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Patrice Luscan, Directeur marketing de l’assureur-crédit Euler Hermes SFAC





Patrice Luscan
Patrice Luscan
CFO-news : Patrice Luscan, vous êtes Directeur marketing de l’assureur-crédit Euler Hermes SFAC. Pouvez-vous présenter votre société et les services que vous proposez aux entreprises ?
Patrice Luscan : Euler Hermes SFAC, filiale du Groupe Euler Hermes, est le numéro 1 de l’assurance-crédit en France. Les trois services que nous proposons – prévention des risques, recouvrement des impayés et indemnisation des pertes - contribuent à sécuriser le développement des entreprises en France et à l’international en protégeant leur poste clients.
En amont, la prévention consiste en l’évaluation et la surveillance quotidiennes de la situation financière des entreprises. En cas d’impayé, Euler Hermes SFAC prend en charge les démarches amiables et judiciaires. Enfin, en cas de non-récupération de la créance, nous indemnisons la perte selon la quotité garantie prévue. Notre réseau national d’experts offre une implantation terrain dense et efficace pour un nombre de cas traités atteignant 127 000 dossiers en 2006.
Par ailleurs, en 2006, nos assurés ont répondu très favorablement à l’enquête de satisfaction menée sur nos services export, recouvrement, prévention ou services en ligne, reconnaissant la rapidité de nos réponses à leurs demandes de garantie et la disponibilité de nos professionnels du recouvrement. 83% de nos assurés utilisent Eolis chaque jour ! Vous avez là la confirmation que la satisfaction de nos 56 000 clients à travers le monde passe par une gamme de services sur mesure.

Qu’est ce qui vous différencie des autres acteurs du marché ?
Je dégagerais trois avantages compétitifs qui font de notre entreprise un leader mondial :

- Notre connaissance approfondie des mécanismes commerciaux et des risques à travers le monde : Euler Hermes SFAC s'appuie sur son propre réseau de collecte d'informations et d'analyse du risque pour évaluer et suivre en permanence la situation financière de 2.5 millions d'entreprises en France et le groupe Euler Hermes de plus de 40 millions d'entreprises dans le monde. Il faut dire que dans notre métier où les économies d’échelle sont très importantes, le leader a plus de moyens à sa disposition que les autres, et fabriquer sa propre information n’est pas à la portée de tout le monde.

- Un " business model " qui concilie la proximité de nos clients et la proximité de leurs clients, fussent-ils à l’autre bout de la terre. Etre proche de nos clients, c’est être capable de leur fournir un service adapté, de qualité, et flexible. Etre proche de leurs clients, c’est leur assurer les meilleures compétences au niveau de la surveillance des risques et du recouvrement.

- Notre capacité à gérer un grand flux d’informations, grâce à un réseau informatique mondial intégré. C’est ce réseau qui rend possible notre " business model " et qui permet d’afficher d’excellents délais de réponse au quotidien.

J’ajouterais que nous bénéficions d’une recherche économique puissante, puisque nos économistes à Baltimore, Hambourg, Londres et Paris participent à la gestion prévisionnelle des risques. Le risque micro-économique au niveau des entreprises dépend aussi de données conjoncturelles, sectorielles, géopolitiques, climatiques, disons contextuelles au sens large, qui peuvent (doivent) être intégrée dans l’analyse du risque. Notre activité de recherche permet également une prévision de défaillance par secteur/filière et par zone géographique, que ce soit à l’échelle d’un bassin économique français ou du continent sud-américain, selon la pertinence.

Quelle expertise proposez-vous pour les risques à l’export ?
Nous étudions de manière constante les risques pays de la planète en combinant l’analyse du " risque politique " et l’analyse des fondamentaux économiques. 240 pays sont notés sur cette échelle de risque de six notes allant du plus sûr (" AA ") au potentiellement le plus dangereux (" D "). Le risque économique recouvre les déséquilibres macro économiques et le climat des affaires, tandis que le risque politique englobe l’efficacité gouvernementale, la fiabilité du système bancaire, les risques sociétaux, le risque de guerre etc. Le grade pays représente aussi un guide stratégique précieux pour les entreprises qui voudraient développer leur activité export, appuyées par notre gamme de solutions très diversifiée, notamment à l’international (Grand Angle, World Policy, Artimon et Timonia). A noter que d’après nos dernières analyses, après une stabilisation du risque en 2006, les risques pays sont à la hausse en 2007 et en 2008.

Quels enjeux revêt pour vous l’appréhension du risque dans l’entreprise ?
Tout le monde connaît la sanction d’un risque insuffisamment maitrisé. Mais l’entreprise n’a que rarement les moyens de consacrer à la gestion de ses risques des ressources suffisantes : dès lors, tout devient question de priorité et d’arbitrage entre une compétence interne et le recours à des expertises extérieures. Lors de l’atelier sur la maîtrise du risque client à l’export, nous pénètrerons au cœur de cette réflexion que doivent mener toutes les entreprises pour qui ce risque devient significatif. Le risque client doit-il être analysé comme un risque micro-économique, un risque géoéconomique, un risque de filière, un risque financier ? Nous ferons le point des compétences sous-tendues par ces approches et des décisions que doivent en conséquence prendre les entreprises.

www.eulerhermes.com/france/fr/

Monsieur Patrice Luscan, je vous remercie et vous donne rendez-vous dans un prochain numéro.

Jeudi 13 Septembre 2007
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