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Paris a-t-elle de nouvelles chances face à l’hégémonie londonienne ?


À l’heure où Londres est en passe de devenir la ville qui taxe le plus les banquiers seniors dans le monde, Paris est-elle en mesure de resserrer l’écart qui la sépare de son homologue britannique ?




Rien n’est moins sûr dès lors que le risque qui pèse sur la place parisienne est — et restera — la pression fiscale. Le débat sur la suppression du bouclier fiscal en est la parfaite illustration. Cependant, la place parisienne dispose de sérieux atouts. À commencer par le projet de création d'une ou plusieurs plates-formes de négociation obligataire en euros, dont le Financial Times, une fois n’est pas coutume, prend très au sérieux.

Baptisé « Cassiopée », le projet a été dévoilé hier lors du forum de Paris Europlace à New York.

L’objectif d’un tel marché, clairement affiché, est de devenir un marché de référence en Europe. Fait rare, le projet, qui est en train de prendre forme, a d’ores et déjà réuni des banques, des investisseurs finaux, des sociétés de gestion et des courtiers. « C’est positif, nous, on est fan dès l’instant où ça favorise la liquidité et la transparence. On participera tout de suite à la plate-forme », déclare Raoul Salomon, managing director chez Barclays Capital France qui participe aux travaux (Reuters).

D’ores et déjà, le projet dépasse les frontières de l’Hexagone. « Nous avons eu des retours d’associations de gérants outre-Rhin et outre-Manche, ce qui montre que le projet dépasse le cadre franco-français », se félicite l’un des participants aux groupes de travail.

« Créer un point de rencontre pour l’ensemble des opérateurs pourrait inciter des intermédiaires par exemple à revenir sur Paris», nous avait confié Philippe Musette, Directeur des Marchés de Taux pour l’Europe chez NYSE Euronext Paris, lors de l'annonce du projet en janvier.

Un atout parmi d’autres

La France dispose d’autres atouts, notamment des hommes clés à des places stratégiques, comme Jean-Claude Trichet à la BCE, Dominique Strauss-Kahn au FMI ou encore Michel Barnier pour les services financiers de la commission européenne. Ils n’hésiteront pas à donner un « coup de pouce » s’il le fallait, comme le rapporte le Business Insider.

« Paris a mieux résisté à la crise financière que Londres. Les dépréciations d’actifs des banques françaises ont atteint 20 milliards d’euros, contre 180 milliards en Grande-Bretagne. Nous avons montré que notre système de régulation est efficace », rappelle Arnaud de Bresson, le délégué général de l’association Paris Europlace (Challenges) qui réfléchit actuellement à déplacer une partie de ses activités à La Défense.

Une initiative qui s’inscrit dans le cadre du Grand Paris, un projet pharaonique dévoilé il y a tout juste un an et qui ambitionne de donner à la capitale la possibilité de rivaliser avec les grandes métropoles et de renforcer l’attractivité de la place financière via un « cluster » (pole d’excellence) qui regroupera établissements financiers, grandes écoles et organismes de régulation.

Source :
www.eFinancialCareers.fr

Dimanche 2 Mai 2010
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