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Pas de scénario d’une reprise traditionnelle portée par la consommation en 2010


Newton, filiale de BNY Mellon AM, ne croit pas au scénario d’une reprise traditionnelle portée par la consommation en 2010. Les secteurs défensifs et les économies en voie de développement devraient constituer les principaux axes d’investissement.




Lors d’une récente table ronde portant sur les perspectives des marchés internationaux en 2010, une équipe de gérants de fonds internationaux de Newton s’est accordée pour dire qu’une reprise cyclique « traditionnelle » portée par les consommateurs semblait très peu probable, compte tenu des niveaux d’endettement des ménages et du taux de chômage. Des valeurs défensives de haute qualité et une exposition aux économies en voie de développement apparaissent comme les principaux axes d’investissement en 2010.

Ouvrant le débat, Iain Stewart, Directeur des investissements, au sein de l’équipe de gestion de fonds internationaux de Newton, a précisé : « Nous sommes à l’aube d’une période marquée par un environnement moins endetté accompagné de taux d’épargne accrus, ce qui implique que l’offre, tout comme la demande, de crédit devraient être significativement réduits. En conséquence, nous abordons une période de changement structurel, plutôt que d’ évolution cyclique, qui pourrait se prolonger durant de nombreuses années.

« Notre approche thématique nous permet d’identifier les secteurs qui devraient, selon nous, tirer profit de la poursuite de la mutation des marchés financiers. Nous sommes bien positionnés afin de bénéficier de cette évolution et nous nous concentrons sur des secteurs défensifs de très haute qualité, ainsi que sur les entreprises qui devraient tirer profit de la croissance des marchés émergents. »

Ben Russon, Gérant – Actions Britanniques, a complété ces propos en indiquant que: « De nombreuses entreprises britanniques se sont positionnées dans l’anticipation de perspectives plus optimistes que celles que nous anticipons. Compte tenu des pressions liées au chômage, aux niveaux d’endettement et à l’accès au crédit limité qui devraient persister, la reprise nous semble timide et quelque peu étirée. Par conséquent, nous évitons actuellement les segments économiquement sensibles du marché et nous nous positionnons sur des secteurs non cycliques au sein desquels nous identifions une valorisation, intéressante conformément à notre approche d’investissement thématique. »

En ce qui concerne l’Europe, le sentiment dominant est que la région n’ayant pas été sujette à la même bulle immobilière qui a frappé les marchés américain et britannique, de nombreuses économies européennes sont entrées en récession avec des taux d’endettement nettement inférieurs. Raj Shant, Directeur de la Gestion des Actions Europe, a laissé entendre que l’Europe était bien mieux armée pour bénéficier d’une reprise que d’autres marchés développés.

Il a précisé que : « Compte tenu des efforts de la Banque Centrale Européenne et des injections de liquidités au sein des marchés monétaires européens dès l’été 2007, l’Europe s’est trouvée en bien meilleure position pour faire face à la récente crise que les Etats-Unis ou le Royaume-Uni. Par ailleurs, les programmes de relance annoncés par les gouvernements devraient avoir un impact économique plus significatif en 2010 que cela n’a été le cas jusqu’à présent. »

Il a souligné également que la croissance européenne est par ailleurs moins dépendante des consommateurs et plus orientée vers l’exportation, un secteur qui bénéficie d’une vive reprise soutenue par la demande des économies émergentes. Cependant, il s’est montré inquiet quant à la poursuite de l’appréciation de l’euro, la vigueur de la devise pouvant pénaliser les exportations et devenir une source de tensions entre partenaires commerciaux.

A l’avenir, M. Shant a indiqué que la reprise de l’Allemagne, véritable moteur de l’Europe, pourrait inciter la Banque Centrale Européenne à relever ses taux l’année prochaine, pénalisant les économies plus faibles du pourtour de la région.

