production en Allemagne.

L’exemple de BMW : retour sur une expérience couronnée de succès

En 2007, BMW a fait le constat du vieillissement de ses effectifs sur une chaine d’assemblage : de 41,4 ans environ, cette moyenne se verrait croître jusqu’à 46,4 ans en dix ans seulement. Ce phénomène est d’autant plus préoccupant que le travail est répétitif et physiquement exigeant sur une ligne de production. Le report de l’âge de départ à la retraite aggrave ce problème, ce qui ne fait pas les affaires du constructeur automobile allemand.

Ce dernier a donc initié un bilan de santé de ses employés, en prenant en compte les risques physiologiques associés à chaque poste de travail. Les employés étaient invités à se confier à des physiothérapeutes, et une étude approfondie a été réalisée sur les tâches qu’ils devaient réaliser. Suite au diagnostic, un certain nombre de mesures simples furent prises : remplacement du sol en béton par du parquet, changement des chaussures de sécurité, déplacement des écrans de visualisation pour limiter le nombre de mouvements de la tête… A cela s’ajoute une refonte complète de l’organisation du travail. Les ouvriers sont affectés à un poste pour quatre heures au lieu de quatre mois ce qui réduit les douleurs musculaires, et une salle de relaxation a été aménagée.

Bilan des courses : un gain de productivité de 7% en deux ans, sans compter les retombées immatérielles, à savoir des employés heureux. Les plus anciens bien sûr, mais également les jeunes car ils savent qu’ils vont évoluer dans une entreprise soucieuse de leur bien-être.
Ces travaux ont eu un coût total de 20 000€, “ autant dire rien ” selon les propres aveux du directeur du programme, Helmut Mauermann. Cela est bien sûr en grande partie dû au fait que les bonnes idées émanaient des praticiens eux-mêmes.

Investissement dérisoire et gain substantiel… qu’attendent les entreprises françaises pour réaliser ce genre de démarches ? Récemment, PSA a initié une démarche identique, par l’embauche d’ergonomes et l’amélioration des conditions de travail (automatisation, utilisation de chariots élévateurs). Mais ce genre d’initiatives, certes louables, doivent impérativement être accompagnées de performances mesurées, car il faut entrainer l’entreprise dans un cercle vertueux : plus mes employés sont préservés, plus ils sont motivés, plus je suis productif, et plus j’ai les moyens de préserver mes employés.

L’importance de relever ces enjeux en étant bien accompagné

L’exemple précédent de BMW illustre l’antithèse de ce qui a été pratiqué jusqu’alors, à savoir la théorisation à outrance du travail. Or, à l’instar de l’expérience de la firme allemande, ce sont les praticiens qui sont les plus à même d’améliorer leurs conditions de travail : n’oublions pas que ce sont eux qui ont été à l’origine des plus grandes innovations à travers les âges !

Toute la difficulté est de les aider, et de leur accorder suffisamment de temps pour formaliser leurs suggestions. C’est toute une “ maïeutique ” professionnelle qu’il faut instituer, pour aider les sociétés à accoucher elles-mêmes des améliorations. Le recours à une société de conseil spécialisée permet alors :
- d’apporter un regard extérieur ;
- de faire “ remonter ” l’opinion des salariés auprès de la hiérarchie ;
- de donner aux parties prenantes la satisfaction de se sentir écoutés, surtout si le diagnostic est assorti d’actions concrètes et efficaces.
Il est également très important de noter que le plan d’action doit être couplé à une approche économique pragmatique et chiffrée : les objectifs - gain de productivité, réductions de coût ou création de valeur - aussi immatériels soient-ils, doivent impérativement être mesurables et atteignables.

Par Vincent BARAT - Consultant Associé d'Akoya Consulting (www.akoyaconsulting.fr
et Constant CALVO - Directeur associé ADHERE RH (http://blog.adhere-rh.com

La valorisation du Capital Immatériel comme Outil de Management met en jeu une synergie de compétences. On entend dire de partout qu’il est indispensable de mettre ou remettre l'Homme au cœur de l'économie. Il nous semblait, par conséquent, afin de répondre à cet appel, qu’une collaboration étroite avec des Acteurs reconnus du champ des Ressources Humaines s’imposait, sinon allait de soi.

C'est pourquoi AKOYA Consulting et le Cabinet ADHERE RH Expert en Management des Ressources et Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE), ont le plaisir d’annoncer la création d’un Partenariat actif visant à proposer à leurs clients respectifs une offre globale. Ce partenariat permettra de valoriser le Capital Immatériel à sa plus juste valeur, grâce à l'Expertise conjuguée des deux Cabinets.

Par Vincent Barat - Consultant Associé d'Akoya Consulting
www.akoyaconsulting.fr

Lundi 8 Novembre 2010
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