Simon Laing, Gérant - Actions Américaines, ne s’est pas montré plus optimiste quant aux chances d’une reprise durable : « Bien que les perspectives demeurent positives à court terme, dans la mesure où la consommation devrait rester en retrait, le maintien de la croissance au-delà de 2010 devra être porté par une reprise des dépenses d’investissement privé. Le risque de hausses d’impôt et d’erreurs politiques de la part des gouvernements constituera très certainement un frein à un tel développement. »

L’augmentation de l’activité de fusions et acquisitions devrait probablement constituer le prochain moteur de la croissance au sein de nombreux marchés asiatiques, selon Jason Pidcock, Directeur de la Gestion des Actions Asie Pacifique. « L’Asie étant alignée sur la moyenne de 10 ans, les marchés pourraient très bien s’apprécier davantage, favorisant les LBO (rachats d’entreprises par endettement) et des transactions transfrontalières similaires à celles observées vers la fin du boom du milieu des années 1980, » a-t-il précisé. « De nombreuses entreprises asiatiques devraient bénéficier à long terme de la santé relative de leurs bilans, le niveau d’endettement des entreprises étant significativement inférieur en Asie par rapport aux Etats-Unis ou en Europe. »

Charlotte Ryland, Gérante au sein de l’équipe de gestion de fonds internationaux, a indiqué que: « Nous vivons actuellement un processus de réalignement global, au sein duquel les économies occidentales tentent de s’ajuster à une moindre croissance, des niveaux inférieurs d’endettement et un contrôle significativement renforcé du régulateur sur le système bancaire. En conséquence de ce réalignement, le monde émergent continue d’offrir des opportunités d’investissement à plus long terme, en particulier les pays capables de stimuler leur demande domestique, tels que la Chine, l’Inde et le Brésil.

« Le risque actions devrait rester orienté en faveur des secteurs relativement insensibles à l’économie qui présentent des cash flows réguliers et une bonne visibilité des profits, notamment les télécoms et la technologie médicale. Les matières premières, telles que le pétrole, devraient rester attrayantes, grâce aux nouvelles sources de demande et à la baisse des volumes produits. »

Iain Stewart a repris cette approche prudente, de mise pour les quelques années à venir, en concluant ainsi : « Bien que nous ne puissions pas prédire le scénario de reprise, notre stratégie d’investissement thématique nous permet de tirer profit des secteurs les mieux placés pour bénéficier d’une croissance au cours des prochaines années. Nous pensons que notre positionnement défensif nous permettra de ressortir en bien meilleure posture que les investisseurs qui ont placé tous leurs avoirs dans des titres à beta très élevé. »

Newton* est une filiale de gestion d’actifs globale de The Bank of New York Mellon Corporation, basée à Londres et membre BNY Mellon Asset Management. Avec plus de 65 milliards USD d’actifs sous gestion, incluant les actifs gérés par Newton Investment Management pour le compte de Newton Capital Management Limited et The Bank of New York Mellon, le réseaux de sociétés affiliées de Newton propose un large éventail de produits d’investissement primés et de services au profit de particuliers, de fonds de pensions, d’organismes caritatifs et d’entreprises. Les actualités et des informations complémentaires relatives à Newton sont disponibles sur le site internet :
www.newton.co.uk

BNY Mellon Asset Management constitue l’organisation parapluie regroupant les sociétés de gestion d’actifs et les sociétés de distribution globale affiliées à The Bank of New York Mellon Corporation.

BNY Mellon est la marque commerciale de The Bank of New York Mellon Corporation. BNY Mellon est une société de services financiers globale dont l’objectif est d’aider ses clients dans la gestion et le service de leurs actifs financiers, présente dans 34 pays et intervenant au sein de plus de 100 marchés. BNY Mellon est l’un des principaux prestataires de services financiers pour le compte d’institutions, d’entreprises et d’une clientèle privée fortunée, offrant des services de gestions d’actifs et de fortune, des services aux actifs financiers, des services aux émetteurs, des services de compensation et de trésorerie de premier plan, grâce à une équipe mondiale qui place le service client au cœur de son approche. La société dispose de 22.1000 milliards USD s’actifs sous dépôt et administration et 966 milliards USD d’actifs sous gestion, gère 11.900 milliards USD d’encours de dette et traite en moyenne 1.600 milliards USD de règlements internationaux par jour.
www.bnymellon.com

Lundi 30 Novembre 2009
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